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A Salies-de-Réarn

2. C'est le nom que parait avoir porté à ce moment la société secrète fondée en 1864 sous le nom d'Alliance de la démocratie sociale. Dans les documents envoyés par Rakouninc à Herzen et à Ogaref en t8fi6, l'organisation, appelée là du nom de « Société internalionaie révolutionnaire », est composée de « Frères internationaux ».

Le jeudi 28. Buisson répétait à la Chaux-de-Fonds, où on lui avait accordé sans difficulté l'usage du temple, sa contercnce de Neuchâtel ; et il m'adressait les feuillets d'épreuve que j'avais désiré recevoir, pour en publier un extrait tlans le Progrès. J'en fis lecture le soir au père Meuron. à sa femme, et à deux dames qui se trouvaient là ; les auditeurs « furent profondément touchés de l'accent plein d'émotion et de foi de ces pages », dit ma lettre de ce jour. Quant ù la missive de Bakounine, ma lettre la mentionne simplement en ces termes : «J'ai reçu aujourd'hui une lettre de Bakounine : il m'annonce qu'il viendra probablement ici le second dimanche de février ».

Le vendredi soir m'arriva une lettre de Buisson, ra'indiquant comme date de sa conférence au Locle le vendredi 5 février. Il devait auparavant la répéter encore à Cernier le i'^'' février, dans la maison de commune. Dans la journée, les pasteurs m'avaient fait savoir, par une lettre très polie, qu'ils refusaient le temple, et le Conseil communal m'avait fait parvenir également son refus. Ces refus successifs, quand ils furent connus, produisirent dans le public une grande agitation ; et. pour l'entretenir, j'allai porter à l'éditeur de la Feuille d'avis des Montagnes (c'était lui qui imprimait le Progrès) le texte de mes trois lettres au Conseil municipal, aux pasteurs et au Conseil communal : Courvoisier accepta sans difficulté de les publier dans son journal avec les réponses.

Félix Pécaut avait fait à S'euchàtel une seconde conférence le vendredi. Cette fois, les partisans de l'orthodoxie interrompirent l'orateur par des sifïlets, et, à la sortie du temple, Pécaut et Buisson furent grossièrement insultés.

Je préparais le n" 4 <^u Progrès, qui fut rédigé du vendredi 29 au dimanche 3i, au milieu de la fièvre que me donnaient les négociations en vue de la conférence de Buisson, et les préparatifs que nous faisions, d'autre part, pour l'organisation d'une grande soirée au Cercle international.

I/assemblée mensuelle de la Section se réunit le dimanche 3i, dans l'après-midi L'ordre du jour portait, entre autres choses, lexamen du règlement fédéral élaboré au Congrès de Genève : les soixante et quelques articles du règlement furent lus, discutés et adoptés. La Section renouvela ensuite son bureau, et les fonctions de président, remplies jusqu'alors par Constant Meuron, furent remises, pour l'année 1869. au graveur F. Graisier. Le soir, à huit heures, eut lieu, dans cette même salle où le {)rofesseur Kopp avait fait sa conférence, la « soirée familière » que nous avions organisée. Les dames y avaient été invitées : c'était une innovation, et quelques pessimistes avaient prédit que les tenmies n'oseraient pas venir. Elles vinrent cependant, et en si grand nombre qu'à huit heures et demie la grande et la petite salle du Orcle étaient combles : pour les faire mieux communiquer, il fallut démolir une armoire. Le nouveau président, Graisier, ouvrit la séance par un petit discours, dans lequel il lit ressortir combien il était important d'associer la femme au mouvement d'émancipation sociale, si l'on voulait que ce mouvement réussît. D'autres discours furent j)rononcés par Désiré Blin, horloger, et par Charles Monnier. comptable, accentuant, l'un, la note démocratique et sociale, l'autre la note anti-religieuse. Un camarade de la Chaux-de-Fonds, Bernard, exécuta avec beaucoup d'adresse des tours de prestidigitation qui divertirent l'assemblée ; d'autres camarades chantèrent ou dirent des poésies. A onze heures, je prononçai le discours de clôture, et la séance fut levée. .Mais au moment où les dames allaient se retirer, on se souvient qu'il y a un piano dans la salle : vite les tables sont enlevées, quelqu'un se met au piano, et une sauterie s'improvist'; jeunes et vieux, chacun veut en être, et l'on dansa avec le plus bel entrain jusqu'à une heure du matin. Cette soirée laissa la plus agréable impression à ceux qui y avaient pris part ; le surlendemain, j'écrivais: « On nt- parle encore, chez nos amis, (pu- <le la soirée de dimanche; c'est un enchantement. C'a clé un beau jour pnur moi

