‹ L'intendant TournyChapitre 76 sur 198 · I. L'Unité géographique. II. Périgord et Sarladais · texte numérisé non relu

I. L'Unité géographique. II. Périgord et Sarladais

II i. Agenais. IV. Condomois et Bazadois. V.

Le Pays du Vin. VI. Le Rôle de Bordeaux.

' — '■ ' nitè géographique.

La - néralilé de Bordeaux ou de Basse Guien :orrespond à

une Bégion g.^ograpbiqu. lerritoirc englobe nos déparle-

m""u •"■'"••I- de la (in- le, .lu Loi el Garonne, de la Dordogne,

"■"• enclave vers Condom dans le déparleraenl du Gers ' Il

fêunil un certain nombre d'ancienn igneuries Comté dAgenais,

,:"'"1''1'' Bazadois, Comté de P. rigord, Vicomte de Blaye, Vicomte labardan, Caplalal de Bucb seigneurie de Benauge. On j disll"-"' lions l|""1 l« lieux sont: Bordeaux, Périgueux

... landaise qui certaine L

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|SS l'intendani de BORDEAUX

Sarlat, \.gen el Condom '. La généralité est située au débouché du bassin aquitain. Elle a comme axe ta Garonne, large comme

un bras de mer.

La Garonne est redoutable par ses crues, d'autanl que 1rs riverains commettent l'imprudence d'accroître leur domaine, en rétrécissant la largeur du lit «lu fleuve. Celui-ci prend sa revanche, en mordant sur la rive vers laquelle on le renvoie. Au dire d'un subdélégué, ■■ certaines paroisses qui bordent la Garonne ont perdu depuis trente ans la plus grande partie de leurs l'omis*. » Des lies se forment, aux contours indécis. Des contestations s'élèvent entre les riverains. Le fleuve coule majestueusement, entre ses rives trop souvent inondées. Il ne se prèle pas toujours, ,,; partout, à la navigation, mais on lui pardonne, car il est quand même l'artère vivante où s'alimente la généralité. 11 est de plus, |(. carrefour naturel de toutes les voies navigables qui convergent vers lui, de tous les points de l'horizon. La Dordogne lui amène du Nord, l'Isle et la Dronne, la Vézère el la Corrèze. Le Lot dessert avec ses affluents le nord-est de la généralité. Le réseau serait complet sans le désert des Landes qui épuise les rivières, et qui détourne vers le sud, le système de l'Adour.

Les traits de la topographie se marquent dans le dessin des vallées. Le terre-plein qui, du Massif Central s'inclinait vers l'Océan, a été morcelé par les grandes artères. L'érosion des eaux courantes s'exerçant sur les roches meubles, y a tracé de profonds sillons. Les rives hautes font pendant aux terrasses alluviales. Le relief des entre-deux-mers remplit l'intervalle des rivières.

La généralité de Bordeaux s'épanouit dans le large éventail que dessinent les cours d'eau. C'est un pays de vallecs.de confluents et de mésopotamies au climat doux, au sol fécond. La population se dissémine sur les enlre-deux-mers, et se rassemble dans les plaines des vallées.

I \ H 1,11. c, 2420, mémoire du 30 juillet 1743.

;, A |,.. ,;,,-.. C2420, mémoire pour la subdélégation de Bazas, 1743.

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l \ ' Bordeaux, Mbum de croquis*, de caries el de plans

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//. Périgord et Sarladais.

