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> La population râvolutioouairo ile Lyon, qui conaalasaU dapuLS longtemps ccsiIqux fourbes à fond, eut le grand tort do ne pas avisai laa autres groupes àco sujet.
1 Pour bien spécifier le personnage Richard, voici quelques traite de lui :
■ Lor'pi'on lui demanila pourquoi il n'était pas un Iravaillour, il répondit qu'il ùlait un homme politique; partant de là il se qiiali&ail pour ses adresses tantôt de légiste, Innlôlde publiciste. — Craiguanl d'ôtre entraîné un jour dans un mouvement populaire, il s'empressa d'acheter une cuirasse, car, disoil'il, > si par malheur j'étais tuÂ, peraonne ne pourrait me rcmplecer et le peuple irait à la dérive. •
1 Ce Soulouque en herbe osa s'avouer, il y a huit mois, tailla en empereur et déclarer qua s'il avait de l'argent il irait, faute ds mieux, an Congo établir chea les sauvages son empire tant râvé, qne Ulanc y serait son grand ministre. — A ce propos il étudia longtemps la géographie de l'Afrique.
• Cet hotnme-qui se prenait pour un prince de la démocratie vient de se jeter aux pieda de Bonaparte ; sa monomanie de devenir un jour empereur doit être bien flallée, car aujoui-d'hui cen'ostplus au Congo qu'il espère aller, mais e'ost eu France qu'il compte dominer.
« Le projet est facétieux, et tant que ce pauvre aira do Napoléon se ûera sur ses doux nouveaux adeptes pour amener le triomphe du néo- impérialisme {c'est la nouvelle àcolc], il nous forcera tous à crever de riro.
■ Encore un mot : pourquoi Bastelica, qui a l'air de rester Iranqnille à NeucfaAIel, se fait-il le secrétairQ de Richard et de Blanc, en écrivant h tous ceux qui lo comptaient naguûre comme ami, des lettres où il fait le panégyrique de la condaila des donx recruas de l'empire dëcha?
t Le jour n'est pas venu encore pour raconter l'histaire de la défaite du mouvement communal istc Jana le midi de la France ; mais ce que nous ponvons annoncer dès aujourd'hui, nous qui, pour la plupart, avons étù témoins de la déplorable défaite de l'insurrection du 30 avril à Lyon, c'est que oelte insurrection a en partie échoué, grllce à la lâcheté, i la trahison et au vol de Gaspard Blanc, qui se faufilait partout an exécutant les ordres d'Albert Richard qui se tenait dans l'ombre.
^Ê (Parleurs manœuvres intentionnelles ces misérables sont parveans
4fi4 L'INTERNATIONALE
à compromettre plusieurs noms de ceux (pii prenaient part aux travaux préparatoires des comités insurrectionnels.
< De plus, ces traîtres sont parvenus à discréditer l'Internationale à Lyon à tel point qu'au moment de la révolution {fàrisienne, l'Internationale inspirait aux ouvriers lyonnais la plus grande défiance. De là, absence totale d'organisation ; de là défaite de l'insurrection, défaite qui a dû nécessairement entraîner la chute de la Commune, abandonnée à ses forces isolées I Ce n'est que depuis cette sanglante leçon que notre propagande a su rallier les ouvriers lyonnais autour du drapeau de l'Internationale, (pii ne saurait plus être extirpée de la seconde ville de France par toutes les lois possibles que les Versaillais s'amusent à forger contre nous.
a Albert Richard a été l'enfant gâté, le prophète de Bakounine et consorts. Les adeptes légers et inconscients de Bakounine comprendront-ils enfin, devant ces faits patents de la trahison la plus sale, que la doctrine de l'abstention politique n'était qu'une arme odieuse dans les mains des Albert Richard,Blanc et C^e pour assoupir les travailleurs, pour les détourner de leur devoir et pour perdre ainsi la cause du peuple ? »
{Extrait de VÉgalité, numéro du 15 février 1872.)