AUX ARMES, CITOYENS !I
• Établissons l'ordre comme il devrait l'être, sans cela on nous jette le bêt sur le dos et la muselière à la face.
c Feu 1 sur l'ennemi qui mange le fromect et ne nous laisse quo la paille.
« Au secours de nos frères de Paris!!
« Le inonde entier nous regarde.
« Nos fils réclament nos eftoxii^
c Si vous no rôpoi^despas à l'appel voua n'êtes qper de» ^iiim({|a«i ou des pourris, f VIVE LA FÉDÉRATIÛJS CES COMMUNES^
€ Victor CYRILLE,
« Correspondant de Paris. »
« Citoyens,
« Où allons-nous ? que faisons-nous ? L'Empire est* il ^done toujours là, que nous no puissions relever la tôle ? Avons*nou8 donc perdu tout sens moral, que nous ne sachions roQcmiiai^ La justice du crime?
« Hélas I ce n'est que trop vrai, n'ayant plus ni courage nivolonti', ne pouvant, ni ne voulant montrer la main du maître. — Après nous être faits les complices des Bonaparte, nous nous jetons dans les bras de la réaction.
« Que sont devenues nos mères, celles qui poussaient les patriotes dans la mêlée ? La gangrène a donc rongé jusqu'au cœur de nos femmes? — Je cherche de la vertu et ne vois que lâcheté et indifférence.
« Allons, femmes, réveillez vos hommes 1 — Jeunes filles, montrez le chemin aux jeunes gens.
VUX ARMES, GirOYtNS!
La patrie se meurt, elle est aux prises avec l'horrible guerre civile. — La tyrannie tue le droit, des monstres assassinent vos frères ; plus encore : Tenfant lance le boulet qui doit fracasser le front de sa mère I
« Ainsi parle Paris, ainsi nous crient ceux qui ont su tout souffrir pour la France et nous resterons là muets î
« Non I nous ne voudrons point que les cendres de nos pères se soulèvent d'indignation. Non ! nous ne voudrons point que celle qui porte notre nom n*ait plus pour nous que des regards de mépris.
« Nous devons nous montrer les maîtres ; sinon, nous n'avons qu'à jeter sur nos têtes le capuchon du cloître.
« Plus de chants, plus de rires, plus de plaisirs. — Soyons austères, calmes, impassibles dans l'accomplissement du devoir.
« Ramenons les vertus civiques éloignées du foyer. -— Nos filles pourront ainsi faire des enfants dignes d'elles et non dçs prostituées.
« Prenons le fusil, ne le quittons plus, qu'il soit notre compagnon
aie ; nos maUrcs l'ont voulu, ils oal dôchalné la raudro : malhoup
( El quand les hommea qus nous avons envoyés â VersaillâB raviendront, — s'ila n'ont pu fair? entendre leur voix coneUiatrice, — alors, citoyens, que le même cri d'indigaatton parte ds toutes les poitrines :