‹ L'intelligence des animauxChapitre 96 sur 122 · Loe, cit.f page · texte numérisé non relu

Loe, cit.f page

m TEBMlTfiS,

yp|t?. Mûjler « ol^^?vé des PîpaRTf an^log^ies pftmi l^^ espèces du sud de TAmérique.

Çoranflg }es Ecitones, les Termitei^ son| aveuglas et fopt leurs expéditions à couvert. "Routes l^s fois, que les circonstances s*y prétest, ils percent <[les tunnels ^p^s terre, inais, s'ils rencontrent le roc ou quelque autre obstacle impénétrable, ils ^6 construisent vip p^^si^lS^ de Sorine tubulaire le long du sol.

D'après Biichner, « ils élèvent ^ l'occasion des y|a(lucs(îopt » les arches s'élancent à travers l'espace avec une ^iardieS(§e » extraordinaire. Afin d'atteindre un sac de farinp dont je » bas était bien protégé, ils firent un trou au plafond de ja » salle où il se trouvait, et de là construisirent ^jf\ inh/d con- » duisant tout droit à l'objet de leur convoitise ; puis, après » essai de leur impuissance à hisser leur butin dans ce tun- » nel vertical, ils en construisirent un autre tout à côté, for- » mant spirale à l'intérieur, c'est-à-dire un plan incliné sijr » lequel il leur était facile d'élever leurs provisions. . . Soit » dans le but de se cacher, soit par amour de l'obscurité, » ils procèdent toujours du centre vers l'extérieur dans tout » ce qu'ils rongent, respectant une lamelle extérieure qui » ne laisse point soupçonner l'état de l'intérieur. Ils peu- » vent ainsi détruire entièrement une table ou tout autre » meuble ; commençant par en bas et passant au centre des » joints, ils ne laissent aucune trace extérieure de leurs » opérations, et l'affaissement subit de la masse est sou- » vent le premier indice qu'on ait de leurs dégâts. De môme » les fruits que l'on place sur une table ainsi creusée, sont » attaqués par dessous, juste à leur' point de contact avec » la table.

» Arbres, navires et autres objets entièrement de bois, » tout y passe quand ces insectes s'y mettent. Mais telle est » leur sagacité qu'ils n'ont garde de détruire les pièces prin- » cipales dont Taffaissement les entraînerait dans la ruine » de l'ensemble, ou bien s'ils les attaquent, ils ont soin de » les lier avec un ciment qu'il» fabriquent avec de la terre » glaise et dont l'application rend les parties plus solides » que jamais ! Hagen affirme que jamais ils ne percent à » fond les bouchons des bouteilles pleines dans les entrepôts » de vin ; ils laissent toujours une mince paroi qui suffit

COURAGE EIES SOLDATS Idl

» petop OBOpécheF le vin de déborder et de les noyer. » Le môme observateur meationne un tunnel s'élevant du sol jusgu'au second étage d'une maison, « que des termites » avaient construit peur atteindre une botte d'allumettes* » bougies * «{.

Pous le res|e, e'eet^Tdipe pour ee qui concerne Tessaimage, la reproduction, etc., les termites ne diffèrent pa^ sensiblement des fourmis et des abeilles. Cette analogie entre insectes d'ordres bien différents l'un de l'filitre, est fort remarquable, vu le caractère complexe de leurs mœurs, et je m'étonne que les adversaires de la doctrine d'évolution n'en aient pas tiré meilleur parti. Que si l'objection se présentait, il faudrait y répondre en suggérant que la similitude des instincts résulte soit de leur apparition chez un ancêtre commun à une époque très reculée (ce qui constituerait indubitablement Texemple le plus frappant d'instincts ayant survécu aux changements de l'espèce), soit de la similitude des causes qui les ont produits dans les deux ordres. Malgré la complexité et la singularité des résultats, cette dernière hypothèse est la plus admissible.

Comme j'ai parlé de la théorie de l'évolution, je terminerai ce chapitre par un passage de Sraeathman qui montre comment peuvent se développer, pour le plus grand bien de Tespèce, des instincts qui peuvent être nuisibles à Tindividu :

« Ce qui m'a toujours beaucoup amusé, dit-il en parlant » des termites soldats, c'est l'ardeur martiale avec laquelle » ces petits guerriers se précipitent en avant pour couvrir la » retraite des travailleurs lorsqu'on entame la voûte de leurs D tunnels. Align^^s en masse compacte tout autour de la » brèche, brandissant leurs têtes formidables, ils attaquent. » tout ce qui se présente, sans se soucier des vides qui se D produisent dans leurs rangs et qui sont aussitôt remplis. » Quand ils ont réussi à mordre, ils se laissent plutôt mettre » en pièces que de lâcher prise. A voir le fonctionnement de » cet instinct lorsqu'un Fourmilier (leur ennemi juré) attaque » une colonie de Termites, il semble qu'il constitue plutôt un » danger qu'une protection ; mais il est à remarquer que ce

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