‹ L'intendant TournyChapitre 164 sur 198 · A. D., Gir., C 28(15. 1" mars 1745. lettre de Tourny · texte numérisé non relu

A. D., Gir., C 28(15. 1" mars 1745. lettre de Tourny

4. Le 27 septembre 1743. le contrôleur général Orry approuvait les mesures projetées par Tourny, mise du littoral en état de défense et envoi d'un bâtiment armé, \ \ . i. 60, 27 septembre 1743. Dans ses lettres des 2 et 12 avril 1744. le contrôleur général continue d'approuver les arrangements pris par Tourny. A. N . (j: 01.

de la (îi ronde, mais il ne pouvait disposci ;i col • Il « - 1 < [ • i«- ■ I • - In velh I , \ ii" i, du | .< ni de Itoeheforl, navire ''n bien irtau vais élal Kn revanche, il promettait de fournir a n\ navires n chauds un ser* ice d'escoi l<

La marine royale ne sul pas, ou n>- nul pas épargner au coin uierce les désastres iininenses qui le rrappèi eut en 17 11 Les né{

mis -•■ plaignirent '!<• n'êlre pas suffisamment protégés Deux vaisseaux de guerre, le Neptune et le Fleuron, devaient assun eux seuls les communications avec la Martinique, mission prali quemenl irréalisable. Les négociants dénonçaient encore l'équi page de lu flûte, !>• Canada, comme étant responsable de la |"'i Le de plusieurs bateaux marchands

t • > 1 1 1 ■ 1 1 \ profita de L'occasion pour renouveler ses instances

Le 7 avril, il avait déjà ai icé a Maurepas qu'il prenait les

devants pour armer en guerre un bâtiment à l'ancre dans le porl '. En septembre, il parlait d'armer deux frégates, mais il demandait au ministre de l'aider par tous les moyens '. Dans sa lettre du ''■> septembre, Maurepas promettait à l'intendant de ne rien négliger

Les côtes du royaume, lui écrivait-il, sonl actuellement aussi bien protégées qu'elles peuvent l'être, el il j a 22 vaisseaux en trois escadres qui n'ont pas d'autre destination. Le l!"i a envoyé des vaisseaux ^m- celles de l'Amérique. Sa Majesté se propose d'en Faire passer d'autres -■ - officiers onl les ordres les plus

précis | r la protection des navires marchands, H il j ;i li«-n

d'espérer que le c merce n'éprouvera plus les mômes malheurs

Pour les frais d'escorte, le ministre pensait que le commerce devait > contribuer, de même que la ville s'était intéressée è l'armement des navires destinés è la défense de la rivière. Maurepas envoya M. de Lalanne, commissaire de la marine, ■> Nantes, à La

1 Lettre de Maurepas du 4 avril 1744, citée pai Brives-Cazes, Épitodet du i

ftnihit-itjf fii Guienne, ■I;in~ les I ■• •

2 Brives- e prohibitif en Guienne, dans les le le* de \

série i !" soi 1880 ;

vi 1639 7 avril 1744, lettre de Tourny à Maurepas

i Him - i ,.■■■- l me prohibitif et ilafta lea Aclet de

ppLrmbic 1744 citée | lazes ICpitodet du

... 'série

. innée, I8M

I 'in I l.Mi w I DE BORDEAUX

Rochelle el à Bordeaux, pour recueillir l'assentiment des négo ciants de ces trois ports. Nantis el La Rochelle consentirenl :'i l'Etal un droil d'indull de 8 pour cent, ;'i percevoir sur le produit des marchandises de retour d'Amérique. La < !hambre de commerce de Bordeaux hésita avanl de donner son approbation. Un eul beau lui représenter qu'il ne s'agissail pas «d'une imposition faite d'autorité, el par une loi publique », mais d'un droil proposé par forme de soumission de la pari des négociants, el qu'elle-même sérail appelée à contrôler, elle se déclara d'abord hostile au projet, dans la crainte que l'indull lui maintenu après la guerre '.

