NIQUE
exportations algériennes vers l’Angleterre était en moyenne de 92,2 ©. Au contraire, elie a fléchi depuis la guerre et, pour la moyenne des années 1924-1928, ne dépasse pas 86,4 4%. Inversement, pour les mêmes périodes, la France est passée de 1,7 % à 9,7 %.
Pour développer l’utilisation de l’alfa par les papeteries françaises, deux méthodes ont été envisagées et appliquées :
Construction d'usines de pâtes sur place, à proximité des peuplements d'alfa: mais le prix du charbon et des produits chimiques, l’insuffisance de la main-d'œuvre, les frais de transport et la difficulté d’approvisionnement en eau durant les périodes de sécheresse, ont rendu tous ces essais infructueux.
Transport de l'alfa en France : pour le -transformer en pâte. Une usine s’est ainsi créée dans le Vaucluse qui produit de la pâte d’alfa, mais comme le marché de cette pâte est limité, elle a été vite amenée à étendre son activité à la papeterie.
On aboutit donc au système anglais préconisé par M. H. Marc (1).
Les navires anglais qui abordent en Afrique du Nord transportent à bas prix l’alfa comme fret de retour. Amené à destination, l’alfa sert à fabriquer une pâte qui est aussitôt transformée en papier dans la même usine. Ainsi les frais de séchage, de mise en feuille et de transport de la pâte sont évités.
Cette réalisation, qui présente de gros avantages financiers et qui permet de mettre en œuvre, dans les meilleures conditions industrielles, la pâte fraîchement sortie des usines, doit être imitée en France où le papier d’alfa, par sa qualité supérieure, doit trouver un important débouché.
L’alfa est également traité à la soude et blanchi.
Les ressources en matière première sont considérables, mais, en raison du haut prix de revient de la pâte d’alfa, les quantités demandées par le marché français sont, jusqu’à présent, restées limitées. Il serait souhaitable que l’emploi de ces beaux papiers se développe comme en Angleterre, où l’on fabrique annuellement environ 100.000 tonnes de cette belle pâte.