‹ L'intendant TournyChapitre 45 sur 198 · A. D., Gir., C 1254, 11 octobre 1744, lettre de Tourny · texte numérisé non relu

A. D., Gir., C 1254, 11 octobre 1744, lettre de Tourny

4. Cf. A. H . Haute-Vienne, C 733, les devis pour les travaux à exécuter en 1741 et en 1742, sur la route de Périgueux à Limoges. A propos du pont de Firbeix luimême, Tourny écrivait plus tard à Trudaine : « Etant en Limousin, je l'ai demandé plusieurs fois à M. Boucher. En effet, c'est l'objet dont le commerce de Limoges a le plus besoin pour celui qu'elle fait avec Périgueux et la quantité de marchandises que lire cette ville de Bergerac » A. D.. Gir., C 1S47, lettre de Tourny à Trudaine du 10 octobre 1744 Le lendemain, l'intendant s'adressait en ces termes à son collègue, La Châtaigneraie : • Quant j'étais, monsieur, intendant de Limoges, je désirais pour le bien du commerce de cette ville que son chemin de communi-

I \mi n vi.i mini liKS v ■ OMNI M. v I I '.

Le déplacemenl '!<• la route des postes ■!<• Paris Bordeaux n'eul lieu que bien plus lard encore, malgré \<m- les soins • 1 1 1 • - rournj

Be donna pour ;il lir dans le plus bref délai. Celle vérité •

dcnle qu'Angouléinc devai grand chemin demanda

des années pour être admise ' Le marquis écrivait, le 26 juin 17 11 • h collègue Barentin, de La Rochelle, qui en doutail encore

Vngouléme est, monsieur, comme vous savez, une \ iile considé rable Sa situation, .1 la léte de la navigation de la Charente, la rend très propre au commerce Klle avail besoin... que ses che 111111- de • ommunicalion avec les villes il>- Poitiers el Bordeaux tu^<-iil i-«- 1 j « 1 1 1 — praticables. .1 en formai le dessein, il j a trois ans. avec d'autant plus < I • • n \ i f de l'exécuter que je pensai '|u«- Mm utilité ne se bornera il pas à ce premier objet, mais qu'elle pourrai! servir à la route de poste de Paris à Bordeaux2». Il s Bgissail de déplacer la route seulement sur l'espace de quelques lieues L'ancien tronçon allait d'Aigre à Chaleauncuf. Le nouveau devait unir Ruffec à Vngoulétne \près avoir rail travailler au ponl de l"i>'- donl la duchesse de Saint-Simon demandai! la réfection, rournj lil pousser fiévreusemenl les travaux de la nouvelle roule. En 17 11. l'œuvre élail avancée. L'inlendanl refusa alors à interrompre les travaux, en dépit des ordres formels qu'il recul de ses chefs, impressionnés par les doléances de quelques ingénieurs '-I de certains intendants envieux de leur collègue La route fui faite, mais les Postes s'obstinèrenl h ne pas l'utiliser, el les marchands d'Angouléme durent demander

eux fui rail J j .11 travaillé en demandant 6 M Bouche 1 .1 en l'aire

de même dans :•! ■■! que le ponl 1 la Dronne, qui Bépare

li-. deux généralités, fût construit \ D 1254 lettre de rournj .1 La

Châtaigneraie ; on trouve la preuve de l'achèvement

v .lu ponl en 1746.

1 tvanl rourny, \- isol ur son acropole, n'avait jamais été placée

ite Paris ' - tes que passait la voie romaine el la

route de poste utilisée du temps du marquis passait par < liaunay, S insay, Bonnières. Villefagnan, 1 ind des Marais tigre, Gourville, Saint Cibardeau, Villars Uarangi ieuf, Nonnaville, Barbezieux Cf. indicateur des Postes de

I7i:.. communiqué par M Henrj Nairac Le trajet proposé par rournj était l>-

int Ghau - Buffei Mansle, Pontchuret, tugoulé

Pont des I 1 les Roullel Juignai i\ < 1 \ l» Gii

iment limousin aux archives de la Gironde

\ N.. I 1 •> lettre de l i) 1 Barentin, intendant de la Rochelle, du

in 17 il

111 L INTENDAN1 TOI RNY

longtemps encore m laveur de leur ville la réalisation de la pensée entière de Tourny '.

Le projet de la voir Paris-Montpellier par Limoges n'esl pas dû seulemenl à Tourny. Il semble appartenir aussi à l'auteur inconnu d'un mémoire qui traitait de cette question. Le marquis y l'ail allusion dans une lettre du 7 septembre 1740 : « J'ai lu ce mémoire, écrit-il, avec d'autant plus de plaisir qu'il y a quatre ou cinq ans que j'eus la même idée 2 ». Une route de Paris à .Montpellier, passant par Limoges, pouvait paraître d'autant plus utile que les neiges rendaient impraticables, pendant une partie de l'année, les chemins qui reliaient Clermont à Montpellier par Alais et par Saint-Flour 3. D'ailleurs, des relations commerciales s'étaieni établies, par l'Auvergne, entre le Languedoc et le Limousin, et il était assez fréquent devoir des muletiers des pays de l'Hérault traverser le massif Central, de l'est à l'ouest, et arriver à Limoges par Aurillac '. Une solution tarda à intervenir, à cause de la concurrence que se firent Brive et Tulle, soucieuses toutes deux d'être sur la nouvelle grande route du Midi. Le marquis qui voyait dans cette « émulation » une occasion pour les amis « du bien public » de mûrir le projet, en s'entourant de l'information la plus sûre et la plus complète, s'employa surtout à préparer l'entreprise par une enquête approfondie. De bonne grâce, ses administrés s'y prêtèrent. Il consulta des muletiers ■'; il lit faire des toisés comparatifs. En fin d'enquête, il semblait

1. La réfection de la roule Paris-Bordeaux et l'ouverture du nouveau tronçon Chaunay-Barbezieux, par Bulïee et Angoulème, est l'une des plus graves affaires de l'intendance de Tourny à Limoges. Trudaine l'avait fort à cœur, si nous en croyons d'Argenson, Mémoires, I. V, p. 191-192, 17 février 1748. Les marchands d'Angoulème n'y étaient pas plus indifférents, mais le Bureau du Commerce refusa de leur donner satisfaction, A. N-, F11 89. séance du 12 juillet 1742 Pour la suite de l'affaire, voir essentiellement A N., F11 154, correspondance de Tourny. Cf. pour les plans, A. N., F»1»8 8484 et pour l'exécution des travaux, A. D., Gir., ('.. 3799, C 3800, documents limousins aux Archives de la Gironde, et A. D., Haute-Vienne, C 739, devis pour 1739 et les années suivantes. Dans ses mémoires, p. 196, le comte llufort de Cheverny mentionne qu'il a suivi l'itinéraire Aigre, Saint-Cibardeau, mais il ajoule : « Cette route a été changée depuis »

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