‹ L'Internationale; documents et souvenirsChapitre 14 sur 314 · Je n'ai pu savoir qui fut ce traducteur · texte numérisé non relu

Je n'ai pu savoir qui fut ce traducteur

3. Fribour^', l.'.i.tKoridtioii ntlniuttiniuile des trnvuiUeitrx. p. 12. — Ces s'atuts français forment une feuille inipriinée de 3 paj^es. in-8", intitulée : l'onijrès ournrr. Association inlfinaluiiKilc des Iruvailleurs. Hcfileineul pionsoire; Paris, iuiprinu>rie Kdouard Hlot. Je n'ai pas vu cette rareté i)il)lioi;raplii(iue, qui e.\isle dans la collection de Max Neltlau.

4. Congrès ouvner ije l'Associatio)i iiilenmlioiiitle des (rarttillcitrs, Iniii a Genève du 3 au S septenihre iS(Hi, p. 11.

lO I. INTEFtNATIONALE

La s<'an('(; de ravaiil-inidi de mercredi, troisième jour du Conp^rès, est siicriliée à la discussion des statuts. L'asscmhléc aj)j)rouve prcs(iue à ruiianimilc les modifications pro})osces par la commission '. Lne question seulement donne lieu à une tliscussion plus vive;, c'est celle de déterminer (jui peut l'aire [>artie de l'Association; ce (ju'on doit entendre par ce mot travailleur ; si les ouvriers de la pensée doivent être admis. Les délégués anglais penchent pour cette dernière opinion. Les Français soutiennent le contraire. Ils font valoir les conditions des deux ordres du travail qui s<mt difléi'entes, le danger qu'jl y aurait à laisseï' envahir l'Association par des ambitieux, par des hommes de parti qui voudraient en l'aire un insti'unient dans leur ])ro[)re but étranger à l'Association.

M. Vuilleumier, délégué de la Section de la Chaux-de-Fonds, proteste avec chaleur contre cette exclusion. Il l'ait observer que ce sont justement les hommes de la pensée qui donnent l'initiative au mouvement; il cite M. le docteur Coullery, et profite de l'occasion pour rendre hommage à ce qu'il a fait pour la Section de la Chauxde-Fonds.

Les délégués allemands parlent avec la même force contre cette exclusion, qui serait en même temps un genre de condamnation de la science, comme si l'ouvrier n'en était digne ou ne savait l'apprécier.

L'opposition des délégués français tombe.

Les statuts présentés parla commission sont adoptés par l'assemblée dans la forme suivante (suit le texte des statuts ').

Un rapport sur le Congrès de Genève a été publié en anglais dans le journal the Commonwenlth de Londres, qui servait d'organe au Conseil général. Ce rapport contient ce qui suit relativement à l'adoption des statuts :

Une commission composée de trois Français, de trois Anglais, de deux Suisses et de quatre Allemands ' fut nommée pour rédiger les Statuts généraux, sur la base de ceux de la Conférence pi'ovisoire de Londres (aS septembre i865 *). Cela fut fait, quoique pas sans de chaudes discussions, en deux heures, et dans la séance de l'après-midi ils furent finalement écrits en allemand, en français et en anglais % puis, après de longs débats, ils furent adoptés °.

Dans la même séance, une commission de quatre membres (MM. Coullery, Eccarius, Bûrkly et Fribourg) fut nommée pour rédiger un règlement destiné à former un appendix des statuts généraux \

On vient de voir que le projet de Statuts généraux fut rédigé par la commission en trois langues. En tête des statuts, elle avait placé, sans changement aucun, les considérants qui formaient le préambule des Statuts provisoires. Il s'était produit, au sujet de ces considérants, une chose assez singulière : lorsque le texte anglais avait été traduit en français à Paris, à

1 . C'est-à-dire les modifications au texte des Statuts provisoires.

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