‹ L'intendant TournyChapitre 83 sur 198 · I.IN II N'DAN I DE B0BDEA1 V · texte numérisé non relu

I.IN II N'DAN I DE B0BDEA1 V

pays, ilmil elle esl pourlanl solidaire, <m plutôt, ils demandenl de pouvoir, à leur guise, ouvrir ou fermer leur marché aux produits îles campagnes, ou à ceux de l'extérieur.

Bordeaux consenl à être, pour certaines marchandises, le client de ses banlieues: les bourgeois de la ville achètent, à l'envi, le miel, la cire, le goudron, la résine et le charbon des Landes, le gros bétail que l'on amène au marché de Créon ', les légumes de Bègles qu'on paye très cher -, et les canards sauvages du Bassin de Notre-Dame d'Arcachon, ■< dont les habitants tiraient autrefois une grandi' ressource par ta quantité de petites huîtres qu'ils y péchaient :;. •> Les riverains de la Dordogne et de la Garonne peuvent expédier à loisir vers le grand port certains de leurs produits, comme les prunes, les châtaignes, la laine. le 1er et les ustensiles en métal.

Pour les vins et pour les grains, il n'en va pas de même. Bordeaux leur refuse son marché et son port. Les vins du haut pays ne sont admis qu'après Noël : la première vente est réservée à ceux de la sénéchaussée. Les grains du haut pays passent de même après ceux de l'étranger. Il s'ensuit, entre l'arrière-pays et Bordeaux, une concurrence mal comprise et une fâcheuse mésintelligence. « Les habitants de Bordeaux, écrit le subdélégué de Bazas, voudraient que le blé se vendît toujours à vil prix, et qu'à cet effet, M. l'Intendant ne cessât point d'en faire venir du pays étranger... I ne grande (partie de la province est ruinée quand le blé y surabonde. •> Il continue, passant des blés aux vins : « L'étranger, ou plutôt les marchands de Bordeaux qui font le commerce des vins par commission de l'étranger, nous font la loi et la loi la plus dure. Instruits de l'épuisement où nous sommes, ils se promettent bien sûrement qu'en différant leurs achats et en faisant les renchéris, nous serons forcés à la longue de leur faire notre cour, et de les supplier d'acheter nos vins au plu^ bas prix qu'ils voudront ' ».

1. Cf. le mémoire sur la subdélégation de Bordeaux, du 25 juillet 1743. A. 1).. (lir., C 264.

2. Détail extrait d'une lettre de Tourny, cité par Benzacar, Règles économiques

op. cit., p. 12.

3. A. I». Gir., C 264, mémoire du 2r> juillet 1743, sur la subdélégation de Bordeaux, l. A. D., Gir., C 2420 mémoire de 1743 pour la subdélégation de Bazas.

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