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L'Hospital, Eloge de Tourny, Bordeaux

3. Pour Bordeaux, voir A. Donis, Historique de l'enseignement primaire public à Bordeaux, Bordeaux, 1913, p. 35, sqq. — pour Blaye, voir Bellemer, Histoire de Blaye, p. 349, — pour Tonneins. consulter A. ('.., Tonneins -dessus, BB 7. délibération de Jurade des 21 juillet et I" septembre 17 ls.

4. A H . Gir., ( 1040, documents relatifs au collège de .Nérac.

surtout, que 1'intcmlanl prit sur lui de favoriser II n iMail |>.i» leur ennemi . el il était peut-être leur ancien > I nd

père le remerciai! un jour des services qu'il avait rendus a l'Ordre '. -i.ul volontiers aux ■ plaidoyers * que lui dédiaient les meilleurs élèves des Jésuites de Bordeaux, el lui même j invitait aussi bien les jurais <-l les parlementaires ■'. D'autre pari, l'eiisi gnetncnl des Jésuites semlilail <Mrc alors le meilleur: depuis Henri l\. il s'élail rail admettre, pai ses succès, dans loul le monde catholique, el même dans certains pays protestant! Comme les parents n'élaienl guère satisfaits ni des doi Irinain ni des régents, I*ourn) s'empressa de recommander les Jésuites aux l.il mais, quand ils furent en peine pour leurcolli

Dès 17'.'-!. les Jésuites avaient demandé l'autorisation de ■< ins laller à Libourne une assemblée générale <l<-^ habitants décida

de les accueillir, mais cel a> is fut c battu par le clergé séculier

el aussi par certaines congrégations religieuses, comme les corde liers >•! les récollels. Le roi passa outre en 1725: >\>> lettres patentes furent alors accordées aux Jésuites el ils envoyèrent & Libourne deux de leurs pères II n'était pas encore question d'un établissement scolaire. On en parla quand mourut, le I décembre 1743, le principal du collège royal de Libourne. Certain père jésuite proposa alors de réorganiser l<- collège sur un plan i veau.

Le collège réorganisé devrait servir a préparer les élèves qui viendraienl achever leurs classes h Bordeaux. Il pourrait ne comprendre que les basses ivec un personnel de cinq régents. Même, en «'accommodant <!<• l'étal de choses existant, on pourrai! se borner à donner le principalal vacant à un père jésuite qui dirigerai! les régents laïcs en exercice : il mettrai! dans les éludes l'ordre qui faisait défaut : il organiserait, pour stimuler les enfants, des exercices publics de hi léral ure

I \. I W lettre du père I érussan du I" mai I7n

i n, li\ I, .N . V, p i h. :•■ du 1" novembre 17:. I \ D . Oii i 1040, Sainl Florentin

informe nolammenl I • • > i r 1 1 \ que mécontents de leurs

• ni Inir remplacement.

Guinodie

\ I' ■■ il. re ex ici el lecret de toul ce qui peul

conlribui > nent d'un collège ;i Libourne l ■■ père Faucber pi quelques ■ lea Muses, poui être de bonne nui n veu

!{](> l.'lN ri \ln\ i m; linlilu VI \

Ces idées étaient intéressantes Tournys'j attacha el s'empressa d'écrire à ce sujel aux maire H consuls de Libourne, quand il fui appelé à régler la succession du principal : « J'ai lieux!', dit-il, devoir différer la décision pour donner !<■ temps aux différentes parties de réfléchir à l'avantage qu'un collège régi par les Jésuites doit avoir sur l'avantage de quelques régents souveril ni instruits, ni d'accord ' . »

li'iiiiiv croyait bien que les gens de Libourne se rendraient d'emblée à ses arguments. Quelle ne fut pas mi surprise de les voir différer leur réponse. Le corps de ville, dans l'intention de gagner ilu temps, demanda de surseoir jusqu'après les vendanges : puis il pensa pouvoir épiloguer sur la constitution de l'assemblée qui sérail appelée à prononcer sur la question '*'. Dans la lettre qu'il écrit le 7 décembre 1744, l'intendant donne l'impression d'avoir perdu patience. Après avoir décidé que l'assemblée à convoquer devait comprendre, en plus de la Jurade et du Conseil politique, <■ la plus saine partie du reste de la communauté, entre autres, les officiers du présidial, les notables bourgeois, les bons négociants el autres... », il laisse entendre qu'il supporterait mal un refus, et il conclut sur un geste de menace : « Je serai très surpris si, après la façon dont je vous ai écrit, de laquelle il résulte assez évidemment que le bien de la ville est que le collège passe entre les mains des Jésuites, l'avis contraire prévalût. Il faudrait pour cela que quelque parti, plus attaché à ses sentiments particuliers qu'au véritable intérêt des habitants, entraînât les autres, et alors je ne sais si je ne me trouverais pas obligé de faire intervenir l'autorité pour l'aire son bien, sans égard à sa délibération :!. »

En dépit de toutes ces suggestions, l'assemblée générale, convo-

lent être un peu dans l'aisance », mais il est prêt à envisager tous les accommodements, pourvu qu'un jésuite au moins soit installé dans la place, avec le rang de principal. Avec cela, il a l'air d affecter pour lui-même, et pour son ordre, le détachement le plus entier, et il conclut sur ces mois, bien trouvés pour plaire à Tourny : « ùe sera le monument éternel de votre amour pour les lettres et de votre zèle actif pour les précieux intérêts du public. »

I. Lettre de Tourny trancrite dars un registre de délibérations de jurade. A. C, Libourne, BB 23.

2 Le registre BB 23, aux Archives de Libourne, contient la plupart des docu ments à consulter, pour la suite de l'affaire, correspondance el délibérations.

