MORT AUX TYRANS
■ Et alors, femmâs. plus de larmes, plus de craintes, soyez fermes etfières d'dire utiles, prépares le banquet du dépari '.
* VIVE LA tlÛMMUNEl .
BEPUBLIQUE ET COMMUNE.
Liberté, Égalité, Frateraité. — Travail, Ordre, Jnttice.
t II est deux choses qui sont désormais en dehors do toute dis- X. choses de droit naturel et primordial, auxquelles nul ne peut porter atteinte et que tous doivent dorendre par loua les moyens :
« La République et l'autonomie des communes.
« Ce sont là les bases indubitables, indiiic niables, do notre future coastitulion. L'Assemblée constituante n'a pas à les voter; cUea existant, avant elle et au-dessus d'elle. Son rôle est seulement de voter les questions organiques, établissant les rapports de commune à commune, de province à province, et réglant le mod£ d'admiuis- ■<^lion dos intérêts généraux.
« Nou» ne voulons plus do monarchie, nous voulons la République, lous savons que la République ne peut être durable, ncempte de tout danger, fruclueusc, si eltc continua les errenteats monarchiques. Nous avons fait la rude épreuve de lacentrali- Mtion, monarchique ou républicaine. Les forces de la nation, conintréus aux maina d'un seul pouvoir, se détruisent el s'annulent. L'unilé gouverne me ni aie n'aboutit qu'à l'isolemenl. N'ayant plus ^ conscieuce do leurs viea propres, la gérance directe de leurs i, soumises à des lois et des réglemenis uniformes, le plus ' souvent contradictoii'cs et impropres à leurs mœureet à leurs besoins parliouliers, les communes, les provinces ne sont que des lambeaux inertes d'une entité factice.
« Un gouvernement unique et omnipotent leur peut dicter des vomies conlraires ù leurs intérêts réels, les peut faire servir ù une
eause que leur instinct renie, sans qu'elles puissent se rendre compte^ directement des actes qu'on leur commande, sans qu'elles puissent protester autrement que par des révoltes sans fin.
« Il faut que l'accord naisse entre tous ; ce n'est pas à ud maître; pas plus qu'à une assemblée à le créer. Ce sont les citoyens enmêmes, les communes elles-mêmes qui, rendus à une vie politiqueet sociale, consciente et libre, discutant leurs intérêts et s'administrant, peuvent seuls amener une entente véritable où nul ne soit sacrifié et profitant à tous.
« Il ne s'agit plus de se lier les pieds et les poings, et de dire à un homme ou à une assemblée d'hommes pris d'un côté ou de l'autre et divisés : < Chargez-vous de nos affaires ! Cela vous regarde I » Non ! l'on a trop longtemps raisonné et agi ainsi, et il n'en est ré-' suite, comme administration, que désordre, chaos et ruine, comme vie politique, qu'asservissement et abrutissement, comme union intérieure que guerre civile, droit d'adresse inique et faveur sans fruits pour l'un, amoindrissement et atrophie pour l'autre, et, comme force vis-à-vis l'étranger, que semblant d'existence nationale et que désastres !
« Le suffrage universel est ainsi faussé, et va tout à rencontre de son but ; c'est le nombre qui commande, les centres intellectuels n'ont qu'à se taire, les minorités succombent. On ne travaille plus pour soi, selon ses appétences logiques et avec la plénitude de se» forces réelles, mais bien pour la satisfaction d'une espèce de raison d'État qui ne s'appuie sur rien de vrai et ne se tient encore debout que par suite d'anciennes conventions, issues de la monarchie et de la religion, et donnant à elles seules le droit et le pouvoir.
c Donc, pour garantir la République, et comme gage d'un avenir prospère, nous voulons l'autonomie des communes, but et fin de la révolution politique, et ouvrant la voie large, libre et pacifique à le révolution sociale.
« La commune s'administre elle-même, vote ses impôts et les perçoit à sa guise, fait sa police, commande sa garde nationale, organise ses écoles, sans que nul ait à intervenir dans ses actes et sar gestion.
« Iwcs différends entre citoyens sont réglés par des arbitres, dee juges de paix, des syndicats, des prud'hommes élus par eux, et non par des juges nommés par l'État.
