‹ L'intelligence des animauxChapitre 3 sur 122 · ANCIENNE LIBRAIRIE GERMER BAILLIËRB ET G · texte numérisé non relu

ANCIENNE LIBRAIRIE GERMER BAILLIËRB ET G

FÉLIX ALGAN, ÉDlïEUll

108, BOUIJSVAIIU SAINT~<>Bt.UAIN, 108

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PRÉFACJf:

« La presumption est rostre maladie natuî:*6llp et originelle, ^<a plus calamiteuse et fragile de toutes les creatupeà^ c'est rhpmi][ie, et quand et quand la plus orgueilleuse ; elle SQ sent et se yeoid loçee icy parmy la bouf'be et le ftent du monde, attachée et clouée à. la pire, plu^ morte et croupie partie de ruoivers, au derniec estage du logis et Iftplus.esloingnié de la voylte céleste, ayecqup les annimaulx de l^, pire condition des trois ; et se Yja plantant par imagination audessus du cercle de la lune, et ramenant le ciel soubs ses pieds. C'est par \a^ vanité de cette mesme ima.gination qu'il s'eguale à Dieu, qu'il s'attribue les conditions divines, qu'il §e trje soy mesme et sépare de la presse des aultres créatures, taille les paris aux animaulx, ses confrere% et coinpaigQons, ^t leur diatribue telle portion de facultez qt d^ forces que \)o^ luj semble*. »

Il semble que ce ps^ssage de I^Qntajgne^ jurait dû; pr,émunir, l§s philosophes contre les jugements f^uxquels bon, iK)nih]pe d'eiitre eu;: se sont laissé entraîner relativement f^ux fapultéa psiy chiques, des animaux ; il faut reç^pnnaitre que l£^ «c presupption » a été \^ plus forte, et l'opinion de beaucoup la pli^^ commune qui soit professée relativement à^ l'esprit des bêtes s'exprime par cet aphp-r risme ; cç L'Homme seul est intelligent; les b^tes n'ont que de l'instinct. »

A l'examen de cette questipu est consacré l'ouvrage que l^Bi- Uiothèqm scientifique iri/tmiatiomîe oj[fr^ aigpvird'hui à ses lecteurs, et qui s^ été composé, presqiie soua, leSij^eux de Darwin, par un des hommes qui se sont le plus scrupuleusement imprégnés de

1. liiontaigne, Essais^ livre II, chap. xii, édit. Didot, 1859, p. 226,

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