‹ L'Internationale et le jacobinisme au ban de l'EuropeChapitre 141 sur 159 · ALBERT RICHARD · texte numérisé non relu

ALBERT RICHARD

Résolutions adoptées par la section de propagande et d'action ré-

volutionnaire socialiste de Genève.

a Attendu que les susdits Albert Richard et Gaspard Blanc ont adhéré publiquement à l'empire et déclaré < le socialisme et la République incompatibles; »

Ul

■ Attendu qu'il est du devoir de toutes les secUona de l'Inlernationale de protester conlrs toutes les défaillances, toutes les trahiaous;

Considérant qu'il est de uotoriété publique quo lesdits Albert ichard et Gaspard Blanc ont déserté le drapeau du prolétariat et sont vendue à l'empire ; Par ces motifs, les membres de la section de propagande et d'action révolutionna ire -socialiste de Genève déclarent traîtres à l'Association internationale des travailleurs lesdits Albert Richard «t Gaspard Blanc, et los vouent au mépris des internationaux.

Convaincus que la défailtance de quelques hommes n'empâche

le prolétariat de suivre la voie émancipai ri ce, les memlires de

àdile section profitent de la circonstance pourofQrmordenouvoau

principes socialistes-révolutionnaires qui n'ont qu'un but ; 1

^publique universelle, sociale et fédérative,

oPour la section et par ordre,

u Lo secrétaire : Jules MONTFILS. =

Les recraea de Fempire décbn.

( Deux B3L-internationaux, intrigants, vaniteux, traîtres etfourbes, ^urchassés par l'Internalionale depuis longtemps, viennent ds > paraître un écrit dans lequel il est drôle de les voir se dè- [nener, ou l'apologie de l'empire déchu est arrivée ù son comble. Ces doux recrues, Albert Richard et Gaspard Blanc, tous deux lyonnais, s'évertuent à prouver que Napuléon III avec son gou vernemcol est la seule chose qui puisse établir la grandeur de la France et faire le bonheur du IravatUeur.

< Depuis quelques mois ces deux vermines n'avaient pas donna signe de vie, los uns los croyaient passées aux jésuites, d'autres vendues oux Versaillais; — il paraît que par U on n'eu a pas voulu, puis qu'aujourd'hui elles nous aparaissont llanquées de Bonaparte.

< Qui aurait jamais pu supposer le bonapartisme asses dépeupla pour donner d'emblée à ces deux nouveaux champions tant d'importance et tant de besogne? — Par les hommes qu'il recrute, il prouve qu'il n'a aucune intention de se perfectionner, de se moraliser, — c'est toujours lu mûme variété d'individus qui se joignent à sa bannière ; la bannière des (libustiors, des coureurs de fortune, des rebutés,

■ Une manquait pluBAl'aclif de l'empire déchu que sa réhabilitation

par Richard et Blanc; l'or bonapartiste ne fait vraiment pas mer-

L veille.

4Mr L'^tNT.EiRlIilTlONALB

« Fm# toonlirer MmnMiiremeiiA eombi^a xia«& flommas iMureuoL de n& plus eomptor palmé nous les deux fourbe» à qui Napoléon aurait dit à Tun d'eux, qu'il était la plus belle étoile qu'il ait entrevue dopuié^ qu'il est àèitèméf effleurons le souveiur qu'ils ont laissé à t<m9 eeux qui les ont eonnus, à tous ceux qui les eut vus à l'ouivreb' — 11 sera ainsi aisé de constater que ces deux brebis galeuses ue poinraienl ftnir qti'ea fléchissant sous le poids de la hooto ei des remords ou renatire qfue dans l'impudence du bonapariisme*

« Albert Riôliard, Agé d'environ 25 anSy le plus anoiea des deux dans FAssooiation» intsrnationale des travaitleursy fui bientôt td» COtiViH comBie u» intrigant et un ambitieux ; ignare, prétentieux, diUâttt toujours moiV il parviivt à se faire à quelquesr idées socialistes acquises et ressassées.

« Jongleur de phrase» à longue haleine,, il se carra dans les groupes et sur les tribunes de Lyon, où il ne tarda pas à être ap^ précié à sa juste valeur et laissé de côté, surtout après une affaire louche concernant la grève des ovalistes en 1869, affaire qai se lava en famille.

t Après le 4 septembre, il vint à Paris au milieu d'autres citoyens en mission; comptant sur une sous-préfecture, il oublia son mandat et repartit aussitôt arrivé, avec son acolyte Andrieux, qui avait obtenu le poste de jprocureur de la République à Lyon.

c Son âge l'appelait à faire partie de la mobile, il refusa de se rendre à l'appel comme simple garde, en déclarant qu'il ne prendrait ies armes qu'en qualité de chef de bataillon : avec raison qu rit au nés de cet idiot cpji se tapi^ alors dans une chambre, et à l'époque oà tout Français devait être patriote il fit preuve de ki lâcheté la ptaB criminelle et la moins justifiée.

c Au mouvement lyonnais du 28 septembre, U eut la conduite la phi» traîtresse et se retira par la suite de la lice.

« Les affaires de Lyon se suecédèrent sans que cet homme os&t donner signe dévie; rejeté par tous, car tous l'avaient saisi, ne eomptant plus d'amis^ il resta caohé dans la ville jusqu'en juin 1811 et s'esqpiiva alors avec Blane^ en dérobant ton» deux une somme do 2,500 francs laissée en dépôt ebes sa mère par un étranger à la locaiité, qui ne le connaissaii qua par la réputation qu'il avait enoore à Paris. *^ II» trahissaient vilement, ainsi de nouveau, des amis et la cause à laquelle ils semblaient vouloir rester fidèles.

t Quant à Gaspard Blanc, âgé aussi d'environ 25 anS| c'est un oovmois de la plus belle eau qui ne pouvait mieux s'associer»

c Richard est le maître et Blanc le valet.

ff Depuis le commencement de 1871, Blanc n'était plus que l'agent de Bichard; s'il repatut dans les meuvements, il n'jtmontm que WSKtô, incapacité et défaillance ; après le 23 mars il Cut jeté» de Mé et méprisé comme il le méritai t.

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