‹ L'intendant TournyChapitre 178 sur 198 · I.KS Sl'ITtS DE LA PAWINE l(W · texte numérisé non relu

I.KS Sl'ITtS DE LA PAWINE l(W

mi-partie dans les Chambres des Enquéti ransporlcraienl

dans toutes les parties du ressort, pour s'enquérir des inalver salions, resserrements, monopoles commis sur les crains depuis 1717. poursuivre les ailleurs ou fauteurs de rraudes, cl inspecter

les greniers In \ le justifier -■m altitude, le Parlement faisait

parvenir, trois jours plus lard, un long mémoire au chancelier

Toute la politique du Parlement se découvrait. [*andis que ["ourii) voulait maintenir la paix, le Parlement parlait en guerre, non pas seulement contre la Compagnie, mais au — • ! contre l'intendant. La Cour reprochait i rournj d'encourager l'indépendance des jurais el d'empiéter sur les attributions el sur !<• rôle dévolus aux juges naturels, en matière de police - Il n'esl pas difficile de comprendre quel esl le molifqui rail agir ainsi M de ["ourny, il pense ^.m- doule qu'une justice, dégagée des formalités ordinaires lendanl .1 faire le bien avec plus de promptitude, j arrive ;iu->i plus sûrement, el il se persuade que le plus grand avantage qu'il puisse procurer aux peuples de sa généralité esl de réunir dans sa maison 1 -:■ • e de pouvoir

Le Parlement, comme pris '!<• vertige, se persuade qu'il peul redevenir le maître el que loul lui esl déjà | ►» - 1- 1 1 1 î — . Sur ces entre faites, les jurais onl le malheur de faire jeter du grain avarii Les Commissaires du Parlement proclament aussitôt qu'on veul affamer le peuple, que les spéculateurs craigqenl il>- voir baisser les prix * ► f 1 annonce pourtant que les |>ri\ diminuent, mais le public n'écoute que \<- Parlement Le 30 juin, les boulangeries sonl prises d'assaul : <>n achète à \il prix du pain pour toute la semaine, de crainte de pâlir ; le pain manque pour les derniers venus, qui profèrent des plaintes amères Le premier président passe à ce moment <in lui 'lit qu'on meurt ■ 1 « - faim pendant que le grain se jette à la rivière Le Parlemenl se réunil sur l'heure, cite les jurais, emprisonne, puis relâche les baj les des boulangers, uniquement, semble-t-il, pour donner satisfaction ;'• l'opinion qu'il ;i lui-même troublée, pour faire croire qu'il esl bien redevenu le Père du peuple -'.

I! était temps que le gouvernement intervint. Dès le 22 juin. Machaull écrivait h Tournj que l'affaire Mille! ne pouvait être

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