Cité par Nettlau
4. Testut donne « utilité » au lieu de « autorité » ; mais la traduction allemande montre que c'est une erreur de copie.
5. Au procès de Leipzig (audience du IC» mars 1872), le président parla d'une Confidentielle Mitlheilinui (Communication confidentielle) du Conseil ,i,'énéral de Londres, datée du 28 mars 1872, dont une partie était rédi^'ée en allemand et une partie en français. Dans la partie française ((lui n'était autre chose, ainsi (ju'on le verra p. 297. que la «Communication privée» du I" janvier 1S70). il était (luestion. dit le président, du « sérieu.x travail souterrain » du Gnnseil {général. .\ cette époque, je ne connaissais pas le contexte, et celte expression isolée de « travail souterrain » me parut devoir s'appliquer à l'organisation occulte et dictatoriale au moyen de laquelle la cote rie marxiste tentait de diriger l'Inlernationale ; c'est en lui donnant cette signification que je la commentai dans le Mémoire de la Fédération jurassienne, pages 8:i et 24t. Comme on le voit maint<^nant par l'ensemhle du i)assage,, ce n'est pas de cela qu'il s'agissait, mais de l'intervention du Conseil général dans les allaires anglaises,
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aurions peut-être commis la faute de répondre publiquement à la question (jue nous pose V Egalité i-clativenientà cette séparation' [, en disant « [)ourquoi le Conseil général s'in»])ose ce cumul de l'onctions si laclieux »]. L'Anj^leterre ne doit pas être simplement traitée comme un pays auprès des autres pays : elle doit être traitée comme la niétroj)ole du cai)ital ^
[5. (^)uestion sur les résolutions du Conseil général au sujet de l'amnistie irlandaise.
Si l'Ang-leterre est le boulevard du landlordisme et du capitalisme européen, I le seul ])oint où l'on puisse fra[)per le grand C(jup contre l'Angleterre ollicielle, c'est l'Irlande '.
[D'abord, l'Irlande est le boulevard du landlordisme anglais. S'il tombe en Irlande, il faut qu'il tondie aussi en Angleterre.] En Irlande, l'opération est cent fois plus facile, parce que la lutte économi(iue y est concentrée uniquement sur la propriété foncière ^ |, parce que cette lutte y est en même temps une lutte nationale], et parce que le })euple y est plus révolutionnaire et plus exaspéré qu'en Angleterre '\ [Le landloi-disme en Irlande n'est maintenu que par l'armée anglaise. A l'instant même où l'union forcée entre les deux pays cessera, une révolution sociale, quoique dans des formes vieillies, éclatera en Irlande. Le landlordisme anglais ne perdra pas seulement une grande source de ses revenus, mais aussi sa plus grande force morale, celle d'être le représentant de la domination de l'Angleterre sur l'Irlande. D'un autre côté, le prolétariat anglais rend ses landlords invulnérables en Angleterre même, aussi longtemps qu'il maintient leur puissance en Irlande ^ . .
intervention discrète et qui ne recherchait pas « l'éclat des tréteaux ». Liebknecht déclara au tribunal que la partie française de la CoufvlenlieUe Millheilunfj « avait été probablement rédigée par un Français, mais certainement pas par Karl .Marx », et que <■ les Français, dans rinternationalc, se distinguent par l'emploi d'expressions qui ne sont pas tout à fait correctes, et parfois même exai,'érées ». Liebknecht se trompait ; on voit par une lettre d Eugène Dupont A André Murât, du 7 janvier 1870 (TroiSîcnie procès de l'Internationale a Fans, p. 37), que c'est lui qui a traduit eu français les résolutions du Conseil général du i" janvier 1870: donc, le texte original de ces résolutions était en anglais (Dupont ne savait pas l'allemand), et il est évident qu'il avait été rédigé par Marx. — J'aurai à revenir plus loin (p. '292) sur cette Co«tidenlicUe Mittheilu7ig du iS mars 187^, qui concernait Bakounine.
1. Cité parïcstut (V Internationale, pièce \i, p. 237 delà 2' édition).
2. Cité par Nettlau. — Tout ce paragraphe est très remarquable ; si nous l'eussions connu à l'époque, nous n'aurions pas manqué de trouver les raisons de Marx excellentes. Je dois cejx'ndant faire deux observations. D'abord, je tiens à constater que l'idée de demander au Conseil général de se décharger de l'administration des affaires particulières de la Grande-Bretagne sur un Conseil régional anglais est une idée qui fut mise en avant par le seul Robin : le Progrès n'a jamais exprimé d'opinion sur une question qui lui paraissait n'être pas de la compétence des Sections du continent; et Bakounine, dans une lettre que je citerai tout à l'heure (p. 209) qualifie d'injuste. A' int politique et d'absurde la critique adressée par Robin aux « préoccupations anglaises » du Conseil général. En second lieu, on ne peut s'empêcher d'être quelque peu surpris de voir que les raisons qui, nu commencement de 1870, paraissaient à Marx et à ses amis d'un si grand poids, n'avaient plus de valeur pour eux l'année suivante, puisqu'en 1871 la Conférence de Londres, par sa résolution Xil, invita le Conseil général o à aviser les branches anglaises de Londres de former un Comité fcdêi-al pour Londres, lequel, après s'être mis en rapport avec les branches provinciales et les sociétés de résistance affiliées, et après avoir reçu leur adhésion, sera reconnu par le Conseil général comme Conseil fédéral anglais ».