‹ L'interieur de l'etude, ou Le procureur et l'avoue, comedievaudeville, en un acteChapitre 21 sur 21 · SCENE XVIII ET DERNIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE XVIII ET DERNIÈRE

LES MEMES, PIEDLEGER.

Suite de l 'air.

Quel plaisir! quelle ivresse !

On vient d'aecepter ma pièce.

Une estime Unanime

A dicté leur choix.

De ce comité de sages ,

J’ai les. deux tiers des suffrages ,

Et pourtant je crois Qu’ils étaient au moins trois.

TOUS

Oui ; mais c’est bien entendu.

Par un travail assidu ,

Mes amis ijbis ) , rattrapons le temps perdu. >

Oui , c’est un point arrêté , ' .

Ici plus d’oisiveté ,

Redoublons ( bis ) de zèle et d’activité.

DERVILLE

Mon, messieurs, je donne congé, vaque je me marie

FRANVAU.

Oui, messieurs, et la semaine prochaine.... J’invite toute l'étude à la noce... je ne serai pas lâché de les faire danser... ils sont si gentils. *

TOUS

Comment , notre avoué se marie?.... nous serons garçons de la noce.„.

PIEDLEGER.

Et moi je me charge de la chanson.... et ce ne sera pas long.... j’ai déjà dans mon vaudeville deux couplets qui pourront servir.

Air de M. Blanchard.

AUGUSTE

Nous voilà tous d’accord, je pense.

Vous vo^ez bien qu’on peut unir La jeunesse et l’expérience »

Les afiaires et le plaisir.-

36 L’INTERIEUR DE L’ETUDE, COMEDIE

(^JoUoet et DeroilU se donnent la main.)

Dieu! quel rapprochement sublime !

Sur mon honneur il fait tableau.

On croirait voir l’ancien régime Qui donne la main au nouveau !

FRANVAL

Vojei cette femme charmante A coté de son vieil époux ;

Comme elle a l’air vive et brillante!

Comme il a l’air sombre et jaloux !

D’un ornement illégitime ,

S’il redoute, hélas! le fardeau,

C’est qu’il est de l’ancien régime Et que sa femme est du nouveau !

ROSE

Au temps présent, loin d’faire grüee,

Que d’mond’ contre lui courroucé !

Jusqu’au marchand de vib en lace ,

Qui u’vante que le temps passé.

Comme cabar’tier , il n'estime Que Bancelin , que Ramponneau ;

Tout est chez lui d’I’ancien régime ,

Hormis son vin , qui est du nouveau !

DERVILLE

Quoiqu’on dise maint Héraclite,

Tout n’est pas si mal , Dieu merci I Kos pères avaient leur mérite ,

I ]$uus avons bien le nôtre aussi.

Avec leur gloire , que j’estinje,

La nôtre est au moins de niveau ;

Oui, respectons l’ancien régime,

, . Mais n’outrageons pas le nouveau!

HlEDLI^GER, au Public.

Nous voudrions, je vous le jure.

Pouvoir vous donner sans façon Quelques couplets de la facture ^ De Piron , Panard ou Laujoii.

Où trouver leur verve sublimé !...,

D „ GoogU

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