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que cette lôte, ce triomphe de l'dnivre (|ue nous avons l'onrlée il y a deux ans avec tant de p(.'ine. » On voulut «jue je racontasse notre petite fêle dans \E}>alU/\ dont les deux premiers numéros venaient de paraître (2"i et 3o janvier ') ; et j'.adressai en consf'-quenee à l'organe officiel de la Fédération romande une lettre qu'il publia dans son numéro 4 (' ^ lévrier).

Le lundi soir, dans une réuuinn d'amis, nous réglAmes les détails de la réception (|ui serait laite à F. Buisson le vendredi suivant; il fut décidé que le conlérencier parlerait, comme la première fois, dans les salons du Cercle de l'Union républicaine.

Le lendemain mardi 2 février parut le n" 4 •'" Profères. David Perret, qui se trouvait au Locle pour affaires concernant une de ses invenlions-, vint m'aider le soir à faire l'expédition des numéros que j'adressais au dehors.

Le premier article de ce numéro était intitulé : La nouvelle conférence de M. Unisson; j'y publiais par avance une i>age élofjucnte où l'orateur o]>posail « aux ancêtres illustres que le protestantisme orthodoxe cile avec orgueil, les ancêtres non moins illustres dont s'honore le protestantisme libéral ». 11 disait aux orthodoxes :

Apprenez, messieurs, si vous rig^norez, que nous aussi nous avons nos aïeux qui sont contemporains des vôtres. Les vôtres, quand vous en évoquez le souvenir, vous les trouvez au seizième siècle dans les chaires, dans les consistoires, dans les conseils publics de Genève, par exemple, puisqu'il s'agit de la Suisse ; les nôtres, nous les trouvons dans les prisons, dans les cachots, dans les tortures et sur les bûchers où les envoyaient les Farel, les Bullinger et les Calvin. Savez-vous de quel jour date la séparation du protestantisme orthodoxe et du protestantisme libéral ? Ils se séparent au pied du bûcher de Michel Servet.

. . . Calvin a vaincu, c'est vrai. Il a eu les bourreaux pour lui. Nous avons pour nous ses victimes.

Nos ancêtres, ce sont ces vaincus du seizième siècle ; ce sont un Michel Servet..., un Castellion..., un Gruet, qui. pour avoir protesté devant l'Etat et devant l'Eglise contre l'autorité dogmatique de Calvin, a la tête tranchée ; un Valentin Gentilis, exécuté pour hérésie... ; nos ancêtres, ce sont les anti-trinitaires, les soeiniens, les libertins de Genève, les remontrants et les mennonifes de Hollande, les dissidents suisses, qui ont nié les premiers le droit de punir l'hérésie, et tous ces obscurs hérétiques du seizième siècle contre qui sévirent aussi impitoyablement l'orthodoxie catholique et l'orthodoxie protestante.

Les voilà, nos pauvres ancêtres, et nous ne rougissons pas plus de leurs hérésies que de leur martyre.

Après cet article venait, sans signature naturellement, la lettre de mon père, du 28 janvier, reproduite plus haut ; un entrefilet sur la seconde conférence de Félix Pécaut ; et la suite de mon étude sur l'impôt : elle était consacrée à la démonstration de cette thèse, que « le consommateur qui ne produit rien ne paie en réalité rien au fisc ; le producteur, quel que soit le chiffre de sa consommation, est le seul contribuable; l'impôt ne grève

1. L'apparition du premier numéro avait été retardée jusqu'au 23 janvier, par suite de la lenteur qu'avaient mise certaines Sections à répondre k un questionnaire qui leur avait été adressé.

