‹ L'Interdépendance du Problème Papetier et du Problème Forestier: Régime particulier des papiers de presseChapitre 40 sur 190 · SITUATION INDUSTRIELLE ET SYNDICALE DES ENTREPRISES · texte numérisé non relu

SITUATION INDUSTRIELLE ET SYNDICALE DES ENTREPRISES

Suivant la destination des pâtes fabriquées, les usines peuvent se répartir en trois groupes :

a) Les usines de pâtes indépendantes qui fabriquent pour vendre à la consommation des pâtes mécaniques, en très petite quantité (1 % de la production totale).

b) Les usines de pâtes mécaniques ou chimiques (à la soude) intégrées à des fabriques de papier, absorbant toute leur production, soit que la machine à papier soit située sur les lieux mêmes de production de la pâte, soit qu’au contraire elle soit installée à distance.

c) Les usines de pâtes chimiques (bisulfite, blanchie) intégrées à la fabrication du papier, mais qui mettent sur le marché un surplus de production de pâtes (66 %, environ de leur production totale) non absorbé par les fabriques de papier intégrées.

d) Les usines de pâtes blanchies où la fabrication des pâtes apparaît comme sous-produit de la fabrication des extraits tannants ou pour le traitement de l’alfa.

La production totale des pâtes chimiques et mécaniques, qui était, en 1913, de 140.000 tonnes, a atteint, en 1935, 315.000 tonnes. C’est dire qu'un effort vigoureux a été consenti depuis 1913, surtout si l’on tient compte de ce fait que la guerre avait gravement compromis la situation de cette industrie dont la production était tombée, en 1920, à 79.000 tonnes.

Le tableau I (page 39) montre — bien que certaines catégories de pâtes accusent, à plusieurs reprises, un recul très net — la marche ascendante de la production totale française depuis 1920. |

On trouvera, dans le tableau II suivant, la physionomie générale des pâtes en 1935, et dans les tableaux III et IV, la répartition par entreprise des productions de pâtes mécaniques et chimiques.

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