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FRÈRES ET SŒURS DES PROVINCES

€ Ceux qui vont à la mort vous saluent !

« Venez donc à nous, et, pour prix de nos sacrifices, nous obtiendrons la victoire.

« Que la France jouisse enfin de la liberté républicaine. Sinon :

« Mieux vaut la mort que Tesclavage.

c Aux armes ! En avant !

< Vive rallLance indissoluble des provinces avec Paris !

« Vive la fédération des Communes I

«c Vive la République I »

Timbre :

Commune de Paris.

Comité d'action des provinces.

A f armée.

« Frères et soldats,

« Vous nous jetez la mort.

« Arrêtez-vous ! Il est encore temps.

« Ne comprenez- vous pas que vous tuez aussi votre avenir; que vos pères, vos mères, vos frères, vos fiancées, vont tomber: par vos coups sous les décoml^es.

c Arrêtez-vous et venez à nous I

c Quoil pour le prêt vous faites le métier d'égorgeurs!

c Quoil pour la discipline vous servez de marchepied à u|i tas de vauriens qui se servent de vos épaules pour établir Téchafaudage de leurs positions I

« Assezl

c Assez I frères et soldats.

c Vous êtes du peuple, de ce peuple qui paye de ses sueurs et de son sang les rangs, les honneurs, la fainéantise, la nourriture et le bien-être de ceux qui nous exploitent.

€ On excite votre bravoure, on la corrompt. — C'est vers nous que vous devez venir, et vos mains dans nos mains, vos bras dans nos bras, nous établirons Tère de la délivrance.

« Après vous avoir fait capitulards, on vous fait fratricides.

« Comprenez donc que vous vous poignardez vous-mêmes et que, si vous n'êtes pas versés dans la politique, ceux qui sont restés dans vos foyers savent ce qu'ils vous disent et vous recommandent.

« Soldats ue toutes armes !

« A NOUS I sinon vous serez maudits, et c'est la honte sur la poitrine que vous reviendrez au pays, si vous n'êtes enfouis sous le champ de vos désastres.

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