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En 1913, la production totale du papier en France était de 700.000 tonnes, représentant une valeur de 300 millions de francs-or. On pouvait évaluer la consommation à 675.000 tonnes.
Les importations s’élevaient à 17.910 tonnes et les exportations atteignaient 41.793 tonnes.
Dans l’ensemble, cette situation d’avant guerre paraît brillante, mais il faut immédiatement faire observer que, dans ces exportations, figurent de nombreux objets en papier, fabriqués avec des produits étrangers et manufacturés en France.
Un fait, en effet, dominait la situation : la France devait résoudre le problème des matières premières. Elle le fit de deux façons :
Transformation en France des bois importés de l'étranger :
les bois étrangers furent traités en France tantôt dans de petites usines annexées aux papeteries — trop petites pour avoir un prix de revient intéressant, elles durent, une à une, fermer leurs portes — tantôt dans des usines de plus grandes dimensions installées à proximité des ports et des grandes voies fluviales — plus importantes, elles se sont maintenues; elles fournissaient les papeteries françaises dans leur presque totalité.
Utilisation des ressources nationales : elle fit l’objet d’études et d’essais (sapin français, tremble, peuplier). Mais ces peuplements n'étaient pas très considérables. Ils servaient surtout à alimenter quelques fabriques de pâtes mécaniques montées par des papeteries dans les Vosges.
La guerre mondiale a eu une influence profonde sur la structure de l'économie papetière de la France. Elle a accru, dans des proportions considérables, les importations de papier et déterminé, de ce fait, des courants commerciaux qui ont persisté.