‹ L'intendant TournyChapitre 77 sur 198 · I. A. D , Gir., C I Iclpj Delaroche · texte numérisé non relu

I. A. D , Gir., C I Iclpj Delaroche

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du seigle cl beaucoup de blé d'Espagne et de baliarge qui n'améliorent pas les terres. • t m s'explique que l'élection de Sarlat passe I r être la plus pauvre de la généralité. L'espèce humaine ellemême y esl moins bien représentée qu'ailleurs : « L'espèce est petite, il 3 a sans comparaison un plus grand nombre de femmes que d'hommes '. » Les villes n'y portent pas non plus le cachet île l'opulence: la civilisation ne les a pas changées ; elles montent la garde inutilement du haut de leurs acropoles. Le Salardais, privé de débouchés faciles esl maintenant, du moins au point de vue économique, le tributaire de son voisin, le Périgord 2.

///. jigenais.

Le Sarladais l'orme la transition naturelle entre le Périgord et le Haut-Agenais, qui couvre I'enlre-deux-mers du Dropt et du Lot

L'Agenais a comme axe le Loi. comme le Périgord a la Dordogne. « Le Lot est navigable, écrivait l'intendant de Courson dès 1715, par les écluses qu'on y a laites :i. » Il coule de Penne à Clairac, entre des hauteurs à formes tabulaires, parmi lesquelles des mamelons se détachent : partout, des villes perchées. La plaine est verdoyante; la culture escalade le penchant des coteaux; elle n'abandonne que leur couronnement aux bois qui s'y réfugient; en aval, vers l'ouest, les mamelons s'abaissent et la culture envahit tout. Le Lot finit en beauté, après Clairac, dans la plaine de la Garonne, entre des hauteurs formant porlique, avec les collines de Xainlrailles comme fond de tableau.

Encore la vallée du Lot n'est-elle pas comparable à celle de la Garonne, à laquelle font cortège, dans l'opulence des champs el des vignobles, des paysages doux et enchanteurs. Pour établir la

1. A. D., Gir., C 1317, mémoire de la subdélégation de Sarlat pour Mgr de Tourny, intendant de Guienne. 5 août 1713.

2. Le Périgord se décharge sur le Salardais de certaines contributions qu'i' aurait à acquitter. Le subdélégué de Sarlat fait entendre, à ce sujet, des plaintes lamentables : « Il y a près d'un siècle, écrit-il, que se fit l'assiette de l'élection de Sarlat, lorsqu'on la sépara de celle de Périgneux. Il est visible que la répartition se lit alors au hasard et à vue d'reil et que Messieurs de Périgueux rejetèrent sur Sarlat le plus de charges possible. »

3. O. Granat, Etude critique sur l'état économique de la sénéchaussée d'Ayentds, au début du A 17//' siècle, dans la Revue de VAgenais, t. XLI1I, p.. 206.

comparaison, le subdéléguè cli Villeneuve nous convie h nous Iransporlci sur les hauteurs qui séparent la juridiction de ' Ilairac de celle de Tonneins De le on découvre, nous dit-il, l'une et l'autre ville et leur territoire : la plaine de la Garonne, du côté de Tonneins, présente un pays gras, frais ivec des arbres vigoureux et d'un vert très foncé, tandis que la plaine du Lot, apanage de Claii

semble sècl i aride I a nature \ paraît presque languissante

dans ses productions

Tel quel, avec les inégalités naturelles qui tiennent a chaque on, l'Agenais est le pays ■ d'abondance qui possède quantité ■ I arbres à fruits de toute espi i . qui produit le blé, le froment, le méteil, le s< igle I orge, le millet, les fèves, le tabac, el encore les textiles, le chanvre el le lin '. L'intendant de Courson, • '■ cité, voyait dans l'Agenais, le meilleur pays de sa généralité, le plus riche, le plus abondant el d'un plus grand commerce cause de la plaine «!<■ la Garonne, à laquelle il confine vers le sud '.

\ . en ••>! la \ ille capitale, rrès lîère de ses 11.310 habitants, elle se fait gloire de tous les dons de l'Agenais el prétend s'en réser> ei l'avantage \i'<'h qui est l< chef-lieu est une ville très ancienne et considérable, déclare !<• subdélégué sa situation esl des plus belles, • I ; i il— un climat des plus riants, raisonnablement abondante en toute sorte de choses nécessaires pour la vie, sur le bord de la Garonne, communiquant aux deux mers de l'Océan cl de la Méditerranée, le centre delà Province de Guienne, par conséquent le plus convenable de MM les Commandants de cette province... Les envii .n> sont très beaux, ce sont de belles promenades ornées de belles allées d'ormeaux

Pour un peu, ^gen aurait des prétentions difficiles à soutenir. Le pays esl trop beau, la \u- trop facile, le soleil trop

I \ 1 • lémoire du subdélégué de Villeneuve, '■

h l.i subdi éf iiil.-l 1743.

lem I h ce qui concerne l'exploitation : nous extrayons celte note

du mémoire établi en 1743 i r l'élection I Vgcn La plupart des ta

» oui pas nsseï de prés ■ - pour nourrir les bestiaux néi essaires poui

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■ 1 1 ( 1 < ■ 1 1 1 pour que les hommes \ soient parfaits : >■>■ sonl de vrais Gascons. Il- semblenl portés à l'exagération; on nous dil qu'ils iir savenl pas mettre en valeur la fécondité de leur sol ; ;'i côté de qualités précieuses, ils auraieul de sérieux défauts : « Les gens de cette élection, au dire des élus, sonl d'un caractère assez <lon\. bons pour la guerre, ne manquant poinl d'espril pour les sciences el pour les arts. Mais, inconstants el peu laborieux, aimant Ions 1rs plaisirs, ils ne sonl pas riches, ce qui en esl une suite '. »

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