2. Une machine à mettre le vin en bouteilles, application du vase de Mariette transformé par l'introduction d'un siphon qui y crée un niveau artificiel.

que les producteurs, et celui qui vit sans travailler, qui vit du travail des autres, ne paie pas un centime de contribution ».

Le numéro se terminait par la réponse suivante au journal l'Union libérale, de Neuchâtel, qui nous avait attaqués :

L'Union libérale, dans son numéro du 3o janvier, a bien voulu s'occuper du Progrès. Un correspondant facétieux s'est chargé de nous présenter aux lecteurs du journal conservateur, et il apprécie nos articles sur l'école et l'église, sur l'impôt, sur la conférence de M. Kopp, d'une manière fort drolatique, mais qui dénote une bien médiocre connaissance des questions économiques et religieuses.

Le cadre de notre modeste journal nous interdit toute polémic[ue, et nous ne sommes d'ailleurs pas d'humeur à batailler contre des adversaires qui paraissent incapables de soutenir une discussion sérieuse, et qui ne savent opposer au socialisme que des arlequinades signées du pseudonyme de Brutus, qu'il a plu à leur auteur de prendre, et qu'il est très libre de garder en se l'appliquant dans toute son énergie littérale. 11 nous surtit de constater l'inintelligence de nos conservateurs en présence des problèmes sociaux, le risible dédain qu'ils allichent pour les enseignements de la science moderne, leur incroyable aveuglement sur la réalité de la situation, et, tirant de cette folie de nos adversaires l'heureux augure du triomphe prochain de la justice sur le privilège, de la défaite de l'ancien monde et de l'avènement du monde nouveau, nous disons avec le poète :

Quos vult perdere Jupiter dementat,

« Quand Dieu veut perdre quelqu'un, il commence par lui ùter la raison. »

Toute la journée du mercr.'di, « chaleureuses poignées de main des uns, regards obliques et courroucés des autres ». La Feuille rf'ac/.s avait paru en même temps que le Progrès : mes lettres aux pasteurs et au Conseil communal semblaient à certaines gens le comble de l'audace; les vieilles perruques de « royaux » et de « mômiers » prophétisaient la lin du inonde et l'abomination de la désolation. Le clergé catholique unissait ses doléances à celles de l'orthodoxie protestante ; le curé du ChaufiPand, petit village français à une lieue du Locle, avait déclaré à ses paroissiens <[ue Unisson et moi étions possédés du démon. Pendant plusieurs jours de suite, je reçus des lettres anonymes : on y appelait Buisson et moi des diables qui voulaient tout renverser, et on m'annonçait qu'on se débarrasserait de moi par un coup de poignard ou de pistolet. Ces gentillesses nous amusèrent beaucoup.

La conférence de Buisson, Profession de foi du protestantisme libéral, fut fnite, comme il avait été annoncé, le vendredi 5 février, devant un très nombreux auditoire, qui l'applaudit chaleureusement. Mes lettres ne contiennent pus de détails sur cette soirée, parce qu'elles présentent une lacune du 5 au 8 lévrier : le lendemain de la conférence, le samedi (>, j'étais parti du Locle pour alhr passer le dimanche à Morges.

A mon rttour, je trouvai deux billets de Bakounine, du 5 et du 7, m'an nonçant tous les deux qu'il lui était impossible de venir le samedi l'J; le premier billet ajoutait (ju'il viendrait le dimandie ^i ; le second disait au contraire qu'il viendrait le samedi i>o si cela nous convenait. .le m'empressai de lui réi»ondre <|ue nous préférions <|u'il vint dés le samedi.

