Parue dans la première moitié de 18G
4. On a vu (p. 13i)) que dans une lettre du 11 mars 1809, Haicounine. me parlant de Hess (que iJcclvcr venait de rappeler à son souvenir), disait do lui : c Alleniaïul, aussi savant et plus pratique que Marx, et en quelque sorte le eréale^ir de ee dernier». Ces deux appréciations, qui paraissent contradictoires, s'expliquent cependant fort bien ([uand on étudie de plus prés le développement des Idées socialistes de Marx.
queiiieiit drvoué des idées politiques et sociales de M. Amand Gœgg.
M. Maurice Hess parle beaucoup de mon activité au Congrès de Bàle. Malheureusement je nai lien à raconter de la sienne, sinon (ju'il a (idèlement ap[)Iaudi les discours de M. Goîgg et qu'il a toujours voté avec lui.
Mais pour(|noi m'en veut-il ? Ah ! c'est que j'ai eu le malheur de le blesser deux fois dans son amour-propre : en lui disant d'abord franchement ce que je pensais de sa fameuse brochure, et en qualifiant, une autre fois, comme elle l'avait mérite, sa conduite malhonnête dans un incident qui s'était élevé entre quelques délégués parisiens et moi ' .
J'avais, de mon côté, écrit en réponse à l'attaque de Moritz Iless un article qui parut dans le Progrès du i6 octobre (n° 21). Le voici :
Echos du Congrès de Bâle.
Le Réveil, journal radical de Paris, publie dans son numéro du 2 octobre un article signé Maurice Hess, et qui prétend faire connaître au public ïhi.stoire secrète du Cong-fès de Baie.
Voici, d'après M. Maurice Hess, en quoi consiste cette histoire secrète.
Il y avait à Bàle, dit-il, un parti russe, dirigé par Bakounine , et proclie parent du parti prussien dirigé par M. de Schweitzer. Ce parti russe travaille dans un intérêt pansUwisie. Bakounine s était flatté de pouvoir entraîner le Congrès de Baie à modifier les principes et la direction de l'Internationale; mais ces intrigues furent déjouées dans V assemblée annuelle des délégués.
Certes, voilà du nouveau. Que pensent les délégués de la Suisse romande des menées panslavistes que leur attribue M. Maurice Hess?
Ce n'est pas tout. M. Hess ajoute, à cette première absurdité, d'autres absurdités, qu'il entremêle d'insinuations odieusement perfides :
« Un parti russe n'existait pas encore aux précédents Congrès de l'Internationale. Ce n'est que dans le courant de l'année dernière qu'un essai tendant à changer l'organisation et les principes de l'Internationale, de même qu'à transférer le siège du Conseil généial de Londres. à Genève, a été fait par Bakounine, patriote russe dont nous ne soupçonnons pas la bonne foi révolutionnaire, mais qui caresse des projets fantaisistes non moins à réprouver que les moyens d'action qu'il emploie pour les réaliser.
«... On conçoit qu'un patriote russe, quand même il n'aurait aucune arrière-pensée inavouable, telle qu'on la suppose chez le chef des communistes prussiens % ait des préférences pour des procédés sommaires, aboutissant fatalement à une guerre sociale qui permettrait aux barbares du Nord de rajeunir la civilisation moderne '. »
1. Je ne me souviens pas de l'incident auquel Bakounine fait allusion.