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On le voit, nous sommes en plein roman

triel ; le Conseil général devait se débarrasser du contrôle direct sur rAngleterre, et faire instituer à côté de lui un Comité central anglais, qui s'occuperait des atlaires anglaises ; les résolutions du Conseil général au sujet des prisonniers lenians étaient une transgression de ses fonctions, attendu qu'il ne devait pas se mêler des questions de politique locale *. Le Progrès et V Egalité, de plus, prirent parti pour Schweitzer, et sommèrent catégoriquement le Conseil général de se prononcer officiellement et publiquement ^ sur la question Liebknecht-Schweitzer. Le journal le Travail (de Paris), où les amis parisiens de Schweitzer faisaient passer des articles en sa faveur, recevait à ce sujet les éloges du Progrès et de l'Egalité, et cette dernière l'invitait à faire cause commune contre le Conseil aénéral '. Le moment était arrivé, par conséquent, où il fallait intervenir. La pièce ci-jointe est la copie textuelle de la missive du Conseil général au Comité central romand de Genève. Le document est trop long pour le traduire en allemand.

[Ici Marx a placé la « Communication privée » (du i" janvier 1870) adressée au Comité fédéral romand le 16 janvier, qui a été reproduite plus haut p. 263 ; Marx l'envoyait en français à son correspondant ; la Xeue Zeit, au lieu de la reproduire dans cette langue, l'a donnée en traduction allemande.

Marx continue ensuite en ces termes :]

Les Comités français (bien que Bakouiiine eût fortement intrigué à Lyon et Marseille et eiit gagné quelques jeunes cerveaux brûlés) de même que le Conseil général belge (Bruxelles) se sont déclarés complètement d'accord avec ce rescrit [Resci'ipt] du Conseil général.

La copie pour Genève (parce que le secrétaire pour la Suisse, Jung, était très occupé) fut un peu retardée. Elle se croisa, par suite, avec une lettre officielle de Perret, secrétaire du Comité central romand de Genève, au Conseil général. Voici ce qui s'était passé. La crise avait éclaté à Genève avant l'arrivée de notre lettre. Quelques rédacteurs de V Egalité s'étaient opposés à la direction dictée par Bakounine. Celui-ci " et ses partisans (dont six rédacteurs de \ Egalité '") voulaient forcer le Comité central de Genève à éloigner les récalcitrants. Mais le Comité de Genève était depuis longtemps fatigué du despotisme de Bakounine ; il était mécontent de se voir mis par lui en opposition aux (Comités de la Suisse allemande, au Conseil général, etc. Il conlirma donc tout au contraire dans leurs fonctions les rédacteurs de V Egalité qui déplaisaient à Bakounine.

1. L'Iù/alitê n'a rien dit de semblablo au sujot des fénians, et le Progrès a fait l'éloge des résolutions du Conseil.

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