(k'pendanl le mouvement rationaliste dont Buisson avait été l'initiateur allait, par le concours (pie lui ap[)ortaient des pasteurs de l'Eglise libérale française, prendre un caractère qui n'était plus celui du début: il ne

I 'X\ l/l NTKIJ NATION A I.F,

s'agissait, phis d'une simple prolestalioti ;i laquelle pourraient s'associer tous les j)artisans (lu libre examen ; on voulait maintenant travailler à la constilulion rl'uiu; « Eglise libérale », dont le programme (ut exposé par un Comité d'initiative dans un Manifeste du chfistiani.sme libéral, portant la date du 3 février, et qui parut le 8 ou le 9 février '. Les auteurs de ce Manifeste demandaient que, dans le plus l)rer délai possible, toutes les Eglises lussent séj)arées de l'Etat, et ils proposaient la constitution d'une Eglise libérale, « gardant la substance morale du christianisme, sans dogm(;s obligatoires, sans miracles, sans livre inl'aillible, et sans autorité sacerdotale». Ils avaient l'ait elï'ort pour se montrer aussi larges que possible, et ils faisaient appel aux atliécs comme aux théistes : « S'il se trouvait, disaient-ils, des hommes qui prétendissent être athées et qui néanmoins prissent comme les autres le sérieux engagement de [)arlicipor de toutes leurs forces à cet etîort moral que supposent les mots culte du bien et amour de Vhanianité, l'Eglise libérale devrait les recevoir au même rang que tous leurs frères, non comme athées, mais comme hommes ».

Naturellement, l'Eglise orthodoxe, menacée, se défendait. Après la réplique du pasteur Godet, on avait entendu, à NeuchAtel, le pasteur Robert-Tissot (26 décembre)-, le professeur Félix Bovet (12 janvier)', le pédagogue Jules Paroz (18 janvier) *; à Cernier le pasteur Alexandre Perroehet (9 février) ■' ; et bientôt le professeur Frédéric de Rougemont, le plus célèbre des controversistes nrotestanls de la Suisse française, allait diriger contre le Manifeste du. christianisme libéral les traits laborieusement aiguisés de son ironie '■. Au Locle. ce fut le pasteur Comtesse qui se chaigea de réfuter à la fois la Profession de foi du protestaniisme libéral et le Manifeste du christianisme libéral, dans une conférence laite au temple le jeudi 11 février '. J'allai l'entendre, et le lendemain je notais en ces termes mes impressions :

Hier soir j'ai assisté à une conférence du pasteur Comtesse. C'est un jeune homuie, qui n'a pas plus d'une trentaine d'années, et c'est celui de nos trois ministres qui a le plus de talent. M. Verdan est plus largo et plus homme du monde ; mais M. Comtesse manie la parole d'une façon vraiment supérieure. Il a critiqué le christianisme libéral de M. Buisson avec ]>eaucoup de logique ; et, chose singulière, il lui a fait, au nom de l'orthodoxie, les mêmes objections que je lui ai faites au nom de la science. Mais quand il a passé à la partie aftirmative de son sujet, et qu'il a voulu détendre sa religion à lui, il a été vraiment très faible, plus faible que M. Godet. Tu verras dans le prochain numéro du P/'o«rès un article de moi sur cette conférence. (Lettre du 12 février iSfig.)

Bakounine m'écrivit pour la quatrième fois le samedi 1 3 février. Voici sa lettre :

1. Manifeste du christianisine libéral, NeuchAtel, imprimerie G. Guillaume fils, 1869. in-8» de 10 pages.

2. E. Robert-Tissot, La Bible, Neuchùtel. Samuel Delactiaux, in-16 de 06 pages.

3. P'élix Bovet. Examen d'une brochure de M. F. Buisson, NeuchAtel, Samuel Delachaux, in-IG de 44 pages.

4. Jules Paroz, La Bible en éducation, Neuch;Mel, Samuel Delachaux, in-16 de 6 pages.

;i. A. Pehrochet, Le chrislinnisme libéral et le christianisme de l'Hrangile, NeuchAIel, Samuel Delachaux, in-16 de 46 pages.

