‹ L'Interdépendance du Problème Papetier et du Problème Forestier: Régime particulier des papiers de presseChapitre 38 sur 190 · NECESSITE DE REBOISER EN BOIS DE PAPETERIE · texte numérisé non relu

NECESSITE DE REBOISER EN BOIS DE PAPETERIE

Nous empruntons à un article de M. Dutilloy, directeur de l’Association Nationale du Bois : « Nécessité de reboiser en papeterie » (1), les lignes … qui suivent :

(1) La République, 8 mars 1985.

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« Alors que la forêt française souffre cruellement du remplacement des charpentes de menuiseries de bois par les charpentes en fer ou en ciment armé, elle reste largement déficitaire en bois de papeterie; il en résulte que nous devons, chaque année, payer à l'étranger un lourd tribut pour notre approvisionnement en pâte et en papier.

« On peut objecter à cela qu’il nous suffirait de développer nos usines de pâtes de pin maritime. C’est là, sans aucun doute, une solution partielle. Mais, outre que nos ressources ne sont pas illimitées, on n’a pu, quant à présent, fabriquer avec cet arbre qu’une seule sorte de papier, le Kraft, dont les emplois, quoique sans cesse grandissants, sont néanmoins limités.

« Certes, des procédés sont à l’étude pour développer les utilisations du pin, mais le sapin, et surtout l’épicéa, que l’on confond généralement avec lui, sont des arbres de papeterie par excellence, du fait que, contrairement au pin, ils ne contiennent que fort peu de résine. Leurs qualités techniques éminentes leur assureront donc toujours une place de choix.

« Or, on ne trouve chez nous l’épicéa mélangé au sapin que sur des surfaces relativement restreintes, dans les Vosges, les Alpes et le Massif Central. Notre production reste modique et surtout la forte dimension des arbres exploités les destine beaucoup plus à la construction qu’à la papeterie.

Alors que nos besoins s’élèvent à trois millions de mètres cubes d’épicéa, c’est à peine 50.000 mètres cubes que nous tirons de nos forêts. »

Si les projets présentés par les forestiers étaient adoptés, la production française future pourrait suffire à nos besoins.

IL faudrait, pour cela, reboiser 20.000 ha. par an.

Le Massif Central pourrait ainsi offrir 1,100.000 ha. reboisés en essences de papeterie.

A 30 ou 40 ans, un hectare donne 80 mètres cubes (100 stères).

C'est donc une production de 2.750.000 st. qui pourrait être mise sur le marché.

L'achat de terrain et les plantations (1.000 fr. par hectare) représenteraient une dépense annuelle de 20.000.000 de francs.

C’est une question nationale.

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