A. D., I arrèl de la Cour des Vi lécembre
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\ i ■ m 31 m ira 17 I II -iifiii qu'ils tiennent ictitu le el à la régularité de ces i ments \ D , G i 15 juillet 1752, lellre de rournj à d'Or sson
i. A. D., '.n.. juillet 17...'. le frin a.
126 l'intendant de bordeaux
Défait, il arriva bientôt que îles divergences se produisirent, certains agents suivant la direction de Tourny, certains autres celle de la Cour, d'autres encore ne voulant se soumettre à aucune. Ainsi, le désordre vint à son comble. Les officiers de l'élection d'Agen présentaient requête à Tourny contre leur président '. Celui-ci refusait de procédera la vérification des rôles; l'intendant dut l'y contraindre 2 et délivrer au sieur Jean Frossard une commission d'inspecteur des tailles, pour contrôler les opérations du recouvrement''. A Bergerac, un huissier des tailles, du nom de Jarlan, « l'horrible Jarlan », comme on l'appela, pouvait se perraettre des « friponneries atroces », et l'inspecteur Payant, qui le dénonça, taisait connaître à l'intendance que le cas de Jarlan n'était pas isolé '. Des rébellions se produisaient contre les inspecteurs et quand le subdélégué intervenait, on ne le respectait pas davantage '. Un soulèvement éclata dans tout le canton de Bergerac, quand les dragons apparurent pour mellre les paysans à la raison 6. En l'absence de l'intendant, Dupin des Lèzes voulut faire entendre aux préposés que leurs rigueurs étaient excessives ; les préposés lui répondirent par d'insupportables insolences '.
1. A. D.. l'iir ., C 3149, 28 décembre 17r>„\ lettre adressée à Tourny par les officiers de l'élection d'Agen.
2. A. I).. Gir.. C 3149, 15 janvier 1753. minute-lettre de Tourny aux officiers de l'élection.
3. A. D. -Gir.. G 3149, 22 janvier 1733. commission d inspecteur des tailles adressée par Tourny au sieur Jean Frossard, pour examiner île plus près la conduite des collecteurs f[ veiller à celle des huissiers et autres employés au recouvrement des impositions d>> l'élection d'Agen.
4. « Je ferai tout ce <pie jV pourrai, écrit le sieur Payant, pour détruire la mauvaise graine d'employés qui règne dans ce pays. » A. D., Gir., C 31W. 15 mars 1753, lettre à Tourny. Un trouvera dans la même liasse Imis les dossier? de plaintes accumulées contre Jarlan. dont Tourny disait : « Il n'est pas possible que l'on laisse plus longtemps cet homme en place. » A. D., Gir., C 3149, 25 mars 175!!. lettre de l'intendant à Uellet. son subdélégué.
5. De Bilan, subdélégué à Bergerac, raconte que les huissiers se font accompagner par des dragons. Les huissiers, auxquels il demandé des explications, lui répondent, l'un •• qu il n'avait pas affaire à moi. écrit de Biran », l'autre, ■ qu'il se f. . de moi. qu'il ne connaissait que M. Payant et M. Sauret et que le collecteur de Colombier serait conduit le lendemain en prison, pour m'avoir porté plainte. » En désespoir de cause, le subdélégué écrit au commandant des dragons, pour qu'il fasse conduire à Bergerac les huissiers récalcitrants.- A. D., Gir.. C 3149, 22 et 30 mai 17.">:i. lettre de de Biran A Dupin des Lèzes. i
6. Voir, à ce sujet, la lettre adressée le 24 mai 1753 à Dupin des Lèzes par le sieur Sauret, de Sarlat, A. D., Gir., C 3149, 24 mai 1753.
