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V . — L'Arrivée, des Grains et la Paix

Au dernier moment, quand personne plus n'espérait, les grains arrivèrent.

La Compagnie d'approvisionnemenl avait terminé ses expéditions à la lin du mois de mars 17 48; mais, avant cette époque, un certain nombre df négociants avaient conclu des marchés avec les jurais de Bordeaux pour faire venir des grains de l'étranger3, et, à ce moment même, la liberté du commerce se trouva être rétablie à l'intérieur du royaume 4.

Toutes les initiatives se donnent alors libre cours. La ville conclut marché sur marché : elle invite les négociants à faire

1. A. I)., Gir., C 1375,29 avril 17-ls, lettre de Tourny ;ï Bouret.

•-.'. A. 1)., Gir , C 1403, r> mai 1748, lettre de Tourny ;'i Machault.

3. L'importation 'les blés étrangers n'était pas interdite. Cf. tin dossier de la liasse C iSsr, aux Archives de la Gironde. On y trouve un marché rendu entre plusieurs négociants qui décident de s'associer dans la cargaison de :î navires à charger à Dantzig ou Kœnigsberg. -

l. L'arrèl du 22 mars 17 is rétabli! la liberté du commerce des grains à l'intérieur

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venir des blés de partout, soit poui loin compte, soit pour le sien au besoin, elle achète elle même Elle demande aux nLs

commissionnaires de contii r leur traité pour !.'• îi 20 "<mi bois

ix de blé el Mki ïi I lu inhi boisseaux de - I •• son i ■

|imii-ii\ fait appel a B t, pour qu'il lui Hisse parvenir des

grains par la v oie de lern

Bourel esl déjà en roule Pour sauver une seconde fois la Guienne, il a quille Paris de nu il : il a voyagi h Ira vers les chemins rendus impraticables par la neige; il a employé plus de HO hommes pour se frayer un passage a Monlélimar el dans l'étroit défilé de Don/.ère. A son arrivée en Languedoc, il entend répéter tous les méchants propos que les Bordelais débi lent mii- -ou compte. Il lui prend envie de s'en retourner; mais les brocarda qu'on lui prodigue en Languedoc lui font oublier ceux de ' e. Il reste donc el, loul <'ii juranl de ne plus se mêler

d'affaires d'approvisionnement, il se dispose n diriger vers Bor deaux, par la Garonne, tous les grains donl le Languedoc ''I la Provence consentent ;i se dessaisir, <■! encore lous ceux qu'il pourra faire venir de Lyon et jusque <l u Palalinal

En même Lemps, Tournj s'esl mis en rapport avec ses collègues des généralités voisines, pour qu'ils fassent, eux aussi, affluer les grains vers la Guienne. I! s'esl adressé ;'i eux en termes palhéti ques. comme il avail parb h Bourel elaux négociants. Il a écrit .'• ->>n collègue de Montauban qui voudrait faire la sourde oreille :

Quoi, monsieur, vous vous refusez de nous secourir!... Si. comme intendant, chacun de nous doit une attention particulière pour sa province, comme homme public, ne devons nous pas noua employer également 2i la conservation des autres... Je n'ad mettrai jamais une pareille conduite, ni en morale, ni en politique '. ■•

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