TROISIÈME PARTIE, CHAPITRE PREMIER l
hommes les plus avancés du Locle. J'ai toujours dit à Michel que la Section publique de l'Alliance à Genève était une bêtise, et que vous auriez dû tenir cette organisation secrète ; il prétendait que c'était impossible ; je lui répondis que nous, du moins, nous ferions ainsi ; qu'une Alliance publique serait la mort de l'Internationale au Locle, en créant un germe de division, tandis qu'une Alliance secrète stimulerait la vie.
Vous connaissiez les noms de notre groupe et vous les avez inscrits, à notre insu, sur votre liste de membres de l'Alliance de Genève. Il y a eu malentendu, voilà tout.
Pour que ma conduite ne prête pas à l'équivoque, je suis prêt à donner ces explications au Conseil général ; il n y a en effet aucun mal à lui avouer cette tentative d'organisation secrète. Il verra par là combien peu nous étions sous le joug d'une dictature, puisqu'il y avait si peu d'unité et d'entente entre nous. Quant à Adhémar, je crois que lui et ses amis ont réellement fait partie de l'Alliance publique de Genève, et qu'ils n'avaient pas agi comme nous au Locle ; cependant je ne puis pas l'affirmer.
Voici les résolutions votées par le Congrès romand collectiviste :