‹ L'intendant TournyChapitre 53 sur 198 · Cf. A. C. , Limoges, I> \> 2, les divers actes de vente · texte numérisé non relu

Cf. A. C. , Limoges, I> \> 2, les divers actes de vente

?. Cf. A, 1>.. Haute-Vienne, registres consulaires de la ville île Limoges, t. IV. p. 410.

3. L'évoque se plaignit de ce que Tourny mettait ■■ dans son nouveau plan de porte, 2 cimetières, sans lui en avoir parlé « : la plainte e>t transmise à l'intendant dans la dépêche ministérielle du 1" juillet 1738. A. X., O1 5T> De la même manière, le contrôleur général Taisait connaître à Tourny les plaintes adressées à I leury par l'abbé de Saint-Martin, A. N., G7 r>5, lettre du 3 août 173S.

4. Lettre de Tourny à M. Juge, du 15 mai 1740. publiée dans le Bulletin </e la Société archéologique du Limousin, t. LVIII. 1908, p. 571.

5. Le fait est mentionné par Louis Guibert, Limoges d'autrefois, p. llj.

I Mil N \i.\ Ml \ 1 l.l - \ Il I I - 1 ?"

I '. L'aménagement dea Quartiers.

Le chantier de la grande percée resla ouverl de longues ami

Les travaux >l<- lerrassemenl commencèrenl en 1738 . la porte élail

., peu près us plus lard Le grand cours, qui porlail

|i- nom <ln marquis el qui esl devenu '!<■ nos jours l'avenue des

Bénédictins, montait en ligne droite de l'abbaye de SI \ugustin

à la place fourn} . < \n le planta d'ormeaux el <l>- tilleuls ' La pla< e

de I n\ fui plantée «l<- môme • \ sa suite, la porte semblait

petite, basse el par suite massive; elle élail cependant bien

dessinée On l'édilia sur pilotis, el on la balit, non pas en granit,

mais en pierre blanclfe, <<■ <|ui était pour Limoges une notoire

singularité. La décoration du monu ni consistai! dans un simple

relief de bossage. La porte se rehaussai) en outre d'un fronton

triangulaire. I n architecte de la ville de Paris devail plus lard

écrire que la porte du marquis n'élail n! sans valeur pittoresque,

ni sans mérite artistique : il se plaisait à noter les heureuses pro

portions de l'arcade, la simplicité el la fermeté du soubassement,

les profils lins el vigoureux du couronnement D'ailleurs, au

point de vue architectural, le nouveau quartier de rournj valut

surtout parla perspective d'ensemble que l'on découvre encore,

en montant l'avenue des Bénédictins II j avail là pour Limoges

l.i plus majestueuse entrée dans l'encadrement de la place où la

• l I avenue icluelle îles Bénédictins s'appelait encore cours rournj >-ii l"8û

• f I 'i ■ :.\ plan*, [i 124 ••! Pierre Gillier, Tableau

...••- i^ 8 p 12 Le couru Tournj élail planté d'arbres; ^ . ens arbres élaienl éloignés îles maisons tle sept mètres, el dislancés les 1 1 ■ > — des .nitr.-- de 'ii\ mètres Ce détail esl mentionné dans une pétition contre le projet d'une nouvelle plantation d'arbres La pétition, datée du 2 juillrl i- i

trouve à la Bibliothèque nat aie sous la cote L K' 121

.' I i | ■•• rournj ••-) devenue la place Jourdan, après «voir été la place de

i ► fut planl l'ormeaux et de tilleuls Cl Louis Cuiberl, Liw

•v/"..;> pp • '..' — Pii i. Tableau detcrlplif p à2. —

el Ducourlieux 12 i

porte rournj n'existe plus à Limoges Son Borl B'esl décidé entre 1871 - tuyer, architecte de la ville de Paris, plaida chaleu

reusemenl la cause du monument dans l •■ < ourrier du Centre l n ingénieur Ponts et ebau — es, du nom de l"aintui lestruclion <ic I "u

\r.ii.''- Devenu conseiller municipal, il obtint, le '.'i février 1871, la condamnation de la porte ' elle sentence impitoyable fui m ge I exécution loul aussitôt Voir, a ' .m I ••-ri . Limoget a~ aulrefoi*. pp 16 el 1/ dans son livre intitulé lli*l>>riqne monumental ■le l'ai get -

128 i 'in i i \i>\\ i nu uns

porte se dessinail el en ligne droite du globe de St. Michel, marquanl au-dessus des maisons le point le plus haut de la ville ' .

l'.u même temps qu'on travaille au nouveau quartier de Tourny, des chantiers s'ouvrent un peu partout dans la ville. La petite rue Saint-Etienne aurait eu besoin d'être élargie; l'intendant, faute de pouvoir mieux l'aire, en dégagea les "abords, du côté Su pont. La place qui s'étendail entre la porte Manigue et le faubourg fut agrandie on 1740, par la démolition de l'avant-porte ou Baloir2.

Le marquis eut encore la pensée d'assainir le centre de la ville, celte place des Bancs où les bouchers installaient leurs étaux. Ayant pris l'avis des consuls, il fit construire deux halles pour la boucherie, l'une derrière la porte du St. -Esprit, l'autre au bout de la rue Puy-vieille-Monnaie ; la première, le long des murs; la seconde, sur la contrescarpe. La dépense devait êlre acquittée par voie d'impositions sur les habitants de la ville, comme celles auxquelles avaient donné lieu les précédents travaux. Le Bureau des Finances s'étonna d'être appelé à y participer. Il se défendit en prétextant « les anciens arrêts qui exemptent les officiers de toutes impositions publiques. » 11 parla de se pourvoir au Conseil; puis, finalement, il capitula, en se donnant l'air de ne pas céder, en décidant <> d'acquitter son rôle, mais en forme de présent. » La corporation des bouchers s'inclina devant l'ordonnance du 20 février 1741, qui lui prescrivait de transporter ses étaux du centre de la ville aux portes de Limoges :î.

Si l'on songe, qu'en plus de ces travaux, Tourny s'occupa du pavage, de la propreté des rues, du service des pompes, des réparations à la Monnaie ', etc. on ne saurait contester la véracité de l'inscription qui fut gravée sur la porte nouvelle :

Turnius haec nobis paril undique commoda, cives, Jamdudum paler urbis, illam circumauget et ornai.

1. En arrière de la porte, l'intendant avait fait ouvrir la rue Porte-Tourny. A. C. Limoges, LlD 2. —et Ducourlieux, Limoges d'après ses anciens plans, p. 124.

2. A. D., Haute-Vienne, registres consulaires, t. IV, 17-10. p. -140.

3. A. D., Haute-Vienne, registres consulaires, t. V, p. 2. La note du bas de la page mentionne l'ordonnance prise par Tourny, le 20 février 1711. prescrivant la fermeture et la suppression de la halle de la place des Bancs. Sur la suite de l'affaire de la place des Bancs, voir A. I) . Haute- Vienne, C T>ô3 et une instructive communication de M. Demartial. dans le bulletin de la Société archéoloaiijue du Limousin, t. LIX. 1909, p. 632.

4. Il est question des réparations à la Monnaie de Limoges dans les arrêts du Conseil du 23 mars 1738, A. N.. E 2171 et du 30 décembre 1739, A. N., E 2181.

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