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sait encore de soulager celle roule, en délournnnl une partie du charroi surle pourl • de la ville •■! ■!<• dégager ainsi In circulalion intérieure qui rayonnait aul ■ du cenlrc '!<• Brive représenté
par l'églisi - Martin D'Orsay, le prédécesseur de [ourny,
i commencé d'ébaucher la première esquisse de celle œuvri M lis il .i\;iii élé malheureux dans la restauration du vieux pont, «■I il n'avait pas su avoir raison de la rivii
L'idée nouvelle de Tourny, ce lui celle ■ lu ponl neuf, avec le
canal dévié di la " ■ Elle mérita 'l>- recevoir l'approbation
du premier ingénieur des ponts -l chaussé* G Le ponl,
donl Brive esl encore Itère, fui construil exactement "!;m^ l'axe de l.i grande roule de Paris, perpendiculairement :.> la rivière. Le i ii. il • ] h i débouchait en amont s'avançait d'autre part jusqu'aux Bbords mêmes de la ville. I n quai qui porte encore le nom de [ourny fut bâli à son extrémité. La ville se rapprochait délai L( Iri - ompris entre la roule, la rivière et le canal fut
destiné à servir de promenade. On travaillait au I "de ville >'n
même lemp9 \u\ endroits où les - de ville restaient debout,
les propriétaires de maisons s'appuyanl sur la muraille reçurent le droit d'} percer des ouvertures. \m-i s'ébauchait sur l'emplace ment des futurs boulevards la façade de Brii
\ goulême devait <"-l r.- . elle aussi, transformée. Tournj - j em-
ploj lèle, mais sans j être encouragé par la <-<>i inaulé
I ' md M requil du corps de ville les Fonds <•! la main-d'œuvre nécessaires pour rendre moins ru !<• ••! moins étroit le chemin '!<■ - ni Cybard qui monlail à la porte du Palet, il eut la peine d es suyer un refus de la pari du maire qui ne comprenait pas, sans doute, l'opportunité des travaux. La réponse du marquis fui sans réplique : il écrivit au maire : ■• Les représentations que vous me
l i i \ 1 1 i nptablcs de tous les Iravaui
core lire, sur le ponl Cardinal de Brive, une inscription qui mentionne le nom de I m I1 monnerie p IGO, Joseph
Dubi 'i du mêmi lai de, se sei ail in
lires instruction de l'ouvrage, Vignon il p M3,apublié
lu Conaeil du 10 juin 17 ni la soumission du Bieur Villier ■
neur, qu l'exécuter pour 131.023 i le devis établi e( rectiOé pai
briel D'autres imrae celui du 13 novembre 1731, V. N., H 1544 avaient
. rendus bui i i question 1 es pièces compl ibles sont utiles A consulter dans
cbives de la ' orrèze, liasse ' 187 Cf.A D., Corrèze I 187
I Cl I. É\ IKMIW I 1 < >t H ^s %
faites d'avance contre cette ordonnance, suit de votre chef, soit
;iu i i du Conseil de la Ville, no me touchenl point. I" Vous ne
trouverez nulle pari qu'Angoulême ail parmi ses privilèges de ne poinl faire de corvées, surtout de corvées tendant à sa propre utililé. 2° Il s'en faudra bien que les deniers déboursés par les habitants sujets aux corvées montent aussi haut que vous nie le marquez... » La fin de la lettre étail menaçante : <■ Les deniers de la ville seronl garants du retard el ces retards retomberonl d'une luron peut-être plus pesante sur ceux qui auront eru s'y soustraire par quelques difficultés '. » Le maire s'inclina, ainsi que les religieux donl on expropriai! le clos et le cimetière. Cependant, après quelques nouveaux efforts, le bel élan de Tourny s'arrêta devant le mauvais vouloir de cette ville d'Angoulême isolée sur sa bulle el qui s'étonnaii qu'il pûl lui être utile d'aller au-devant des grands chemins 2.
///. Limoges.
Limoges ne ressemblait pas à Angoulème, mais elle différait de Brive presque autant. Un gué de la Vienne avait jadis marqué son emplacement, et c'est même, suivant certains auteurs, la raison pour laquelle la ville des Lémovices se serait appelée jadis Augusloritum, la terminaison ritum désignant un gué. En outre, dès les temps les plus reculés. Limoges fut un carrefour de grandes roules, entre l'Ouest et l'Est, le Midi el le Nord. A noter encore sa topographie très particulière, en terrasses emboîtées, qui lui a fait donner quelquefois le nom de seconde Rome3.