« Le conseil communal, issu du suffrage universel, est en communication directe avec les autres conseils communaux et l'administratien générale, et au courant de toutes nouvelles politiques extérieures on intérieures.
c Les bureaux télégraphiques, les bureaux de poste sont à sa disposition comme à celle de cette administration, sans réserve pour l'un comme pour l'autre. Il en crée de nouveaux, s'il le juge bon.
eiap ■Lui
que des rou tes et voies quelconques de [raiisports, sans qu'il besoin d'une permission d'en haut.
groupent par contons pour rdglor les inlérèls '-qui les relient et juger leurs différends par des arbitres cantonaux. a, Les cantons se groupent, dans le mâme Lut, par déparlemcnts, et' Domment un consed départemental, dont le président prend les andenneB fonctions de préfet, sans les altribullons politiques qui incomljBÎent à cei emploi, et devenant l'inlcrmédiaire entre l'administration centrale et les communes.
■ Les cotnmnncs, les cantons, les départements forment entre eux l'^Vn pacte fondamental, en reconnaissant arbitre de leurs différends "régulatrice de leurs intérêts généraux une assemblée issue du iffrage de toute la nation.
L'assemblée nationale, constituante ou légielalive, ne s'occupe le des inléi'ëts généraux et des rapports avec l'extérieur. Elle vole les lois constitutionnelles et organiques. Elle veille à ce que ses décisions coucernant les intérêts gélux soient exéculces par les communes,
E'Ie établit, en placede la magistrature, une Cour nationale oherde réviser les jugements communaux et départementaux, s'ils ■ont contraires aux lois constitutionnelles et organiques.
•> Elle constitue l'armée nationale, en établissant les noyaux nécessaires, la marine et les cadres spéciaux, et en convoquant, si besoin est, partie ou totalité des gardes nationales des communes.
« Elle contrélc les diverses compagnies, banques, chemins de fer ou canaux, et cela jusqu'à ce que la révolution ait changé les conditions de transport et d'échange, et les ail rendues conformes au mode communal et départemental.
t Elle vole l'impAt général destiné auhudgetde lanation, et (Ixela somme afférente n chaque commune, laissant à celle-ci le droit de le percevoir chez elle à sa guise.
< Elle n'a aucuns rapports avec les diverses Eglises et ne crée pas d'université, no s'occupanl de l'instruction que pour les grandes et dispendieuses spécialités scient iliques.
Telles sont les bases sur lesquelles ta République doit se fonder r être durable et prospère, pour assurer l'avenir et sauvegarder lies intcréis. Tel es I le pacte national auquel doivent edhêrer tous les citoyens et tous candidats à l'Assemblée, de mémo que les élus de tout conseil municipal doivent s'engager à maintenir et A défendre celte constitution de la commune.
Vive la Itépubhquel Vive la Commune!
Fi Ijipographiqut, rue Je li Barre IB. ■
378 LUNTERNATIONALB
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
La Commune de P^ris aux départementsf.
€ Citoyens,
c L'heure de la rQvolutioa (iéQivitiva a spi^é, at chaque eoup de oaaon qui s^ tire à Paria est ua appel à la grande raTandication des peuples, au soulèvemoat deviner, i^ou^ Veapér^Màs^ de ceux qui eee^ frent contre ceux qui oppriment.
€ L'instant est sqlennel, il vouQ faut chaieir.
€ Les ennemii^ de la révolution ont posé la question eux-mèmea.
« Avec eux, c'est la réactioa, c'est-à-dire le rel^om* aupas^é» l'ex* ploitation du travail et de rintelligenoe par le capitfd, la pensée comprimée et soumise à la férule du jésuitisme, vos iils enrégimentés malgré eux pour prêter main-forte à vos l^ans ei à vos bourreaux, c'est la misère pour vos familles, c'est la mort ou la déportation pour quiconque a osé ou osera lever la tète pour protester encore contre vos maîtres rentrés ea possession 4e leur puissance et de leurs privilèges.
(( Avec nous, c'est l'avènement de la liberté qui donne à ehaoua l'entière exlension de toutes ses facultés, de l'égalité qui assurera à tous des droits égauxi, de la frateraité qui unira Fhuiuaniié entière dans un effort commun d'où sortira le règne de la j^uatice univers selle.*
« Choisissez 1 il est temps encore.
« Malgré leurs proclamations mensongères, nos enneoûs tremblent dans Versailles. Levez-vous et ils tomberont, ne laissant der- ' rière eux dans l'histoire que le souvenir de leurs assassinats et la trace lugubre de leurs dévastations.
« A votre poste, citoyens des départements ; nous sommes au nôtre, prêts à mourir pour vous et pour la cause trois fois saiatade • la raison, de la justice et du progrès ufiiversels ^
« Vive la République démocratique» sociale et universelle !