C'est Robin que la résolution désigne par cette initiale
4. C'est au Comité fédéral de Genève que la résolution donne ce litre.
5. La mention de cette date du 25 juillet constitue une manœuvre jésuitique, dont on va voir la signification. C'est le 16 mars 1871 que Robin — à notre insu d'ailleurs et de sa propre initiative (voir p. 173) — avait proposé au Conseil général la réunion d'une Conférence destinée à remplacer le Congrès de 1870 (et non le Congrès de 1871), et qui pourrait s'occuper, non de juger, mais d'apaiser le dilïérend de l'Internationale parisienne, ainsi que celui des deux fractions de la Fédération romande. Cette proposition fut rejetée. Le 23 juillet, Marx et Engels formulèrent, et firent adopter au Conseil général, la proposition de convoquer une Conférence qui remplacerait le Congrès de 181 1 ; c'est ce même jour que Robin posa au Conseil la question relative à lauthenticite des lettres d'Eccarius et de Jung. En invoquant
Par ces raisons :
Quant à la premièi-c fin de. non-recevoir, la Conférence passe outre.
Deuxième jiii de non-recevoir :
« Il serait » — dit-on — « contraire à l'équité la plus élémentaire que de se prononcer contre une Fédération à laquelle on n'a pas procuré les moyens de défense... Nous apprenons aujourd'hui, indirectement, qu'une Conférence extraordinaire est convoquée à Londres pour le 17 septembre. . . Il était du devoir du Conseil général d'en aviser tous les groupes régionaux ; nous ignorons pourquoi il a gardé le silence à notre égard. »
Considérant :
Que le Conseil général avait instruit tous ses secrétaires de donner avis de la convocation d'une Conférence aux Sections des pays respectifs qu'ils représentent ;
Que le citoyen Jung, secrétaire correspondant pour la Suisse, n'a pas avisé le Comité des branches jurassiennes pour les raisons suivantes :
En violation flagrante de la décision du Conseil général du 28 juin 1870 ', ce Comité, comme il le fait encore dans sa dernière lettre adressée à la Conférence, continue à se désigner comme Comité de la Fédération romande.
Ce Comité avait le droit de faire appel de la décision du Conseil général à un Congrès futur, mais il n'avait pas le droit de traiter la décision du Conseil général comme non avenue.
Par conséquent, il n'existait pas légalement vis-à-vis du Conseil général, et le citoyen Jung n'avait pas le droit de le reconnaître en l'invitant directement à envoyer des délégués à la Conférence ".
Le citoyen Jung n'a pas re(,'u de la part de ce Comité des réponses à des questions faites au nom du Conseil général ' ; depuis l'admission du citoyen R. au Conseil général, les demandes du Comité susdit ont toujours été communiquées au Conseil général par l'intermédiaire du citoyen R., et jamais par le secrétaire cori'espondant pour la Suisse *.
Considérant encore :
Qu'au nom du Comité susdit, le citoyen R. avait demandé de référer le ditférend d'abord au Conseil général, et puis, sur le refus du Conseil général, à une Conférence '" ; que le Conseil général et
le témoignage du procès-verbal du 2;; juillet, on cherclie à créer une équivoque, à (aire croire que la proposition de Uobin était ((Ik- de Marx et d'Engels et s'appliquait il la Conférence convoquce pour le mois de septembre 1871 ; et on ajoute faussement qu'elle émanait de notre Comité fédéral.