LE POINT DE VUE DES FABRICANTS DE PAPIER JOURNAL
Le Syndicat des fabricants de papier journal se montre plus libéral mais ne veut cependant pas entendre parler d'une protection exagérée des pâtes. Son point de vue se trouve exposé dans plusieurs déclarations de ses représentants, et notamment dans les lettres adressées par lui en décembre 1935, d’une part au Ministre de l'Agriculture ; d’autre part, à M. Néron, président du groupe forestier du Sénat.
Nous le résumons ci-dessous : -
— Absorption par la papeterie française de la totalité de la production forestière actuelle, à un prix d'achat minimum.
Si cette production ne peut être absorbée sur place, il y aura lieu de prévoir un abaissement des tarifs de transport et, pour les très grandes distances, où cet abaissement ne serait pas suffisant, une prime supplémentaire de transport.
— Légère prime aux pâtes mécaniques vendues.
— Léger aménagement de certaines primes aux pâtes chimiques.
Les nouvelles recettes nécessaires pour faire face aux dépenses prévues (prime de transport, aménagement de certaines primes) seraient obtenues par une augmentation des taxes actuellement prévues sur les pâtes importées.
Le moyen de réalisation serait le suivant :
Se servir de la Convention des Celluloses du 10 Novembre 1933 ; Etendre le Comité Interprofessionnel des Celluloses qui deviendrait le Comité Interprofessionnel des Bois de Papeterie et des Pâtes de Cellulose avec adjonction de représentants des organisations forestières
qualifiées.
Ainsi, le papier journal accepte une charge supplémentaire à condition que celle-ci soit légère, le papier journal ne pouvant la reporter sur le consommateur, la Presse, qui, n’étant pas libre de son prix de vente, ne peut subir d'augmentation quelconque du prix de son papier.