AGDE
leurs frais généraux, grâce à une meilleure spécialisation des machines, enfin, de constituer tous groupements destinés à assurer leurs approvisionnements et d’effectuer toutes opérations pour leur compte commun. II importe de préciser, cependant, que ce nouveau groupement ne constitue pas un comptoir de vente et que les entreprises qui v sont affiliées conservent leur liberté commerciale. x
Il importe de ne point s'arrêter en si bonne voie.
En effet, les conventions d’avril 1936 et la législation qui les authentifie ne produiront vraiment leurs fruits que si elles se complètent dans l’avenir par une série d’ententes : entre fabricants de papier journal et fabricants de papiers ordinaires ; entre fabricants de papier journal et fabricants de pâtes ; entre fabricants de papiers ordinaires et fabricants de pâtes ; entre fabricants de pâtes et groupements forestiers ; et par la réunion des uns et des autres dans un Comité Intersyndical destiné à suivre l’évolution des différents problèmes que posera, dans l'avenir, la forêt, l’industrie des pâtes et des papiers et la Presse. |
Nous avons d’ailleurs signalé, à la fin du chapitre IX, la création de ce Comité et indiqué en même temps :
1° Que les deux conventions étaient solidaires, à savoir que la convention des papiers de presse ne valait qu’autant que la convention des celluloses était respectée.
2° Que les fabricants de papier journal avaient pris vis-à-vis des fabricants de papier ordinaire l’engagement d’entrer dans la voie des ententes papetières sur les autres sortes.
Il ne faut pas oublier, en effet, le but final de toute cette législation : Provoquer la revalorisation des bois, d’une part ; Assurer au papier de presse un régime d'exception, d'autre part.
Il suffit de se rappeler les multiples interventions au Parlement du groupe forestier pour conclure que rien n’aura été réalisé si le régime nouvau n’a pas pour effet de provoquer la revalorisation des produits forestiers.
Nous n’y reviendrons pas. Nous avons suffisamment insisté sur ce point dans la première partie de cette conclusion.
Il nous reste à dire un mot du régime d’exception des papiers de Presse.