CHAPITRE ENFIN
On conçoit aisément de quelle douleur fut saisi le général Lévis, en apprenant la reddition de Québec qu'il allait précisément secourt)
Mais l2 mal était sans remède, pour le moment du moins, et il fit aussitôt commencer un fort sux la droite de la rivière Jacques-Cartier, afñn d'en défendre le passage à l'armée anglaise, si elle tentait de marcher sur Montréal,
La saison était cependant avancée, et l'hiver approchait rapidement, ce qui allait mettre fin à la campagne, Il fallait donc brentôt songer à faire rentrer les troupes dans leurs quartiers d'hiver, On permit aux Canauiens de regagner, à la fin d'octobre, leurs foyers dévastés ; quant aux troupes, elles se replirent sur T'rois-Riviè. res 6t Montréal, vers le milieu de novembre, M. Dumas, major-général des troupes de la marine, restait avec six cents hommes pour garder le fort de la rivière Jacques-Cartier,
M. de Lévis rejoignit alors le gouverne Vaudreuil à Montréal, où le siége du go nement avait été transporté après les désast du treize septembre,
Les Anglais ne désirant point pousser plus loin leurs succès te année-là, et se tenant
Québec qu'ils s'oceupèrent à fortifier dumaux l'hiver s'écoula sans qu'aucun engagement sérieux prit place entre les deux partis, IL y eut bien, il est vrai, de ci et de Ià, quelques es mou s que les néraux permirent à de petits détachements engager, Mais c'était plutôt pour tenir, des ux côtés, le soldat en haleine qu'en vue d’'amener une action décisive,
Le général Lévis s'était hâté d'envoyer en France, après la chute de Québec, le commandant d'artillerie, M. Le M er, afin de deman-
les secours, Mais la France était trop our entendre les cris de détresse de
, Où plutôt elle fermait les oreilles pLuntes de leur