‹ L'intendant Bigot [microforme]Chapitre 37 sur 44 · VIII · texte numérisé non relu

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& ronie tour du printemps, nous trou encore dans une plus grandi pénurie de troupes, d'approvisionnements et de niuions, que l'année précédente, LI était

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par l& bravoure des troupes françaises et le sublime dévouement des Canadiens, qui ne se pouvaient décider à se séparer de cette cruelle mère-patrie qui tournait le dos à ses enfants, afin de ne les voir pas expirer pour elle, M. de Lévis voulut tenter un suprême effort pour reprendre Québec.

L'hiver était à peine fini, et le fleuve charriait encore d'épais glaçons, que, le 20 avril 1760, les glorieux restes de la milice et de l’armée s'ébranlaient de nouveau pour la victoire ou la mort,

C'est à peine si cette armée chevaleresque s'élevait À sept mille combattants, dont trois mille cinq cents hommes de troupes, trois mille miliciens et quelques centaines de Sauvages, qui ne furent d'aucune utilité lors de la seconde bataille d'Abraham, (1)

Chacun connait les résultats, si glorieux pour nous, de la bataille de Bainte-Foye, livrée sous les murs de Québec par nos troupes, contre celles du général anglais Murray. Sur le champ mème où le combat eut lieu, s'élève un monument d'airain, couronné d'une Bellone qui porte haut la tête et regarde fièrement au loin, vers Montréal, étendant au-dessus de la plaine la couronne de laurier destinée aux vainqueurs ; car elle sait que si les ombres des Montagnards écossais sortaient de terre pour jeter au vent les cris de triomphe de la première bataille d'Abraham, les ossements blanchis des soldats canadiens et français, qui dorment à ses pieds, secoueraient aussi leur poussièr: pour dire à leurs vieux ennemis comment les Grenadiers anglais de Murray s'enfuirent, le 28 avril 1760 devant les batailions triomphants de Lévis

Obligé de se renfermer dans la ville après sa défaite, Murray attendit patiemment les secours qu'on Jui envoyait d'Angleterre: M. de Lévis, qui attaquait la ville à son tour, étaut tout À fait dépourvu d'un matériel de siége

Depuis sa victoire, Lévis interrogeait zon d’un œil anxieux, pour aperceweir une voile amie qui lui apportât l'espérance avec l’aide, S'il était secouru, les désastres de l'année pré cédente pouvaient 86 réparer en replantant la hampe du drapeau fleurdelisé sur le vieux ro de Québe

Le 9 et le 15 de mai, trois frégates rent en vye du port. Du plus loin entrevit, Anglais et Framçais sentire leur cœur de crainte et d’ , enfin, les couleurs hissées au grand mât se purent distinguer, un long hourra d'enthonsiasm s'éleva desgegbarts de La ville, gates étaient laises,

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