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TROISIÈME PARTIE, CHAPITRE PREMIER

la portion strictement nécessaire pour vivre laissée par le capital au travail ;

Déclare :

Que la coopération est la forme sociale qu adoptera le travail après rémancipation des travailleurs ; mais qu'il ne pense pas que la coopération soit le moyen d'opérer rallranchissement complet du prolétariat, qui ne peut avoir lieu que par la révolution sociale internationale. »

VI. — Attitude de V Internationale çis-à-çis des gouvernements.

u Considérant que l'émancipation définitive du ti^avail ne peut avoir lieu que par la transformation de la société i)oliti(jue, fondée sur le privilège et l'autorité, en société économique fondée sur l'égalité et la liberté ;

Que tout gouvernement ou Etat politique n'est rien autre chose que l'organisation de l'exploitation bourgeoise, exploitation dont la formule s'appelle le droit juridique ;

Que toute participation de la classe ouvrière à la politique bourgeoise gouvernementale ne peut avoir d'autres résultats que la consolidation de l'ordre de clioses existant, ce qui paralyserait l'action révolutionnaire socialiste du prolétariat ;

Le Congrès romand recommande à toutes les Sections de l'Association internationale des travailleurs de renoncer à toute action ayant pour but d'opérer la transformation sociale au moyen des réformes ])olitiques nationales, et de pointer toute leur activité sur la constitution fédérative des corps de métiers, seul moyen d'assurer le succès de la révolution sociale. Cette fédération est la véritable Représentation du travail, qui doit avoir lieu absolument en dehors des gouvernements politiques. »

En regard de ces résolutions du Congrès collectiviste, je vais placer celles de l'autre Congrès. On pourra constater, avec quelque surprise peut-être, que sauf sur un point, — la « participation à la politique bourgeoise gouvernementale », — elles ne ditïèrent guère des nôtres. C'est qu'en réalité celte question de l'altitude à prendre à l'égard d'^s gouvernements et des partis politiques était la seule qui fût en cause, qu'elle seule était l'origine et la raison d être du conflit : l'Alliance n'était qu'un prétexte ; la coopération, les caisses de résistance, étaient choses accessoires pour les politiciens, et ils avaient compris que, pour ne pas se taire honnir de toute l'Internationale, il fallait, en ces matières, accepter ce qui était généralement admis ; laïuiis (jue la possibilité de se faire élire députés et d'arriver à participer au gouvernement était le point capital pour les candidats futurs, les hommes d'Etat en perspective, les Grosselin et les Goullery.

La Solidarité publia les résolutions du Congrès collectiviste dès son premier numéro, et im|)rima le règlement des caisses de résistance dès le second. L'Ei^-alitr, au conlrairt% remplil ses colonnes, pendant plusieurs semaines, d'articles de polémique, de violentes allaqui's personnelles, mais ne se pressa nullement de faire connaître les voles du Congrès anli-collectivisle : ce fut seulcm<ml à la lin de mai qu'elle imprima le conunencenuMil <ln rapport, adoi)lé par ce Congrès, sur la coopi'ration (rapport dont elle laissa d'ailleurs la publication inachevée) ; le 127 juillet, (pi'elle iuiprima le règlemeni des caisses de résistance ; h; (> août, (pi'elle (it eouiiailre le texte des modilications a|)porlées par \c Congrès au règlement fédéral. Seules, les r( solutions rtîlatives à la politiipie furent publiées tout de suite, le lO avril, parce que pour les hommes de V li^aUlé tout l'intérêt du Congrès était là.

l6 L'iNTEHNA lîOXALE

Voici donc les résolutions du Congrès anti-coliectivisle :

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