POUR LE CRÉDIT
Nombres
45 X 332 jours = 4980
Nombres du crédit. . 5840
Soustrayant les nombres du débit de ceux du crédit, on trouvera pour reliquat en faveur du crédit :
Veut-on connaître l'intérêt du compte arrêté au 31 décembre, on trouvera par la formule (UI) :
INTÉBÊT DE L'aRGENT. 33
qui iDdique que, pour trouver Tintërét , il suffit de diviser le nombre N par le diviseur D; on trouvera, disons-nous, que Tintérêt sera au 31 décembre :
""- = francs 432,22
Le compte sans intérêt se soldant créditeur par 10,800 francs, il faudra ajouter à ce solde l'un des nombres de francs ci-dessus, suivant que l'on compte les inléréts réciproques à 4, S ou 6 p. c, ce qui donnera pour solde au 31 décembre :
A 4 p. c fr. 10800 + 432,22 = 11232,22 A 5 p. c. . 10800 + 340,28 = 11340,28 A 6 p. c. . 10 800 + 648,33 = 11 448,33
Si Ton voulait arrêter les comptes précédents à une autre époque quelconque, précédant le 31 décembre, il suffirait de déduire l'escompte à raison de 4, 5 ou 6 p. c. pour le nombre de jours qui restent à courir jusqu'au 31 décembre, en opérant sur le s^lde des capitaux, soit ici sur 10800.
Admettons que l'on choisisse l'époque du 1 1 décembre, ce serait 20 jours, soit :
A 4 p. c. = francs 24 A S p. c. = — 30 A 6 p. c. = — 36
Et les soldes se seraient réduits, valeur 21 décembre :
A 4 p. c fr. H 208,22
On pouvait se dispenser de calculer les intérêts au 31 décembre, puisqu'il suffisait de déduire du nombre 3890 celui résultant des 20 jours sur 10800, soit 216, ce qui réduit le solde des nombres à 3674, ce qui eût donné directement pour intérêts :
qui» ajoutés au solde 10800 francs des capitaux, aura lent pj^odoit précisément les mêmes soldes queci-dessus, poiir les compta arrêtés au il décembre.
Rjen.^ n'est donc plus facile que d'arrêter un compte d*intérêtis à une époque quelconque, lorsque les nombres ont été calculés pour la clôture des livres ao 3! décembre.
Nous devons encore dire quelques mots sur ce que
les teneurs de livres appellent les nombres rouges.
Ce sont lout simpleroeat des iotéréls négatirs, des escomptes; au lieu d'être des intérêts, ce sont des nombres à porter dans la colonne opposée aux intérêts. Voici à quelle occasion ces nombres rouges apparaissent :
Admettons que» vers la fin de l'année, on envoie à un banquier une traite de 2000 francs, échéant le 18 janvier suivant. Gomme l'époque de cl6ture est fin d'année, il est clair qu'il y aura quinze jours d'escompte à déduire. Il suffira donc de porter 2 X IK =^ 30, aux nombres du débit, pour que tes comptes continuent à être en règle; ce cas ne peut donc présenter aucune difficulté. Les teneurs de livres ont appelé cela des nombres rouges, parce qu'ils se servent d'encre de celte couleur pour les inscrire. Il serait bien plus simple de se servir d'encre noire» pour les placer immédiatement sons le titre escom^, car cela serait plus clair et préviendrait toute espèce de eonfosion.
Pour rendre la tenue des livres plus aisée, on divise les pages en colonnes, tant au débit qu'au crédit. Elles contiennent pour chaque poste inscrit dans les livres, les données suivantes, savoir :
Une colonne pour les dates.
Une pour le libellé de l'article.
Une pour les capitaux.
Une pour les jours portant intérêt.
Une pour les nombres.
Les colonnes que nous venons d'indiquer suffisent pour les comptes d'intérêt, et si quelques teneurs de livres en ajoutent d'autres, c'est pour des raisons spéciales eu dehors des besoins du calcul des intérêts.
36 INTÉRÊT DE l' ARGENT.
On peut adopter pour la subdivision des pages eu colonnes tel ordre que Ton juge convenable, mais celui qui paraît le plus naturel est indiqué ci-dessus; dans tous les cas, on, ferait bien d'adopter une méthode conforme pour le calcul des intérêts ; car, pour bien des personnes, les comptes des banquiers sont un grimoire auquel elles n'entendent rien, d'autant plus que les comptes courants d'intérêt sont ia plupart du temps de petites feuilles de papier lignées sans aucun intitulé désignant l'emploi des colonnes qui y sont tracées.
Souvent le particulier qui reçoit le compte de son banquier se trouve réduit à estimer, ce que l'on appelle à vue de nez, l'intérêt qui lui est dû, et si le compte fourni ne s'écarte pas trop de son estimation, il l'admet sans autre calcul. Cela est un tort que l'on a et auquel il est facile de remédier, en suivant les principes que nous venons de développer et dont nous allons faire une application pratique, au moyen d'un compte simulé.