A. D., Gir., C 3639. 1.8 septembre
2. Benzacar, Règles économiques de l'administration d'Auberl de Tourny, p. ■>' .
3. Il est fait mention plusieurs fois des prises de « la Marquise de Tourny ». dans les liasses G B 1988 à 1992 de l'Amirauté de Guienne.
4. A. D., Gir., C 3039. 25 février 1745, lettre de Maurepas à Tourny.
5. A. N., G7 61, 12 avril 1744, lettre du contrôleur général à l'intendant de Bordeaux.
I \i.i.ll\\ M in\ 1 • I I \ ■ RISI I ■ nM.V
arrêts du Conseil, l'un du 25 révrier 7*25, l'autre du ."> juin 1 ~ - ï I avaient interdit toute nouvelle plantation de vignes '
\\;inl même d'avoir |mi> possession de ^<>n nouveau [tosle, r m \ lui obsédé de sollicitations multiples «pu se rapportaient i . et objet i 'm le suppliait, comme un < I i < - < ■ lulélaire », d'exéculcr les arrêta - Il les exécuta parce que le Service du roi le lui ''(1111 mandait '•! que I intérêt bien entendu de la province ne paraissait |m^ \ être absolument contraire; Montesquieu avait bien protesté contre les arrêts, mais son autorité n'était que celle d'un philosophe viticulteur, j • 1 1 1 -- intéressé que quiconque aux plantations ii.iiin elles
\u c 's de ses premières tournées, l'intendant lil prendre note
des vignes récemment plantées, pour savoir -i les propriétaires étaient détenteurs d'autorisations régulières ' Par la suite, les viticulteurs s'adressèrent ;'i lui-même pour obtenir des permissions
Il ne repoussa pas leurs requêtes, is il ci il des experts
pour juger de la qualité des terrains. Si les lerrains ne semblaicnl pas Favorables ;i la culture <!<•■* céréales, les permissions étaient octroyées
Cependant les viticulteurs se rendent coupables de corruption d'experts. Les enquêtes se font a la légère. < >ii se plaint. Des
communautés entières, con Saint Macaire, renouvellent leurs
attaques contre l'extension des vignobles1 Le Pouvoir rentrai renchérit : Faites arracher, nnl impérativement d'Ormesson h
I i j et condamnez. . à l'amende prononcée pai l'arrêt «lu
( '...H -.-il
I Benzacai Wi • l'administration d'Auberl de Tourny, p 17 et
151 L'intendant Boucher avail composé *ui la <|iieslion un mémoire qui reflélail
étude de l'aune Bellel i i fir , Correspondance. 15i t 1754*. 1 ai, p 267. —
Voir aussi Mali ezin - ' irait i i m. p
in trouve dans les liasse* ■ 1339 • ■• i i :i" de* archivée de In Gironde les suppliques que l'on adressait au marquis. < i Benzacai Riglei êconomiquei île l'adtninUlralion d'Auberl 'le Tourny, \> ;i
: I ■•- deuj opuscules que Montesquieu lii j urenl regardés Beulcmeul
corn les jeun d'espril
i \ Il Gir., r. 1 splembre 1.743
linsi i.'i I rournj mu une requiMe du 17 mars I7ii \ I) Gii <
6 Le procureui du roi de la ville H prévôté de SainUMncaire -•• .im autorisé •> prendre la parole au nom de la Gommunauté, \ I' . Gii . r 1340, l« ivril 1744, supplique a I oumj
7 \ D Gir., I 1340, I avril 1744 lettre de d'Ormesson à Tourny.
386 l in I I \h\n I DE BORDEAUX
Mors seulement, l'intendant se décide à appliquer les règlements ;'i la rigueur, el encore \ met-il des formes. A propos d'une nouvelle supplique qui lui parvient, il prend une ordonnance autorisant les plantations nouvelles, seulement dans le cas où l'intéressé fera procéder à l'arrachement des plants anciens '. Il donne ensuite l'ordre <le « vérifier les nouvelles plantations ». Dupin le prévient que l'opinion esl partagée : « Les uns souhaitent cette vérification, lui dit-il ; d'autres la craignent, el il esl à présumer qu'elle fera bruil '-'. » Enfin, le l"r juillet 1745, l'intendant se décide à faire paraître une ordonnance générale, confirmai ive des arrêts <lu Conseil : le soin des vérifications, confié d'abord aux subdélégués, passe aux contrôleurs du Dixième; l'arrachement reste envisagé pour les vignes plantées dans des terres à blé depuis moins de cinq ans s.
Aussitôt entrés en fonctions, quelques contrôleurs veulent se signaler par un zèle excessif. Tourny écrit à l'un d'eux : « Votre zèle vous emporte, .Monsieur, au-delà de ce don! vous charge la Commission que je vous ai envoyée... restreignez-vous y, s'il vous plaît '. iv II écril à un autre qui lui propose de ruser avec les viticulteurs, pour mieux les surprendre : « Nous agirez, M., suivant vos lumières, sans néanmoins vous servir de voies trop détournées. Je ne les aime guère :\ »
Dans tous les cas, il hésite à prononcer des condamnation^ ''. Quand les gens du duc de Biron expriment toul haut leurs inquiétudes, il écril au duc pour les tranquilliser : « Ils ont beaucoup plus de peur que je ne veux leur faire de mal. Je ferai
I A U.,Gir., C 1340, 23 mars 1745, ordonnance de Tourny rendue en laveur des pères Jacobins de Bordeaux. La solution qui intervient dans ce cas particulier tranche en même temps la question de principe.
2. A. 1)., Gir.. C 1340, 8 mai 1745, lettre de Dupinà Tourny.
3. L'ordonnance rendue par Tourny, le l" juillet 1745, est citée par Benzacar, Règles économiques de l'administration d'Aubert de Tourny. p. 34.
4. A. D., Gir., (". 1340, I août 1745, lettre adressée à ToXirnj par un sieur Eston de Bourdeilles, qui se proposai! d euvowr, de son chef, une circulaire à toutes les paroisses de l'élection.
5. A. 1).. Gir., C KÎJO. 7 août 1745, lettre de Tourny au sieur de Garlande, minute autographe de l'intendant.
6. A. D., Gir., C 1340, 7 novembre 1745, minute autographe de Tournj au sieur Inihi'euil .
I vi.i.nw. M i..\ l.l iv. RISI i I ONONIQI i
quelques exemples là, pour rclenir dans l'avenir, nmis
il \ aura peu de dommagi
On ;i conservé, | r le Médoi . le cahier volumineux où sonl
mentionnés les résultats de l'enquête des contrôleurs Le i ibre
des condamnations pronoi si inliinc h côté de celui des
plantations irréguliéres D'ailleurs, le Conseil soutenait mal l'ardeur il'' l'inlendanl : Il lui arrivai! de réduire au minimum les amendes qui étaient prononcées
Dans ces conditions, la surface plantée ''h vignes ne iliminuail pas ; la surface plantée en blé n'augmentai! |>.i~ et I on ne pouvait
compter sur l'autorité pour transfor r I éc mie de la pro\ ince,
La question du ravitaillement ne pouvail être résolue que par l'importation des grains donl manquait la Guyenne.