Il fallut que l'intendant intervînt. Il convoqua chez lui quatre membres de la Chambré el quelques autres négociants. N'ayanl pu aboutir, il décida de faire convoquer par la Chambre ellemême une nouvelle assemblée qu'il présiderait, el à laquelle assisterai! M. de Rostan pour représenter la Marine. Devant les négociants assemblés, Tourny exposa le projet du ministre el promit, en son nom, que l'indull proposé finirait avec la guerre, que les vaisseaux du roi recevraient les ordres les plus précis pour convoyer les navires marchands avec plus d'exactitude. Maurepas accepta même que la perception du droit «l'indull fût faite par un des membres de la Chambre, nommé par elle 2. Tourny écrivit encore au contrôleur général pour «pie le Trésor ne détournât pas l'induit de son véritable objet : « Une la finance ne s'en mêle aucunement, lui disail.il. que tout se donne volontairement dans la proportion convenue, qu'il n'existe point de traces d'autorités, que le Commerce soit sûr de votre part, connue M. le comte de Maurepas l'a promis, que la paix se faisant, il ne sera plus question de cet induit :;. » Ce n'est qu'à ce prix, à force d'explications, de promesses el de garanties, que Tourny parvint à faire collaborer les commerçants el l'Etal pour la protection des navires.

Il lui fut plus difficile encore d'obtenir de la place de Bordeaux

1. Voir, pour la soi I ■■ de l'affaire, les délibérations de la Chambre de commerce de Guienne des premiers joins de février 1745, A le. <mi . C 1254, el la lettre de Tournj . datée du 13 février I ~Av>, présentée smis forme île coin pie rendu au contrôleur général, A. le . r.ir.. C 1610.

2. Convention mentionnée dans le procès verbal de la délibération de la Chambre du 20 mai 1745, A. D., Gin., C4254.

3. A. D., C-ir., C 1610, 13 févriei 17tr>. lettre de Tourny au contrôleur général.

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nu elle -< donnai une compagnie il'assu entreprise i|iii

Lui pourtant 1<- mieux <ln mondi

///. — Les Assurances maritimes.

En niitlière d'assurances maritimes, les négociants I Iclais

avaient des notions au moins singulières. La plupart des assii reurs étaient pauvres, ou, comme l'on disait, desgenssnns facul

lés ■ I.'- métier élail I • * > 1 1 | r cux.cn temps de paix En temps de

guerre, il ne suffisait p:i~ .1 les Faire vivre, '-I il ruinait encore les

mis oui se confia icnl à eux ' ^ussi voyait les armateurs

bordelais aller s'assurer en Angleterre, bien que les Anglais fussent nos ennemis. Le résultai ne pouvait qu'être plus déplu rable encore. Comme les armateurs étaient tenus de déclarer le porl d'atlacbe el de partance il<- leurs navires, la qualité et la quantité des marchandises transportées, le nombre des canons el de l'équipage, le jour du dépari el la destination, les assureurs anglais n'avaient qu'à prendre la peine d'aposter leurs corsain pour avoir sûrement ou une prime, ou le vaisseau el la cargaison ■'. L'intendant pensait donc avec raison que Bordeaux devait se doter, pour le temps de guerre, d'une grande compagnie d'assurances l'exemple de certains autres ports Français.

De concert avec la Chambre de commerce, l'intendant s'occupa, dès 17 11. de mettre son projel au point. Il s'en ouvril & M. de Roslan a Maurepas :. el il lâcha de s'assureT le concours de 50 négociants qui deviendraient membres de la Compagnie*. Toul

alla bien d'abord Le ministre Maurepas se nlrail Favorable

le Bureau du Commerce l'élail aussi»1 On pouvait "••-jurer une

1 ' iêi le rourny attesté par Bi es-<

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M ■ union au projel iln iourin dans une lettre du 15 avril 1711

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