AVANT-PROPOS
j'ai doDC cru utile d'inscrire dans cet opuscule un grand nombre d*exen)ples différents, sans m*arréter devant la répétition des problèmes variant uniquement par di faibles détails.
Ce petit livre servira dans la double circonstance: premièremeni, lorsque le lecteur ne saurait d'algèbre que ce qu'il en faut pour appliquer une formule aux problèmes semblables à ceux qu'il a sous les yeux et qui n'en diffèrent que par les chiffres; et, secondement, aux personnes plus familiarisées avec les calculs, en leur offrant les moyens d'appliquer des formules toutes faites.
Deux points ont plus spécialement occupé mon attention, ce sont, premièrement, les comptes courants d'Intérêt et, secondement, les calculs relatifs aux obligations. Rendre simple et pratique le calcul des intérêts, tel est le but que je me suis proposé.
DE LINTÉRÊT.
L'intérêt est le loyer de l'argent.
L'argent étant plus ou moins demandé ou offert, son loyer augmente ou diminue suivant les circonstances. Il augmente ou diminue encore, suivant le d^é de confiance qu'inspire l'emprunteur.
Pour coter ces variations^ on se sert de l'expression tant pour cent, sous-entendu par an.
Ainsi, un capital placé à 5 p. c, signifie qu'à l'expiration de l'année, on devra, en outre du capital prêté, autant de fois 5 francs que le capital contient de fois 100 francs.
Si 100 francs rapportent 5 francs dlntérét par an, 1 franc rapportera S centimes et ainsi de suite pour tout autre taux d'intérêt.
6 INTÉRÊT DE l'aRGENT.
Nous désignerons par la lettre r Fintérêt que rapporte 1 franc par an» ainsi :
désigneront l'intérêt à 5 ou à 6 p. c.
D'après ces conventions, si l'on place un nombre C de francs, l'intérêt annuel, que nous représenterons par I, se trouvera en multipliant G par r.
En St servant des signes algébriques, cela s'exprime d'une manière fort simple :
I = rC (I)
équation dans laquelle :
I désigne Fintérêt dû au bout de Fannée;
C le capital placé ;
r Fintérêt que rapporte 1 franc.
La formule (i) donne Fintérêt pour une année entière; mais il arrive souvent que le capital n'est loué que pour une fraction de Fannée, soit un nombre de jours que nous représentons par j; il faudrait, pour trouver Fintérêt I, qu'il convient de payer pour ce nombre de jours, multiplier Fitttërêl r d'un an par la fractiou
-^; on aura ainsi Féquation suivante :