:>. A. G., Libourne, BB 23, 7 décembre 1711. lettre de Tournj transcrite dans le registre de délibérations.

Il I

l.'lNSTBl

■ 1 1 1 • •- pour li- I I décembre, se p contre loutc innovation.

Non seulement celte résolu I lirina dans deux pages cou-

vertes '!•• signatures, ■ < la lin du procès verbal, mais encore elle s'appuya d'une délibération particulière aux officiers du | dial '. el >l une autre qui lui j «ri ~< ■ séparément aussi par les curés et aul res prébendes des paroissi

:i i I . • 1 1 i-i i \ >li- s'avouei vaincu. L'écbec il>- son entreprise pas d'ailleurs de continuer de s'intéresser au collège

de Libourne, laïque, tel qu'il de ura en dépit de ses projets. Il

continua la nomination de nouveaux régents latinistes, el H accueillit favorablement la requête du -nui Duval qui insistait

encore pour devenir régenl principal. • J'avais des raisons] r

l'empécber, écrivait-il, mes vues étant alors de donner au collège .!• Libourne une forme plus avant. Cela ne s'est i • < ■ i 1 1 1 suivi.au moyen de quoi -i la jurade trouve ;i propos de l'aire pour le sieur Duval ce qu'il demande cl qu'elle reconnaisse en lui les qualités propres à -•■ bien acquitter de la place, je ne mets plus <l obsl

;'l ci- qu'il -"il honni •

///. — Les Ecoles d'.lpplicalion.

Nous n'avons pas eu à noter jusqu'ici les initiatives parlicu lières que l'intendant aurait pu prendre pour la ville de Bordeaux l>.ui- celte ville, le contrôle <•! l'administration des écoles apparie naienl surloul aux jurais rournj intervint cependant, non pas pour réorganiser le collègeou !>•- petites écoles, non pas même pour donner plu- de v i<- aux Facultés ', mais pour aider la corn

1 \ '. Libourne, BB 13.21 décembre I7n • • la délibérai

ii. il

\ ' I boui mbre 1711 Deux prêtres viei ni rei

compte • la Juraile île la délibération p clergé

\c Libourne, BB décembre 1744), enrcgistremenl d'une lettre de

I iiiirm ■', rmbre L'nlre temps l'inlcndanl avail donné son outoi

ii. .m .i li h m. - « • i — latinistes \ < BB '•' i' avril 1745 el

\ > , BB ' ■ Il novembre I l I ii ce i|ui concerne les 1 " u lés de Bordeaux, il esl r|ueslion, du temps d(

le II mination d un Bieui Bi inc rliain de • l h ulli des \ii-,

.•i de l'ouverture d'il ne - i li Faculté de Médec poui le remplacement

il un |.t . -i.- — .-i 1 1 ,ln m .m ,i,. - . i: i \ \

- - m et-l in ini i ofl -

318 l'intendam I DE ROBDl M \

munaulé bordelaise à se doter, ;'i l'exemple de Paris, de certains autres établissements utiles, véritables écoles d'application.

Ilepuis 1670. il existait à Bordeaux une académie de peinture cl de sculpture, (lelle institution s'était ruinée, faute d'élèves, el peut-être aussi l'auto de maîtres '. Une école de dessin lui succéda en 17 1 1. après qu'eul été créée à Paris, sous les auspices de l'Académie royale d'architecture, une école dite d'architecture, placée sous la direction d'un architecte nommé Blondel '-'. Fout-il établir une corrélation quelconque entre cette création et la fondation de l'Ecole de dessin qui eut lieu à Bordeaux l'année suivante ? La délibération de Jurade du (.t septembre 17-14 n'en l'ait pas mention ; on y voit seulement que le sieur Bazemont, peintre ordinaire de la ville, avait spontanément offert aux jurais de doter Bordeaux d'une école de dessin ; le corps de ville se serait empressé d'accueillir cette proposition, sous la réserve que l'intendant voulût bien l'admettre 3.

Aucun document émanant directement de Tourny ne permet d'établir d'une façon précise la part qu'il prit dans l'établissement de l'école en question. Tout porte à penser cependant que cette part fut grande. On peut en juger d'après certains mémoires de Bazemont où. prenant l'intendant à témoin du succès de son école, il le remerciait aussi de la visite dont il l'avait honoré, ainsi que des gratifications qu'il lui avait fait accorder 4.

Le sieur Bazemont organisa l'école « à ses frais et gratis » à raison de deux cours de 2 heures par semaine". Au début, les

les dites chaires ne pourront être obtenues que par la voie du Concours." En exécution de ces mêmes règlements, et, en particulier, de ledit de mars 1707. l'arrêt du Conseil du 18 octobre- 1756, A V. E 2358, constitue, pour être membres du jury, dans le concours ouvert pour le remplacement de Seris, I autre professeur <l>> la Faculté de Médecine et les six docteurs en médecine les plus anciens de ceux de Bordeaux» non suspects el non récusables. ■> L'intendant semble s'èlre borné à faire exécuter les arrêts.

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