A. D., Gir.. C
I \ Il 1 1 1 .... 11.1 1 \ I \" Il il
Bourg, I i Béole, Villeneuve cl liien d'autres localités réclament
des grains, pour pouvoir ne | >.i ~ n w On signale des émeutes
un peu partout Dans une juridiction «le M» paroisses, cinq familles
seulement se trouvent avoir des crains '. I • • ^. n- .|. S uni M >. aire
-iit évincés du marché de Lnngon ; leur fureur grandit,
• il» crient la faim. • IU entourent, dès î) heures du matin, la maison de leurs officiers municipaux; ces derniers font en vain
le tour des I langeries, pour trouver les réserves il'- farine Le
peuple csl tout près de se porter à une sédition Les villageois abandonnent leurs maisons, espérant pouvoir vivre dans lu lande ; ceux i|ni restent sont condamnés îi ne prendre ■• qu'un breuvagi
mêlé avec un peu de son *. \ Sainle-Foy, |> ' avoir quelques
boisseaux de grains conservés à l'hôtel de ville, les paysans
s'ameutent aul 'de la maison commune; les I rgeois pris ;'■
parti se mettent '-n déf< si Les villes se fer nt, comme en
i<-iu|>- i1hi\ asion.
Vous périssons ti><i» les jours . écrit Tournj le 8 avril '. et de f.-iil la morl va vile. On lil dans un document daté du 23 mars:
Il meurt <\<- faim I* • -;i 1 1 < • • > 1 1 1 > de monde : plus "h ira, plus on mourra Les i irés l'évoque d'Agen, insistent sur l'augmenta lion frappante de la mortalil
L'intendant, qui in- peul rien, sejamente. Il écrit à Bouri I, dont il espère plus de pilié que de Machaull : ■■ Il \ ;i peul être actuel lemenl dans ma généralité plus de lu 000 personnes qui mil moins l'air de personnes vivantes que 'I'- squelettes ambulants. . Mon
cœur crève '!"• douleur <•! de désespoir, les lar s I benl des
yeux ''n vous l'écrivant... Je voudrais que mon sang pût faire germer du grain
Le tableau s'assombril encore Les gens des campagnes refluent
1 \ I' Gii '.ii". ■ in.il-» IT I-. r i ■ • 1 1 1 . • i ■ • . i . ) i • • — •■•• .i I . . 1 1 1 m \ par le juge baillif il.- I .ni/lin
2 D'après le pi s-verbal des maire el jurais de'|Saint-Maeaire, A. D
l 106, mare 1748
l • iporté par ["ourny, .lin- une lettre ndn i"'i le >
i \ l> Gir , C 1 I 1748 lettre de l j à Bourel.
\ D Gil I 1404, 23 mars 171»
■ /•• Vadminitlralion il \uberl ./ p 30,
• I après \ l> 1404
7. A D., Gir . i. 1 1".:. vu avril 1748, lettre de fourn) ■> Bouret
102 l'intendant M bobdeaiix
\ it> Bordeaux, avec le fléau lui-même. «Toutle Médoc, le Blayais, le Bourges, le Culbzaguais, le Liboumais, le pays de Sainte-Foy cl de Bergerac, les deux bords de la Garonne jusqu'à Langon d'une part, el Sainl-Macaire de l'autre, n'ont aucune subsistance que de l'berbe, du son el un peu de riz. Une partie meurt de faim, el une autre vienl ;'i Bordeaux, à la distribution du seigleel froment, qui ne s'y débite que par quarl el demi boisseau, el qui ne peu! durer encore plus de 10 à 12 jours... Les rues sont couvertes de pauvres el de paysans... Il ne se peut l'aire assez de pain pour tous, il en manque, el le désordre est prêl à commencer de Ions
cotés >. »
Comme il s'agit maintenant de Bordeaux, el qu'une grande émeute peut y éclater d'un moment à l'autre, l'intendant expédie enfin à Maehaull. le 5 niai, un courrier extraordinaire. « La mort, lui écrit-il, conduite par la famine, se promène dans toutes les paroisses du Médoc. du Blayais, du Bourges, du Cubzaguais, de l'Entre-deux-Mers et autres contours du Bordelais: elle emporte continuellement des habitants, el est prête d'entrer dans Bordeaux où ses ravages, précédés de toutes sortes de désordres, seraient bien plus grands 2. »