‹ L'Interdépendance du Problème Papetier et du Problème Forestier: Régime particulier des papiers de presseChapitre 113 sur 190 · LE POINT DE VUE DES FABRICANTS DE PAPIER ORDINAIRE · texte numérisé non relu

LE POINT DE VUE DES FABRICANTS DE PAPIER ORDINAIRE

Le Syndicat général des fabricants de Papier et Carton de France repousse brutalement toute protection des pâtes (1) et précise ses désiderata dans le vœu que nous reproduisons ci-dessous :

1° Le projet présenté par l’Union des Pâtes étant reconnu inapplicable et dangereux pour l’industrie du papier tout entière, il ne saurait être question de demander au gouvernement de modifier la protection douanière actuelle en matière de pâtes mécaniques et de pâtes de cellulose chimiques.

Pour le bois de papeterie, un droit modéré de 2 francs maximum par quintal, soit environ 8 francs par stère, pourrait être envisagé à la condition que soit maintenu le tarif douanier actuel des pâtes ;

2° La revalorisation de la production sylvicole paraît devoir être obtenue, d'autre part, comme l'indique la proposition de résolution de MM. Caillier,

Portmann, Capus et Calmel, sénateurs, en date du 28 juin 1935, par l’attri-

(1) Voir Chapitre V, page 83 et « Réfutation de la Thèse de l’Union des Pâtes », pages 4, 5, 6 et 7. La position de ce Syndicat se trouve en outre bien nettement définie dans une lettre du 10 avril 1935 adressée au Ministre du Commerce, dans laquelle il combat la prime, uniquement en raison de ses répercussions sur le budget de l'Etat.

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bution de primes aux fabricants de pâtes de bois, en fonction de leurs achats effectifs de bois français, et sous réserve de l’examen de certaines situations de fait.

Il appartient aux parties en cause de poursuivre leurs négociations dans ce sens ;

3° Le programme de reboisement en épicéa ou sapin doit pouvoir entrer dès 1936 en application, par les soins du Ministère de l’Agriculture et en dehors de toute subvention demandée à une industrie particulière.

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