6. Sagesse on. Folie, dialogues neuch;Uelois sur le Manifeste du chHstianisme libéral, par Frédéric de Rouuemont, NeuchAtel, Samuel Dplachaux. in 16 de 80 patres.

7. Paul Comtesse, La religion de Dieu et la religion de l'homme. NeuchAtel, Samuel Delachaux. in 16 de n6 pages.

DKUXIKMK l'AKTIK. CIIAPITKK III 125

Ce i3 février 18G4. Genève, 12*3, Monlbrillanl . Ami,

Je viendrai certainenicnt samedi prochain, c'est-k-dire le 20 de ce mois. J'avais bien pensé d'abord, lorsque je vous ai écrit ma première lettre ', n'aller que le dimanche, parce que tous les sainedis soir nous avons des contei'cnces sur la philosophie du peuple et des discussions ou plutôt des conversations aussi intéressantes qu'utiles sur la propriété collective, dans notre groupe genevois de l'Alliance. Mais Perron m ayant dit que vos réunions ont surtout lieu le samedi, et m'ayant fait observer d'autre part que je [jouvais bien manquer une seule séance, je vous ai écrit ma seconde lettre où je vous prie de m'attendre samedi. Je partirai avec le train du matin, c'est-à-dire à six heures quinze, de sorte que je serai chez vous à trois heures, et si vous voulez me le permettre je resterai avec vous et chez vous dimanche et lundi, parce que je veux absolument l'aire plus ample connaissance avec vous, et devenir, s'il est possible, votre intime tant par la pensée que par l'action. Je dois vous dire que vous avez fait absolument ma conquête, que je me sens entraîné vers vous* et que rarement je me suis tronqué, lorsque j'ai obéi à de pareilles attractions. Nous aurons tant de choses à nous dire, à discuter et à concerter ! Je vous apporterai les conférences que j'ai faites dans notre groupe, et en outre toute notre correspondance avec le Conseil général de Londres, le Comité central de Bruxelles, celui d'Espagne et d'Italie, à propos de notre Alliance. Je vous dirai aussi des choses qui sans doute vous feront plaisir concernant les progrès qu'elle fait en France. — Il i)araît que Perron ne pourra pas venir. Je ferai [)ourtant encore un ellort pour l'entraîner ; éci ivez-lui, appelez-le.

Adieu et à bientôt. Votre dévoué.

M. Bakounine.

La semaine qui suivit la réception de cette lettre fut consacrée à préparer un 5° numéro du Progrès, qui parut le 20 février, c'est-à-dire le jour même de la venue de Bakounine au Locle. Ce numéro contenait un article intitulé Le christianisme libéral et M. le pasteur Comtesse, dans lequel j'indiquais l'attitude que, selon moi, les socialistes, après la publication du Manifeste du christianisme libéral, avaient à prendre à l'égard de F. Buisson et de ses amis. Venait ensuite la quatrième et dernière partie de Télude sur l'impôt, dont les conclusions étaient les suivantes : deux solutions sont en présence, celle des socialistes et celle des économistes ; pour les socialistes, le seul remède aux abus de tous les systèmes fiscaux, c'est de modifier radicalement les rapports qui existent entre le capital et le travail, de t'a^on que, les privilèges et les monopoles étant détruits, tous les citoyens deviennent producteurs et égaux ; mais « il est permis de se demander si, en attendant la Iranslormution de la société, nous ne trouverions pas quelque avantage à consulter les économistes, et à essayer du remède qu'ils nous ofl'rent » ; ce remède, c'est l'impôt progressif, duquel J.-B. Say a écrit : « Je ne craindrais pas de dire que l'impôt progressif est le seul équitable », Le numéro se terminait par quelques explications, d'un intérêt exclusivement local, sur les circonstances qui, en i8(ji, avaient fait enlever aux contribuables étrangers le droit de vote en matière nuuiicipale, qu'ils possédaient anlérieuremeut ; et par lu lin de l'article La vérité sur la grève de Bdle.

Voici l'article dans lequel se trouve exposé notre point de vue sur l'attitude à prendre à l'égard du christianisme libéral :

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