En français dans le texte
3. Absolument inexact. I^e Progrès, on l'a vu, n'a jamais parlé du Truvail. VEgtililé a constaté que le Travdil avait publié une correspondance en faveur de M. lie Scbweitzer, mais ne l'en a point loué, el l'a engagé k demander, comme le Progrès et comme elle même, « l'avis éclairé et impartial du tlonseil général ». Combi(>n la liaine est aveugle !
4. Bakounine ne savait rien de ctî qui se passait à Genève; il s'occupait à Locarno à traduire Das Kapital, sans se douter que l'auteur de ce livre lui prêtait de si noires intrigues.
li. Sept membres (sur neuf) du Conseil de rédaction, et non pas six, donnèrent leur démission. Mais Hecker étant, depuis, venu à résipiscence. Marx veut sans doute ignorer les fautes du pécheur repenti.
L INïBitNATIONALK
Là-dessus sos six hommes donnèrent leur démission de rédacteurs, ci'oyanl (juils aUaicnl j»ai' là cmpéclicr le journal de marcher.
En ré|)ons(^ à notre missive, le Clomilé (-(entrai de Genève déclara que les alla([ues de V E<>aUté avaient eu lieu contre sa volonté, qu'il n'avait jamais approuvé la [)oliti(jue ([u'on y avait prèchéi;. que le journal était maintenant rédiij^é sous la stricte surveillance du Comité, etc.
Bakounine, là-dessus, se l'etire de Genève dans It; Tessin '. 11 n'a plus la main, en ce qui concerne la Suisse, que dans le Proifrès du Locle.
Bientôt après, Herzcn moui'ut. Bakounine. qui depuis l'époque où il avait voulu devenir le chef du mouvement ouvrier européen, avait renié son ancien ami et patron Herzen, emboucha, aussitôt après la n)ort de celui-ci, la trompette de louange. Pourquoi ? Herzen, quoique personnellement riche, se faisait payer vingt-cinq mille francs par an pour la propagande par le parti panslaviste et pseudosocialiste en Russie, avec lequel il entretenait des l'elations amicales. Par son panégyrique, Bakounine a fait dériver sur lui-ftième cet argent, et il a ainsi recueilli l'héritage de Herzen — malgré sa haine de l'héritage'^ — pécuniairement et moralement, sine beneficio inventaj'ii ^
En même temps une jeune colonie de réfugiés russes* s'est établie à Genève, étudiants émigrés dont les intentions sont véritablement honnêtes, et qui prouvent leur honnêteté en faisant de la lutte contre le panslavisme le point principal de leur programme '. Ils publient à Genève un journal, la Voix du Peuple *, Ils ont écrit à Londres il y a environ deux semaines, ont envoyé leurs statuts et leur programme, et ont demandé l'autorisation de constituer une Section russe. Elle leur a été accordée. Dans une lettre particulière à Marx, ils l'ont prié de les représenter provisoirement dans le Conseil général. Accepté également. Ils ont annoncé en même temps — et semblaient vouloir s'excuser à ce sujet auprès de Marx — qu'ils devaient pi'ochainement arracher publiquement le nuisque à Bakounine ', attendu que cet individu tient deux langages tout à fait différents, l'un en Russie, l'autre en Europe. Ainsi le jeu de cet intrigant des plus dangereux sera — sur le terrain de l'Internationale du moins — bientôt uni.
Max Nettlau fait au sujet de la Confidentielle Mittheilung du 28 mars 1870, des personnes à qui elle fut communiquée, et de l'impression qu'elle
1. Bakounine avait quitté Genève plus de deux mois avant le ctiangement dans la rédaction de VEqalilé.