‹ L'Internationale; documents et souvenirsChapitre 116 sur 314 · En anglais dans le texte · texte numérisé non relu

En anglais dans le texte

3. Le Bureau central de l'Alliance fut constitué en septembre 1868, le groupe genevois de l'.^lliance en octobre ; le Comité fédéral romand ne fut élu que le 4 janvier 1869 par le Congrès romand de Genève.

4. Cette assertion est inexacte, comme on l'a vu antérieurement (pages 76 et 109). L'envoi des statuts et du programme au Conseil général allait de soi, et la décision

• négative de celui-ci provoqua la colère de Becker. tandis que Bakounine reconnut la justesse des motifs allégués par le Conseil.

comme branche de l'Internationale ; 2° tous les articles du règlement de l'Alliance statuant sur ses relalions avec l'Internationale sont déclarés nuls et de nul elTet. Les considérants démontraient de manière claire et frappante que l'Alliance n'était rien qu'une machine destinée à désorganiser l'Internationale.

Ce coup était inattendu. Bakounine avait déjà transformé l'Egalité, l'organe central des membres de langue française de l'Internationale en Suisse, en son organe personnel', et il avait fondé en outre au Locle un petit moniteur privé, le Progrès -. Le Progrès continue encore à jouer ce rôle sous la rédaction d'un partisan fanatique de Bakounine, un certain Guillaume.

Après plusieurs semaines de réilexion, le Comité central de l'Alliance envoya enfin une réponse au Conseil général, sous la signature de Perron, un Genevois. L'Alliance, dans son zèle pour la bonne cause, était prête à sacrifier son organisation particulière, mais à la condition toutefois que le Conseil général déclarât reconnaître ses principes « radicaux ». Le Conseil général répondit qu'il était en dehors de ses fonctions de prononcer comme juge sur les programmes théoriques des différentes Sections : qu'il avait seulement à veiller à ce qu'ils ne continssent rien de directement contraire aux statuts et à leur esprit ; qu'il devait en conséquence insister pour que la phrase ridicule du programme de l'Alliance sur Y égalité des classes ' fût éliminée et remplacée par Vabolition des classes * (ce qui fut fait) ; qu'enfin l'Alliance serait admise après la dissolution de son organisation intei'nationale particulière, et après qu'elle aurait communiqué au Conseil général (ce qui ne fut jamais fait) une liste de toutes ses branches \

L'incident se trouva ainsi vidé. L'Alliance prononça sa dissolution nominale, mais elle continua d'exister en fait sous la direction de Bakounine, qui gouvernait en même temps le Comité fédéral romand". Aux organes dont elle disposait vient s'ajouter la Confederacion ' à Barcelone, et, après le Congrès de Bàle, Y Eqiialità *, à Naples.

Bakounine chercha à atteindre son but — transformer l'Internationale en son instrument personnel — dune autre façon. Il fit proposer au Conseil général, par notre Comité romand de Genève, de placer la question de Vkéritage dans le programme du Congrès de Bàle, Le Conseil général y consentit, afin de pouvoir assommer Bakounine d'un coup décisif \ Le j)lan de Bakounine était celui ci : Le Congrès de Bàle ayant adopté les principes (!) '" i)roclamés par

1. Pendant les six premiers mois d'e.'tistence de l'Lgalité, Balîounine y écrivit (li'ux ou trois fois A peine.

2. Les fondateurs du Progrès ne connaissaient pas encore Baiiounine. ;{. I',n fiançais dans le texte. Lire : « l'égalisation des classes ».

4 Kn français dans le texte.

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