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mieux interrogés. L'enfant, dès son âge le plus tendre, a tous ces « muscles invisibles » de la pensée, dont parlait Leibniz et qui donnent à notre esprit sa force d'élan : il se crée des concepts et des synthèses de concepts ; il découvre les principes directeurs de l'entendement et les voit du premier coup avec leur marque distinctive qui est d'être absolue . La conscience de l'enfant « se meut déjà dans l'infini », bien qu'il n'en ait encore qu'une connaissance plus ou moins confuse. Il n'est jamais étranger à ce « soleil des intelligibles » où Platon place à la fois l'origine de l'être et de la science.