1. A. L).. Gir., C 1992, 20 juillet 1738, lettre de Tourny au maire d'Angoulême, et minute d'ordonnance datée du même jour, relative à l'emploi des corwées, pour les réparations aux routes d'Angoulême et faubourgs. Les habitants d'Augoulème étant peu propres à faire le métier de terrassier, le maire enverra à leur place de bons journaliers, qui seront payés à raison de 10 sous par jour, aux frais des habitants coryéables, sur les billets que le maire délivrera. La corvée sera aussi acquittée sous forme de taxe. Les pauvres sont déclares exempts. En principe, les exemptions doivent être accordées comme pour le logement des troupes.
2. Sur les travaux d'embellissement exécutés à Angoulème. du temps de Tourny, on peut consulter Miction, Histoire de l'Angoumois, Paris, 18-16, p. Ll. A signaler certaine querelle entre l'intendant et les Eaux et forêts à propos de la coupe des arbres de la place Lieaulieu, A. I)., Gir., C 3798, documents limousins aux Archives de la Gironde.
3. Cf. Ardant, La cité de Limoges, dans le Congrès scientifique de France à Limoges en 1859, p. 271. — Sur le rôle de Limoges comme carrefour, voir E. Keclus, Nouvelle géographie universelle. 1. n. p. 178; E. Lnvisse, Histoire île France, I. i. Tableau de la géographie de la France par Vidal de la Blache, p. 302 ; C. Jullian, Histoire de la Gaule, p. 196 et 197.
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La crou| i règne Li ges s'allonge du -- u ■ I csl au nord
aielle de la capitale h isine ressorl 1res neltemenl îi
cause de la dénivellation de l'Auronce ai 'I ouest, du fossé très
profond de la \ ienne, qui coule du nord esl au sud ouest, el de la dépression plii^ douce, marquée par l'Aigucparce qui esl peul i un ancien lil de la \ ienne Vu delà, le relief se relève très vite : les bailleurs Forment cercle, de Sainte ' ilairc a • lorgnac.à la Bregi el I Iran De leur sotnmel surélevé, le relief de Limof
9'efl si des bords de la \ ienne qu'on peul le mieux I
icr.
I1 l'exl réalité du pont Sainl-Llienne où mène la rue du même
h. « l.i rue la plus rapide de Limoges el pourtant la seule qui
jusqu'en 1740 donnait accès sur le vieux ponl ' . on a devanl soi l.i |>l » i -~ ancienne moitié de Limoges qui s'esl toujours appelée « la Cité La i ilhédralc Saint Etienne, avec sa lour plutôt lourde, l'évéclié qui la flanque, les couvenls qui l'entourent, les terrasses qui montent de la Vienne avec leurs murs de forteresse lapis de pampres, tontes ces masses superposées accusent le relief el renforcent l'éperon de la croupe qui commande la rivière. L'im-
pressi si autre si 1 " « » t » s'avance vers les fameux ponts trijumeaux
-i souvent reproduits • m n'aperçoit plus la cathédrale que masque le tournant de la vallée. La capitale limousine apparaît plus loin laine, mais |>lu^ entière, bien assise sur un plan incliné. Li maisons se rassemblent ;i mi côte el se pressent ensuite vers le sommet où - enlève hardiment au dessus des tourelles de la M liric le clocher de S.iini Michel avec -'>n l: l« >l >•• C'est ici la »ndc partie de Limoges, l'ancien château, qui devint la\ illi
Vprès être restées très longtemps séparées el rivales, la Ville ••t la Cité poussèrent l'une vers l'autre quelques faubourgs, comme celui 'l<- la Boucherie, qui garnit, le long des rives du Jaunard, l'intervalle des deux monticules Le faubourg de Maniguc lui rai sait suite au nord-est de la Ville. Celui du Naveix s'étendait au nord-ouest de la < !ité.
Vu début du xviii siècle, la soudure n'était pas encon faili entre les diverses iggloméralions Ville el Cité conservaient leurs fos
I. Ducourlieux, gui t - - Voir du mime auteur, Limoges <fapri»
*r$ anciens plans.
1 2 I L'iN rENDANT loi US-i
ses de 20 mètres de large el leurs puissants remparts. Limoges restait ainsi doublement fermée aux grands chemins qui venaient
vers elle. Des deux roules de Lyon, l'ancienne, de la rive gauche, n'j avail plus accès, depuis la suppression de la porte des Vénitiens; la nouvelle, de la rive droite, n'aboutissait qu'à la rue du Pont-Saint-Etienne, aussi étroite que rapide. En outre, elles n'étaient reliées, d'aucune manière, ni à la route de. Poitiers, ni à celle d'-Angoulême. Bouclier d'Orsay, le prédécesseur de Tourny, avail porté toute son attention vers la partie occidentale de la ville. Il y avail aménagé la place en terrasse qui porte son nom el probablement aussi la rue dite de la Terrasse qui y aboutissait. Du côté de l'est, vers les deux routes de Lyon, rien n'était fait. Le temps seul y travaillait à combler les fossés et à ruiner les murailles '.