SCENE VI
LES PRECEDENS, DERVILLE, habillé et sortant de son
cabinet.
DERVILLE
M. Dubelair, voilà un acte qu'il faut porter à l'enregistrement...
DUBELAIR.
Oui , monsieur... ( // le donne à un des clercs , et dit a un autre) Et vous , allez à la justice de paix. ( Les deux clercs sortent. )
Y a-tildes lettres?
VICTOR, les prenant sur le poêle et les lui
donnant.
Voilà, monsieur.
derville, en ouvrant une.
AlR: Ces postillons sont oVune maladresse.
C'est pour dîner chez un de mes confrères.
{Ouvrant une autre.)
Ça , c'est un bal chez l'avocat du Roi ! Que de plaisirs nous donnent les affaires! On n'a vraiment pas un instant à soi.
C'est chaque jour un dîuer qui s'apprête. Hommes d'aflài?es! hommes d'état!
Ont à pieseut moines bt.»oin de leur tête Que de leur estomac.
Et celle-ci... Ah mon dieu ! c'est de ce pauvre Dermont... un peintre dont on va saisir les meubles... j'y cours sur te champ... {Allant pour jeter la dernière lettre qui Ini reste dans la main.) Que vois-je ? c'est d'Elisée (S'avançant sur Je devant du théâtre et regardant si Jolivet ne f examine pas. ) (Lisant.) « Mon ami , M. Franval , mon oncle et mou tu- » teur , ce riche et brave négociant dont vous avez peut- » être entendu parler, vient d'arriver aujourd'hui même à » Paris. Enhardie par ses bontés, je lui ai tout ronflé ; no- » tre amour et nos espérances. J'ai vu que quelle que fui ia » fortune , il aurait facilement consenti à mon mariage avec « toute autre personne qu'avec un avoué.... Mais il a une si » grande prévention contre les gens d'affaires, qu'il ne veut » seulement pas en entendre parler... Cependant, ému par » mes prières, il m'a promis qu'il chercherait à s'assurer par » quelque épreuve , et que.... » Quel est ce domestique ?