IV. — La Lutte contre la Monoculture
En temps de paix, Bordeaux vivait de son commerce. En temps de guerre, bien que ses navires fussent assurés de la protection la plus efficace, le grand port devait pouvoir compter sur les ressources de l'arrière-pays, afin de parer à toute éventualité. Cet arrière-pays devait lui-même pouvoir se suffire. Or nous avons vu que la monoculture y régnait, et que le blé n'y était pas abondant.
Un préjugé, très ancré dans certains esprits, tendait à faire croire que le moyen à employer pour encourager la culture du blé consistait dans l'arrachement des vignes.
Le Pouvoir central avait pris cette idée à son compte. Deux