‹ L'Internationale et le jacobinisme au ban de l'EuropeChapitre 126 sur 159 · PIÈCE LXX · texte numérisé non relu

PIÈCE LXX

A M, Armand Duportal, protêt de Hante-Garonne,

« 24 mars 1871, midi.

« Monsieur le préfet»

« Appelé par le gouvemement à la préfecture de la Haiite<<jaPoi(Qft, j*u jugé convenable, avant d'arriver offieieUement i Toulouse, d'mttendre que le journal officiel eût annoncé ma nomination, d'mluift plus que In déclaration de soutenir le gouvernement de Versailles, le seul légal, faite par vous aux généraux, était pour moi un gags

1 Champion du Bois dé Nausêuig (Charles-Marie-ÉUeiine) avait été nommé 10-19 novembre -1870 an commaDdement de la 12« division militaire.

]^récieux de la tranquillité du département assurée par son premier magistrat.

a Votre parole engagée d'appayer le gouvernement do Versailles, qui représente aujourd'hui les destinées du pays, m*est un sûr garant que nous marcherons unis dans la pensée d'éviter à la ville de Toulouse les violences p«r losquellcs on a prétendu déshonorer Paris et dont nous voulons tous deux sauver la Iléi)ublique et le département.

t Agrécï, monsieur le préfet, l'assurance do mes sentiments trèsdistingués.

« Comte E. deKÉRATRY. »

PIȌ LXXI

Lettre de Daportai «i çénêra! de Naoaouiy,

« Toalomsc, le SSmixi i871.

« Monsieur le géfnéral»

c A ma proposition d'armement de tous les citoyens, la mairie de Toulouse a répondu par une démission en masse^ motivée sur l'insertion de mon remplacement au Journal oîUcieL

« D'un autre côté, M. de Kératry, qui n'avait fait qu'une fausse sortie, est de retour à Toulouse et me demande mon concours pour assurer le calme et la tranquillité de la ville, à l'occasion de sa prise de possession de la préfecture.

« Le silence du gouvernement, après vos sages et prudents avis, ajoute au refus de conûance qui résulte de mon remplacement sans avis préalable. Je n'ai plus qu'à rentrer dans la vie privée et à décliner toute responsabilité dans les faits qui pouj^raient se produire à Toulouse.

t Comme dernier gage de ma fidélité à mes devoirs, j'assisterai aujourd'hui à la réunion des officiers de toutes nos milices que j*ai convoqués pour organiser des bataillons de garde constitutionnelle* J'y convie M. de Kératry. Ce devoir accompli, je resterai complètement étranger à Fadministration du département.

c Je vous remercie du concours que vous avez bien voulu donner à mon administration et des témoignages d'estime et de sympathie personnelles que j'ai reçus de vous. J'en conserve un souvenir auquel mes amis sont heureux de s'associer.

« Veuillez agréer, etc.

« AwiAHi) DUPORTAX.. »

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