7 A. D., Gir,, C 3149, 31 mai 1753.
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h» Cour des Vides, pour \<- plus grand profil des imposables ' Il lil cou i'i iiiiiiiu-r. pour la capilation, des rôles d'office, dans les communautés où les .ilm~ étaient par trop criants 11 réfuta les moliTs invoqués par les «gen raux du Clergé, quand le
Clergé de Sarlal voulul se prétendre exempt de laxe pour les biens affermés il des laillables ;: mais le jour où un simple commis de •uibdélégalion faillil soulever toute la noblesse du Sarladais, en menaçant de poursuites immédiates M de la Brousse de Messel, — ■ • 1 1 — prétexte 'I exécuter h-~ ordres de l'intendant, ce dernier, prudemment, revint mit les ordres donnés : • Il n'esl personne, écrivitil .1 son subdélégué, qui n'imagine que, -;in^ aucun motifparlicul j'ai donné des ordres indéfinis (unir contraindre, par garnison de man toute la noblesse du Sarladais au payement de ses
impositions . Si le sieur Brugèro ;is;iil envoyé aux redevables une copie de mon ordonnance du 15 février, au bas d'un extrait des arrérages qu'ils doivent de leurs impositions, ebacun aurait connu lemolif de celle ordonnance, "•! se serait empressé de s'acquitter, pour évitei la garnison dont il - j serait vu menacé, au lieu < | ■ i ' 1 1 1 1 • lettre conçue dans des termes aussi généraux <-i aussi peu conve nables, a dû produire un effet contraire Je vous prie, M . que pareille chose n'arrh c plus '
///. — La Réfection du I erricr.
I. intendant était bien convaincu qu'il n'j avait pas de matii n plus délicate à traiter que les affaires de finances Depuis l'arri deMacbaull au pouvoir, quand [*ourn) devait s'occuper < I * - finances, il témoignait d'une prudence extrême; l'expérience l'avait rendu
timide hn temps qu'il était intendant de Li ges, le marquis
t . « i — • î i ligure de novateur auprès d'Orry. Wec le nouveau conli leur, il passa plutôt ;i l'arrière garde; il suivit !<■ ministre, iu;iis .'i
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ince I11 !■■ ril 175C i éponae de I oui n> t \ I ' 1 1 i ' 169 I avril 1756 lettre de rourn) .i i sieur Saurai
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contre-cœur, el il accueillit mal certaines de ses initiatives. (Test ainsi qu'en 17 IN, Machaull ayanl proposé à Tourny de lui réserver le contentieux des impôts locaux, l'intendant cru! devoir se dispenser de souscrire a cette offre. [I écrivit à Machaull : «Le temps, M., est trop malheureux et par là trop critique, pour ne pas prévenir tout ce qui pourrai! être un principe de mécontentement dans l'esprit du peuple et une source de divisions entre les Compagnies supérieures et les Commissaires du roi: la bonne politique demande qu'on fasse en sorte que le peuple n'ait à se plaindre que d'une misère occasionnée par le défaut de récolles, et que la bonne intelligence règne entre les administrateurs '. »
Après la guerre et après la famine, le marquis ne se montra pas plus empressé de donner suite à la proposition de Macbault et d'étendre, à son instigation, ses pouvoirs d'intendant de finances. Il avait bien assez de faire respecter ses droits par la Cour des Aides, et il lui suffisait île pouvoir dire que, dans sa généralité de Guienne, il avait réformé la taille, la capitation et le dixième du temps du précédent contrôleur général. D'ailleurs le successeur d'Orry le chargeait encore de son vingtième, el lui causait sans cesse les plus grands embarras, en augmentant la rigueur du recouvrement.
Après s'être bien résolu à ne rien tenter en matière de finances qui ne lui fût strictement commandé, l'intendant se lança, malgré tout, dans une aventure. Comme pour donner un pendant au vingtième de son ministre, mais plutôt par amour de la justice et de l'équitéj il imagina au lendemain de la guerre, d'établir pour toute la Guienne un nouveau papier terrier 2.
Avant 174S, pendant la guerre, l'abbé de Clairac et le duc de la Force, ce dernier engagiste du domaine, avaient eu des litiges avec leurs tenanciers. A celte occasion, l'abbé de Clairac parla à l'intendant de la réfection du terrier comme d'une opération « très utile, plus pour le particulier que pour le seigneur. » De son colé, le duc de la Force laissait entendre que l'arpentemenl, pour un
1. A. D.. Gir.. G 2391. lettre de Tourny à Machaull. citée par Benzacar. Eclaircissements sur les finances de Bordeaux au x\\\\* siècle, dans là Revue historique de Bordeaux. 1916, p. 16.
2. La tradition de Colbert se retrouve dans celte entreprise. Colberl avait projeté de faire dresser un terrier général du domaine. Cf. Lavisse, Histoire de France, t. vii-i. p. 186.