Le point d'exclamation est dans le texte
296 l'intkrnationale
Bakouninc à Lausanne ', il aura été dénionlré ainsi au inonde (jue ce n'est pas JîaUounine (|ui est allé à rjnlei-nationale, inîiis (jue c'est l'Jntcii'nationale qui est venue à lîakounine. Conséquence toute siini)lc : le Cons(>il général de Londres (dont l'opijosilion à cette exhumation de la vicUlei-ie .saint-sinio/iisle ' était connue de Bakouninc) doit céder la place, et le (k)ngi-cs de lîàle transfér(;ra le Ojnscil général à Genève \ c'est-à-dire que l'Internationale tombera sous la dictature de Bakounine.
Bakounine machina une véritable consi)iration pour s'assurei" la majorité au Congrès de Bàle. Il y eut même de faux mandats, connue celui de Guillaume i>our le Locle '. Bakounine lui-même mendia des mandats à ]\a})les et à Lyon. Des calomnies de tout genre lurent répandues contre le Conseil général '-. Aux uns on disait (jue Vêlement bourgeois y dominait ; aux autres, qu'il était le foyer du cominiinisine autoritaire . Le résultat du Congrès de Bâle est connu. Les propositions de Bakounine ne furent pas adoptées °, et le Conseil général resta à Londres ' .
Le dépit que lui causa l'échec de ce plan — à la réussite duquel Bakounine avait rattaché peut-être toutes sortes de spéculations privées — se donna carrière par des articles irrités de V Egalité et du Progrès '. Ces journaux prirent en même tem])s de plus en plus des allures d'oracles ofliciels. ïantêjt l'une, tantôt l'autre des Sections suisses de l'Internationale était mise au ban parce que, contrairement aux prescriptions expresses de Bakounine, elles avaient participé au mouvement politique, etc. Enfin la fureur longtemps contenue contre le Conseil général éclata ouvertement. Le Progrès et V Egalité se moquaient, attaquaient, déclaraient que le Conseil général ne remplissait pas ses devoirs, par exemple au sujet du bulletin trimes-