D'y près nui", copio donnée p;ir N.tllau, p. uiibi
i. Lo I iilenttiicr-jouriiiil de iJaivouniiK' no intMiliuiuic iiucuni- litlrr ri'^m' di- Jouliovslty ; ses correspondants à Gi-névc sont, a cctlt' cpoiiue. O/eiof, Linde;,';,'or, Pinier et Zaylscf.
;t. Celle Section se <-onstitna le )', sepf.pml)re suivant : voir ci-apres p. Jls
4. I''iipi('s une copir, in(i>nipiet(î. donnée pnriNelUaii. p ii ill.
Neuchàtel, i5 août iS;?!.
Mon cher Jouk,
Merci de la leltinv Deux mots d'observation.
Tu n(^ nie dis rien (|u;int à Michel : l'a-t-on consulté, nui ou non. sur la dissolution de l'Alliance?
Maintenant. poui'(juoi dial)l(> l'oi-nier- cette Section de f)/upaf>afidc'! Voilà (|ue vous j^àlcz par là tout le bon ellet de la dissolulicni de l'Alliance. L'essentiel est (|u"il soit l)ien constaté ([ue vous êtes dissous, désorganisés, renonçant à toute idée de groupement spécial, et demandant seulement à vous joindre à la Section centrale. La Section centrale vous refusera, c'est à prévoir : ahu's vous aurez le droit de créer une nouvelle Section, — ou plutôt, non, même aloi'S je voudrais vous voir l'ester à l'état d'individualités sans Section, et réclamant auprès du Conseil général conti-e l'exclusivisme de la coterie genevoise qui vous l'erme ses j«ortes.
Ne vois-tu pas que, de celte laçon, nous les battrons, nous les mettrons au pied du mui-, — au lieu qu'en recréant une Section, vous donnerez lieu à la remarque parfaitement juste que c'est l'Alliance sous un autre nom ?
Dis à M[alon], de la part de Lacord ', que celui-ci prie Tridon (si ïridon esta Genève et si vous avez son adresse) de lui prêter l'argent nécessaire pour aller en Angleterre. Il n'y aura qu'à m'adresser la somme, je la lui remettrai. Je ne veux pas dire du mal de Lacord, — mais nous serons bien aises de lui voir les talons. Ainsi, veuillez voir Tridon à ce sujet. Mille amitiés à Léon [Malon] et à M"'» André Léo. A mon premier moment de liberté, je vous enverrai copie d'une lettre de Robin.
Dans un passage de celle lellre, passage dont Neltlau n'a pas donné la copie, je devais parler à mon correspondanl de l'idée de réclamer la suppression du Conseil général, car ma lettre du 20 août, que je vais reproduire, t'ait allusion au projet de celle suppression, d'ailleurs mis en avant déjà au moment de mon voyage à Genève en juillet (voir p. 16;;).
Le i3 août (d'après le calendrier-journal), Bakounine m'avait adressé une longue lettre, dans laquelle il se plaignait vivement que la Section de l'Alliance eût prononcé sa dissolution sans qu'il eût été informé, en temps utile, de la mise à l'ordre du jour de cette question ; il m'annonçait qu'il envoyait à l'adresse d'un ami à Genève une Protestation contre ce procédé et contre la décision prise. J'écrivis aussitôt à Joukovsky ce qui suit-:
Neuchàtel, jo aofit 18371.
Mon cher Jouk,
Quelques questions auxquelles tu voudras bien répondre à lettre vue :
lo As-tu vu la protestation de Michel contre la dissolution de r Alliance'? Sinon, demande-la à Pinier, je crois que c'est à lui qu'il l'a adressée. Je trouve que Michel a parfaitement raison de se plaindre de vos procédés à son égard : on ne l'a pas averti ni consulté, on ne lui a pas envoyé la lettre de Robin que je t'avais expressément prié de lui communiquer.
Ah ! mon cher, vous faites les choses en artistes : vous n'êtes pas
1. Lacord était un ex -membre du Comité centra de la garde nationale, cuisinier de son métier, passablement hurluberlu; il se trouvait en ce moment à Neuchàtel.