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Correspondant du Conseil général pour la France

3. La proposition faite par Uobin en mars 1871 émanait de son initiative personnelle, et il n'avait consulte personne avant de la faire. « .le déclare — écrit-il a la p. 18 de son Mémoire — l'avoir laite spontanément, et je délie de prouver le contraire. » Nous avions ignoré sa demarclie. Cela n'empêcha pas .Marx d'écrire en 1872 (p. i:{ dj la Circulaire privée l.c.-< iir-'lnnlucs scissions «/(U/s l'iiilcntidioitalej, en assimilant la Conférenre propo-ee par Hobin j pour remplacer le tlongrès de 1870» à la Conférence imaginée quatre mois plus tard par Marx et Engeis « pour escamoter le Congrès de 1871 », (|ue nous étions mal fondes a contester la compétence de cette dernière Conférence, « dont nous avions cependant — osa-t-il prétendre — les premiers demandé la convocation «

('2:;G, High Holbom, Londres W C, le 28 juillet 1869. A la Section de l'Alliauco de la démocratie socialiste a Oenove. t.iloyens, J'ai l'honneur de \ous annoncer que vos lettres ou déclarations, aussi bien que le Programme et Mcf,'lemenl, ont été reçus et que le Conseil général a accepté votre adhésion comme Section à l'unanimité.

Au nom du Conseil général :

Le secrétaire (jèneral, J. G. Egcarics. »

« Au citoyen Ileng, secrétairede la Section de 1 Alliance de la démocratie socialiste,

à lienève.

Citoyen, ^ ~

J'ai bien reçu votre lettre avec la somme de 10 fr. 40 c, représentant la cotisation de

lOi membres, pour l'année 08-69... Dans l'espoir que vous pratiquerez activement

les principes de notre Association, recevez, cher citoyen Ileng, de même que tous les

amis, mes salutations fralcrnelles.

11. Jung, secrétaire pour la Suisse auprès du Lonseil (jénéral. 2j août 1869. »

Puis je lus ces deux questions :

i» Ces lettres sont-elles authentiques?

uo Y a-t-il eu depuis le 25 août 18G9, date de la dernière, une décision du Conseil suspendant, conformément à la résolution \'l du Congrès de Bàle, la Section de l'Alliance de la démocratie socialiste?

Jung, qui présidait la séance, fait un discours dillus où il raconte longuement l'histoire dune lettre qu'il a écrite à Guillaume après le ditlérend suisse, lettre laissée sans réponse '. Je lui avais déjà expliqué familièrement la cause de cet insignifiant malentendu. Entin, pressé de questions, il tinit par avouer qu'il a écrit la seconde lettre (ce qui prouve en môme temps l'authenticité de la première). Engels bredouille aussi quelques mots, mais, après un gros quart d'heure de divagations, il est impossible de nier les deux lettres.

En réponse à la première question, j'écris : Oui.

Pour la seconde, Engels rebredouille : « Vous préjugez la question, il faut attendre la Conférence, etc. — Pas du tout, dis-je, ce que je demande est simple : l'Alliance est-elle suspendue, oui ou non ? — Mais, dit Marx qui enrageait d'être pris au piège, elle n'est pas en règle avec le Conseil -. — Je vais donc écrire en réponse à la seconde question : A^on, mais elle l'est de fait, comme n'étant pas en règle acec le Conseil général. (Or l'on sait que sur vingt Sections, dix-neuf au moins sont dans ce cas.) — Mais non, dit Marx. — Que dois-je mettre alors ? — Mettez : Non ; mais tout cela se réglera à la Conférence (sic). »

J'écris, et je passe le papier au secrétaire pour le contresigner, et y mettre le sceau du Conseil.

« Faites-moi voir cela, dit Marx ; c'est encore une nouvelle machine contre nos amis, et il y a à Genève une Section imsse que je veux prévenir (!!!). » Quel commentaire ajouter à cela '?

L'écrit était en deux doubles : l'un pour TAlliance, l'autre pour le Comité fédéral siégeant à Genève, tous deux étant prévenus que l'autre en recevait une copie. Marx n'était pas habitué à cette manière

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