‹ L'intendant TournyChapitre 190 sur 198 · partie esl utilis :omme semcnci éminces onstiluenl qu'un prêl · texte numérisé non relu

partie esl utilis :omme semcnci éminces onstiluenl qu'un prêl

L'ordonnai le rourny, datée du lï juin 1 752 stipule cetti expressément

i- les particuliers de nol mxquols lui lui l'automne dernier un

semences en froine i ou en seigle seront tenus > lialeipenl

- l.i prochaine récolle des dils grains ■! j remettre la même quantité en nature dans les greniers qui leui seront indiqués par les maire et consuls. \ l • . Gir (. ut:.

I Machaull ne se montre pas favorable aux distributions de secours, par |ue,

Buivanl lui. elles ne peuvent avoir lii bus, el que les aumônes Boni de

nature I ;et la paresse des pauvres K. D., 1415,22 février I

lettre de Machaull i Tournj l n matière d'asa contriMeur général ne

donne pas à l'intendant des "i Ires absolu ni formels; il lui rec ande plutôt

des directions à suivre ; rournj s'j confor , tout en réservant Ba liberté d'acl

a i1 Gir., C 1415, mai 1752, lettre de rournj ■< Machaull.

VAS L'INTENDANT l'K BORDEAUX

qui seronl en étal d'ôtre employés en leur donnant, outre ladite nourriture, • > sous par jour. » Dans les cas où les pauvres ne voudrai en I pas se soumettre au travail, « lesdits particuliers, continue l'intendant, après avoir constaté du refus devant les Consuls, Syndics el principaux habitants, seront déchargés de leur nourriture, sur la requête qu'ils nous présenteront, ou à noire ilil Subdélégué auquel nous enjoignons de tenir soigneusement la main1. » Les secours que l'on distribue doivent être

pareille ni réservés à ceux qui travaillent quand leurs charges

sont trop grande--, ou à ceux que leur santé ou leur âge empêchent de s'employer, à l'exclusion de ceux que leur oisiveté rendrait seule misérables '-'.

Le principe du travail obligatoire étant posé. Tourny le développe en préconisant à Bordeaux, comme à Limoges, l'assistance par le travail. Mais tandis que les pauvres du Limousin devaient être employés surtout aux filatures, ceux de Guienne le seront aux routes essentiellement. Dès 1747, peut-être même avant cette date, l'intendant recommande aux communautés d'embaucher les miséreux pour la réparation des chemins ; cet enrôlement des pauvres est une des raisons pour lesquelles les travaux publics intéressent Tourny el lui tiennent à cœur. A l'instigation du marquis qui les stimule, nombre de localités suivent l'exemple de Libourne, une des premières villes de Guienne qui sut employer les pauvres au nivellement des terrains 3.

Dans les endroits les plus favorables, l'intendant provoque l'établissement d'ateliers de charité '. Les documents en mentionnent à Bergerac, Marinande, La Réole, Villeneuve, Agen, ailleurs encore :'. Pour subvenir aux frais d'installation, Tournv

1. A. Ii . Gir., C 1399, 1748, l'ordonnance de Tournj déjà citée.

2. Ces dispositions figurent dans la lettre de Tourny au corps de ville de Libourne. lettre déjà citée, A. C, Libourne, BB '.M. 23 juillet 1747.

3. Voir, à ce sujel. A C Libourne. BB 25. délibération du 15 novembre 1747. et Guinodie, Histoire de Libourne, I. I, p. 321.

4. C'est donc par erreur nue Dupont de Nemours attribue à Turgot le mérite d'avoir créé, le premier, des ateliers de charité. Turgot, Œuvres. Dupont de Nemours, t. i. p. 85. On peut croire que cette forme d'organisation remonte, comme tant d'autres, à l'époque de Colberl.

5. Charrier. Jurades de la ville de Benjerar, I. xu, p. 134 sqq. — A. C. Agen CC 444. y juillet 1752. — A. C. Monilanouin. BB 9, 9 avril 1752, etc..

obtient, eu 1748, un subside important de mmmmi l ' Ces alelii i > fonl vivre quantité d'ouvriers les salaires j sont pour les boni mes de 7 sols, pour les lemmes '!<• ■>. pour les enfants de l

uii.ni'l la crise économiqui ve, l'œuvre des ateliers de

charité paratl au marquis ne pas suffire pour apporlei aux mi- - un soulagement immédiat Le mal est Irop grand, écrit il, trop étendu, trop multiplié II vn renoncera ses ateliers, quand

le contrôleur général intervient . les ouvriers, ilii Mncliault, doi vent rester a leur ttlche *, L'intendant redoule d'imposer au rrésoi des c lia essives ; il ■ < peur ;hi-^i de mécontenter

tous les pauvres qu'il ne peut employer. Ces craintes ne sont pas fondéos Les ateliers continuent ;'i travailler dans les meilleures conditions L'intendant j emploie la plus grande partie des 200.000 livres que le roi accorde, en 1752, aux quatre élections de Condom, d'Agen, de Sarlal et de Périgueux. Les ateliers se mulliplienl en même temps que s'accroll le nombre des ouvrii Les maires, syndics et consuls des villes sont chargés, avec les subdélégués, de surveiller les ateliers et de contrôler le travail. L'assistance parle ir.iv.nl semble constituer comme une nouvelle (onction de l'administration municipale et elle est placée] comme le service '!<• distribution des secours, sous la haute direction de l'intendant, représenté par ses subdélégués.

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