Les deux élections de Périgueux el de Sarlal «ml pour axe la I (ordogne, dans la partie moyenne de son cours. Elles chevauchent sur toute une série d'entre-deux-mers: Dronne el [sle, (sle el Vézère, Vézère el Dordogne, etc.. lui 17 \'.\. le présiderai de l'élection de Périgueux représentai! le Périgord, dans son ensemble, comme <■ un pays aride el pierreux, fbrl mêlé de collines el de vallons ' . •>

Entre l'Isle el la Dronne, la Double ;i sa place, en marge du Périgord. Plaque d'argile, de sable el de grès, elle était vers lé milieu du XVI llr siècle plus déshéritée encore, que de nos jours : - Il y a vingl à trente paroisses entre les rivières de Dronne, de l'Isle el de Dordogne, qu'on appelle pays de Double, el qu'on peut regarder comme le canton le plus misérable de la province; on n'y recueille que peu de seigle et de blé de Turquie, e| de mauvais vin qui ne peut se conserver, el qu'on esl obligé de convertir en eau-de-vie. Les terres labourables ne sont que la huitième partie (1rs fonds de ces paroisses, le reste n'est que landes et bruyères qui servèril à la nourriture du bétail, qui leur est de quelque ressource pour leur subsistance, niais généralement parlant, les habitants de ces paroisses y sont fort pauvres -. »

( Iji ne trouve pas de villes dans la Double proprement dite. Ce canton a toujours souffert de l'attirance des plus proches vallées.

Le contraste de ces dernières avec le « haut pays » est la principale caractéristique du Périgord, comme l'observe déjà le président de l'élection de Périgueux Delpy Delaroche : « On voit de là, dit-il, que le pays de Périgord esl composé décantons si différents que les récoltes des uns n'ont aucun rapport avec celles des autres : les années de sécheresse procurent l'abondance aux petites plaines de l'Isle, de Dronne, de Lizonne el à celle de Dordogne, el les hauteurs réussissent forl mal; c'esl tout le contraire dans les années de pluies, les hauteurs réussissent bien el les plaines forl

1. A. D.,Gii\, C 1316, mémoire envoyé à Tourny, le 16 août KI3, par Delpy Delaroche, concernant l'élection de Périgueux, '.' Ibidem,

.1 .hum qu'elles onl fnil lu | :édculc ■ • • 17 V.\ II

terres el vallées oui ainsi une vie ililTérenle correspondante nature diverse des l< rrains, el mé à lu différenci ilu elimal

Les vallées onl les cultures riches mx sols profonds

luaranlc pai environ, !<• I«>iiu ilr^ rivières de- I in hum- i

Li/.onnc coniposenl une des meilleures contrées decelti t >n ne peut « 1 1 1 • - leur comparer les paroisses situées sui lu Doi dogue, depuis Sainl ic, la Linde, jusqu'à Limeuil

Là son) les villes principales P< igueux, Bergerac, Monlpout,

Mussidan, qui centralisenl le com rce du bétail el des grains,

nui échangent les produits de l'industrie, papiers, chaudières, outils, lersà cheval. De là, les marchandises s'écoulenl par les roules du nord, vers Limoges pendant la saison sèche : les ri

- les transportent à l'ouest, vers Bordeaux, au temps de la fonte des neiges, quand les chemins sonl embourbés

I • haut pays .i les truffes, les noyi rs ■ ■! les bois taillis, les mines, el :'-- • butes qui fonl marcher les forges. \ ers Bergerac, les

leaux de la r ve nord présentent de prof I< - ravines; les sables

superficiels glissent, aux grandes pluies, sur les argiles lissi - Les

Leaux du midi onl des terres plus grasses, plus fortes, qui r< ii'iil mieux • > l'érosion ; Vu dessus des coteaux, qui montent des \ il. gnenl des lerrc-plcins où serpenlenl de paisibles mis - l ouest, dans le canton de Monravel, les lerre pleins sonl assez fertiles ' ; ils cessent de l'être el même ils disparaissent • tan- la dii ecli le I

Le Sal irdajs, sur les glacis du Massil < enlral el h cheval sui la Dordogne, donne l'im| de la montagne cl fait déjà penser

aux < ausscs .i\ <■<■ ses calcaires jurassiques compacts Le pays change, el l'activité humaine s'en ressenl : Il n'j a que I au petites plaines dont le fonds esl excellent et dont le froment est la principale semence, le reste esl causse où il ne vienl guère que

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